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ACONTA – REJAT BF : « L’industrie du tabac manipule des élèves de Bobo pour défendre sa cause »

ACONTA – REJAT BF : « L’industrie du tabac manipule des élèves de Bobo pour défendre sa cause »

Ceci est un communiqué conjoint signé de Salif Nikiéma, coordonnateur d’ACONTA et de Abdoul Wahab Nombré, secrétaire Exécutif du REJAT-BF. Ce texte daté du 7 avril 2017, explique que « l’industrie du tabac manipule des élèves de Bobo-Dioulasso pour défendre sa cause ». Lisez plutôt !

C’est avec consternation et étonnement que les acteurs de la lutte antitabac au Burkina Faso, ont appris la tenue, à Bobo-Dioulasso, le 6 avril 2017, d’une conférence de presse animée par l’Association des élèves et étudiants pour l’émergence du Faso (AEEEF), en collaboration avec la coordination régionale des délégués généraux des Hauts-Bassins. De curieux arguments ont été avancés devant les journalistes par les animateurs pour, disent-ils, se démarquer de «tout mouvement de grève, toute perturbation de cours en cette période de fin d’année et surtout des examens ». Le président de cette association, Omar Traoré, a martelé « ne pas être prêt à mener une lutte qui sera à la base de la faillite d’une entreprise nationale afin de favoriser l’introduction de produits étrangers de qualité douteuse sur notre marché national, ce qui pourrait être à l’origine de l’asphyxie de notre économie et en mettant plus en jeu la santé de notre population».

Cette hasardeuse sortie médiatique appelle de la part des acteurs de la lutte antitabac, plusieurs constats.
. Sa coïncidence avec une autre conférence de presse tenue le même jour par ACONTA, le REJAT-BF et la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), intrigue plus d’un quand bien même la liberté d’expression est consacrée par les textes fondamentaux de notre pays.
. La crédibilité des animateurs du point de presse est remise en cause, d’autant plus que des faits avérés démontrent leur accointance avec les premiers responsables de la MABUCIG. Des images sur les réseaux sociaux et des informations relayées par plusieurs sources en attestent. Les masques tombent.
. Le parallèle entre le procès et le boycott des cours, le mardi 11 avril 2017 : il n’y a aucun lien entre les activités scolaires et le procès intenté par le ministère de la santé contre la MABUCIG.
. Aucune preuve tangible n’a été présentée devant les médias, lors de la conférence de presse pour justifier les allégations de menaces qui pèseraient sur les cours le jour du procès à Bobo-Dioulasso.

C’est au regard de ces faits qu’il est évident de tirer la conclusion que l’industrie du tabac, au banc des accusés, a honteusement manipulé ces groupes d’élèves, dans l’unique but de servir sa cause. Ces scolaires se sont trahis, en reprenant maladroitement les arguments de l’industrie du tabac selon lesquels la pression contre elle va servir les intérêts de contrebandiers qui vont inonder le marché de produits nocifs à la santé, comme si le tabac vendu actuellement procurait le moindre bien-être aux fumeurs et aux non fumeurs.

C’est pourquoi Afrique contre le tabac (ACONTA) et le Réseau des journalistes pour la lutte antitabac au Burkina Faso (REJAT-BF) tiennent à rassurer l’opinion publique qu’elles n’ont instigué aucune campagne visant à saper le déroulement des cours en cette période de l’année dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces deux organisations invitent plutôt les élèves à se concentrer sur les activités scolaires, à se démarquer de ces agissements et à s’approcher d’elles pour mieux cerner les enjeux actuels de ce combat qui vise, en réalité, à préserver la santé des populations contre le tabac. Les multiples renvois du procès contre la MABUCIG ne sauraient les divertir de leur conviction que les firmes de tabac doivent réviser leur copie et se conformer tôt ou tard aux textes en vigueur au Burkina Faso.

Pour ACONTA

Salif NIKIEMA
Coordonnateur
Pour le REJAT-BF

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1 Commentaire

  1. AEEEF

    En réponse à la réaction de ACONTA et REJAT/BF, l’AEEEF a réagit à travers ce texte ci-dessous :

    ACONTA et REJAT/BF diffament l’AEEEF et la CDG/HB pour s’être désengagés d’une lutte qui porte atteinte à la réussite de leur année scolaire et académique.
    L’Association des Elèves et Etudiants pour l’Emergence du Faso (AEEEF) et la Coordination des Délègues Généraux des Hauts Bassins (CDG/HB) en réponse à la réaction du communiqué de presse conjoint de l’ACONTA et REJAT/BF à l’issue de notre point de presse du 06 avril, dénote l’intérêt qu’ils accordent au procès qui oppose la MABUCIG au gouvernement.
    Au regard de l’argumentaire avancé dans leur communiqué de presse datant du 07 avril 2017 fait à Ouagadougou, ACONTA et REJAT/BF, qualifient notre sortie médiatique d’hasardeuse, tout en nous attribuant le qualificatif d’élèves manipulés et en mettant en cause notre crédibilité, notre réputation.
    Nous sommes autant choqués et affligés que de tels propos diffamatoires et sans preuve tangible proviennent des intellectuelles de votre trempe. C’est une affliction, une désolation de le constater. Mais nous comprenons que le déficit de réflexion peut très souvent poussé à ces déductions actives. Sinon, nous ne saurons comprendre cette grossièreté et votre écart de langage à notre endroit.
    S’agissant de manipulation. Vous souligné dans le titre de votre écrit ceci : « l’industrie du tabac manipule les élèves de Bobo-Dioulasso pour défendre sa cause ». Voici encore une allégation qui justifie la fragilité de vos propos dénués de toute substance. De quelle preuve détenez-vous pour de telle affirmation mensongère, gratuite et gravissime de nature à divertir l’opinion et à discréditer notre intégrité, notre réputation et notre prise de position responsable.
    Selon toujours vos écrits, je cite : « aucune preuve tangible n’a été présentée devant les médias pour justifier les allégations de menaces qui pèseraient sur les cours le jour du procès ».
    Vous parlez de preuves tangibles que nous ne disposons pas ? Voilà une raison de plus qui montre votre mauvaise foi d’accepter notre abstinence et neutralité dans ce procès. L’auditoire présent à notre conférence de presse a bel et bien suivi l’effectivité de la lecture faite par les élèves devant les journalistes, des messages reçus et incitant à la grève. Nous déduisons, certes que vous avez reçu des informations partielles, voire tronquées de notre point de presse. Alors, nous vous invitons d’arrêter de vilipender vos confrères qui ont couvert l’évènement.
    Dans le dernier paragraphe de sa déclaration ; ACONTA et REJAT/BF disent pouvoir rassurer l’opinion publique qu’ils ne mènent aucune campagne destinée à saper le bon déroulement des cours en cette période de l’année. A notre avis, ou du reste, c’est tout le sens de notre lutte : « sauver l’année scolaire et académique dans la ville de Bobo-Dioulasso ». Notre position en ce qui concerne le tabac en milieu scolaire et estudiantin est claire et irrévocable, comme nous l’avions souligné dans notre déclaration de presse du 06 avril.
    Nous rappelons au passage que nous ne sommes ni de près, ni de loin impliqués dans le procès contre la MABUCIG. Par conséquent, nous ne permettrons à personne, ni à aucune structure qui tenterait d’enrôler la communauté scolaire et estudiantine dans le sens de la perturbation des cours. Nous mettons en demeure quiconque qui s’hasarderait dans cette aventure.
    ACONTA, si elle est une structure dite sérieuse, antitabac au Burkina avec la prétention de préserver la santé des populations contre le tabac ; pourquoi est-elle invisible sur le terrain de la sensibilisation au sein du monde scolaire et estudiantin ?
    C’est, pourtant une action que nous menons au quotidien sur le terrain auprès de la communauté scolaire et estudiantine, connue de tous les acteurs du monde éducatif, comme l’atteste notre conférence-atelier du 29 septembre 2016, tenue à la salle de conférence de l’ENEP-Bobo.
    Vivement ! L’AEEEF et la CDG/HB disent non à la consommation du tabac en milieu scolaire et estudiantin
    Disent non à la manipulation des élèves et étudiants dans une lutte qui peut hypothéquer leur étude.

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