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AFFRONTEMENTS ENTRE GATIA ET HCUA : C’était prévisible

A peine signé, l’accord entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme, composée notamment des Touaregs du Gatia, sur la cogestion administrative et sécuritaire de Kidal, a volé en éclats. Du moins, c’est un des enseignements qu’on peut tirer des violents affrontements qui opposent ces deux groupes armés depuis hier.

 

Il faut le reconnaître, la tension était montée d’un cran entre les deux groupes après la mort de deux combattants dont un de chaque côté.  En tout cas, ces affrontements étaient prévisibles étant donné que les deux camps ne se faisaient aucune confiance. La preuve en a été encore une fois donnée et on attend de voir la suite des évènements.

 

 

L’accord signé au Niger n’aura été qu’une farce

 

La question que nous sommes en droit de se poser est la suivante : jusqu’où iront ces deux groupes rivaux?  Sera-t-il la fin de la cohabitation ? Les jours à venir nous le diront. Pour l’instant et jusqu’à notre bouclage, les civils sont terrés chez eux et n’attendent certainement qu’un dénoument heureux de la situation.  L’un dans l’autre, ces affrontements qui n’augurent rien de bon pour le retour de la paix au Mali, dénontent de la volonté de chaque camp de contrôler en maître absolu Kidal, une « enclave » quasiment interdite d’accès aux autorités de Bamako. Pouvait-il en être autrement quand on sait qu’aucun des mouvements ne veut renoncer à ses ambitions. 

 

Mais faire parler la poudre à la place du dialogue permettra-t-il à un des groupes d’atteindre ses objectifs ? Rien n’est moins sûr.  Même si un des groupes venait à prendre le dessus, il faudra, tôt ou tard, s’asseoir autour d’une table pour panser les plaies et sceller la réconciliation. Car comme le dit un adage, toute guerre finit autour d’une table.  Au vu de la rapidité avec laquelle, les hostilités ont repris à Kidal, l’on peut dire sans risque de se tromper que l’accord signé au Niger n’aura été qu’une farce. Le cœur n’y était pas, les acteurs l’on signé certainement par respect pour les autorités nigériennes qui auront beaucoup œuvré pour un retour définitif de la paix au Mali. Du reste, il ne serait pas exagéré d’affirmer que l’accord entre les deux groupes a été signé le sabre dans le dos.

 

 Le Pays

 

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