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ADAMA SERE, PRESIDENT DU RDEBF « L’échec lamentable du régime Kaboré fait que le chef de l’Etat ne mérite même pas la note de 3/10 »

Les membres du Chef de file de l’opposition (CFOP) ont animé leur traditionnelle conférence de presse. Elle a porté cette fois-ci sur des points liés à l’actualité nationale de ces derniers temps, notamment le sondage du CGD sur l’an III du pouvoir de Roch Marc Christian Kaboré ; la crise dans le secteur de l’éducation ; la détention prolongée de Safiatou Lopez/ Zongo ; la rencontre entre le Premier ministre et la CCVC, etc. Rencontre animée par Adama Séré, président du Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDEF), Yumanli Lompo, président du Parti national des démocrates sociaux (PNDS) et Mamadou Kabré du Parti républicain pour l’indépendance totale. C’était le mardi 18 décembre 2018 au siège de l’institution.

Le dialogue citoyen organisé le 8 décembre 2018 par le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), a porté sur les résultats du sondage « présimètre » de l’an III du président Kaboré. Selon ce sondage, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, obtient la note de 4,91 sur 10. Les membres du Chef de file de l’opposition, donnant lecture de cette note, estiment qu’après trois ans à la tête du Burkina, « l’échec lamentable du régime Kaboré fait que le chef de l’Etat ne mérite même pas la note de 3 sur 10 ». « Aucun secteur ne marche. De la sécurité à l’économie, de la santé à l’éducation, des infrastructures à la réconciliation, tout est en panne et en décadence », a déclaré Adama Séré, président du RDEBF, avant de poursuivre en ces termes : « Le PNDES est un faux truc ». Selon Mamadou Kabré du Parti républicain pour l’indépendance totale, la note que « la population a donnée au président Kaboré témoigne de son insatisfaction de sa gouvernance ». Il appelle, cependant, les membres du parti du président, notamment le MPP, à se rendre à l’évidence qu’ils doivent corriger leur tir pendant qu’il est encore temps, « à défaut, ce sera le verdict final », a-t-il avancé.
En ce qui concerne la crise qui secoue le secteur éducatif, les membres du CFOP disent être déçus du gouvernement et lui imputent la responsabilité du fait que les enseignants ont suspendu les évaluations depuis le lundi 3 décembre dernier. « Nous sommes déçus au même titre que les acteurs de l’éducation et les sages médiateurs, que le gouvernement ne veuille pas respecter sa parole de l’an passé par rapport à la vigoureuse  protestation contre la dégradation des conditions de vie et de travail des enseignants », a fait savoir Adama Séré. Des centaines d’écoles, a-t-il poursuivi, sont actuellement fermées du fait de l’insécurité. Des dizaines de milliers d’élèves du Sahel, du Nord, de l’Est et de la Boucle du Mouhoun sont privés d’écoles. Des enseignants sont violentés et menacés. « Le président Kaboré et son équipe assistent passivement à cette descente aux enfers. Nous les invitons à se réveiller et à éteindre non seulement ce foyer, mais aussi le second foyer né du mécontentement des enseignants », a indiqué M. Séré. A l’issue de la rencontre entre la Coalition contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) et le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, dont l’objet était la diminution du prix du carburant, l’opposition politique dit être également déçue par l’attitude du gouvernement. Tous les arguments que le pouvoir a avancés pour augmenter le prix du carburant, selon Adama Séré, ne tiennent pas. « Pendant que les ministres construisent des résidences luxueuses sur le dos du peuple, on demande au citoyen lambda de serrer la ceinture », s’est-il indigné.
L’un des points abordés également lors de cette rencontre, a été la détention de la présidente d’honneur du Cadre de concertation national des organisations de la société civile (CCNOSC), Safiatou Lopez/Zongo. Au vu de son état de santé actuel, Adama Séré et ses camarades demandent sa libération. Par ailleurs, ils estiment que sa détention est totalement politique. « C’est pourquoi nous demandons sa libération provisoire, pendant que la procédure suit son cours. Le cas échéant, nous tiendrons le pouvoir du MPP responsable des éventuels problèmes qui surviendront, suite à cet emprisonnement sans raison valable de madame Lopez », a-t-il conclu.

Frédéric TIANHOUN (Collaborateur)

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