AHMAD AHMAD, PRESIDENT DE LA CAF : « Il faut bannir le clientélisme et l’amateurisme »

AHMAD AHMAD, PRESIDENT DE LA CAF : « Il faut bannir le clientélisme et l’amateurisme »

Arrivé à Ouagadougou dans la soirée du 3 août 2017 pour une visite de travail de trois jours, le président de la Confédération africaine de football (CAF),  le Malgache  Ahmad Ahmad,  a animé une conférence de presse  le samedi 5 août dernier au Splendid Hôtel de Ouagadougou. L’ordre du jour de cette rencontre portait essentiellement sur l’avenir du ballon rond en Afrique.

Le président de la Confédération africaine de football (CAF),  Ahmad Ahmad,  veut marquer la rupture avec l’ancienne gouvernance de la CAF. « Nous avons besoin d’un nouvel élan pour accompagner les changements qui s’opèrent sur la scène internationale et continentale», a-t-il dit d’emblée, dès sa prise de parole. Sans porter de gants, celui qui préside désormais aux destinées du football africain, a rappelé à l’ensemble de la presse, sa vision pour  développer le football sur  le continent. «Au sortir du symposium de la CAF  que nous avons organisé au Maroc, de grandes réformes ont été entreprises dont celle d’élaborer une nouvelle stratégie pour une  vraie  relance  de ce sport», a-t-il poursuivi. Très prolixe, Ahmad Ahmad qui se targue d’avoir été  élu sur la base d’un programme et d’être par ailleurs le seul président de la CAF à avoir un CV assez fourni, entend rester fidèle à ses engagements. «Nous sommes ici pour tirer les leçons du passé et se dire la vérité. Je resterai  fidèle à mes engagements et j’assurerai la gestion de la CAF avec tous les acteurs du football africain. Trop de décisions n’ont pas été prises à temps et nous n’avons été que des observateurs. Soyons prêts et unis pour prendre le train des réformes», a-t-il indiqué. « Notre CAF a un besoin urgent de vitalité. Il faut bannir le clientélisme et l’amateurisme. Je suis déterminé à réussir ce changement. Il faut que le futur de l’Afrique devienne présent.

Les médias invités à se départir du manteau de politicien

Il faut se dire les choses, même celles qui font mal», a-t-il  martelé. Pour le président Ahmad, la transformation de la CAF  va  aider à extirper les maux dont souffre cette institution depuis plusieurs années.  « Je me considère comme un président circonstanciel car je n’avais aucune ambition de diriger la CAF. Ce n’est qu’à quatre mois des élections que j’ai décidé de me porter candidat. Je ne dois donc  pas agir avec mes fantasmes», a-t-il poursuivi non sans inviter les médias qui sont des acteurs importants du football à se départir de leur manteau de politicien pour accompagner véritablement le football africain. « Les médias sont des acteurs importants du football. Ils ne sont pas là pour faire la politique avec nous dans les commissions  permanentes de la CAF. Nous avons besoin d’experts pour remplir cette tâche. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous associer à vous», a-t-il relevé. Quant à la polémique concernant le retrait  du Cameroun de l’organisation de  la CAN 2019, le président de la CAF s’est montré  peu bavard sur le sujet. «Une visite d’inspection composée d’experts  et d’un cabinet d’audit spécialisé, se rendra au Cameroun pour évaluer la situation. A l’issue de cette visite, le comité exécutif de la CAF tirera toutes les conclusions nécessaires. Au cas où le Cameroun ne serait pas en mesure d’organiser la CAN 2019, il y aura une procédure d’appel d’offres pour tous les pays qui se proposeraient d’organiser cette CAN », a précisé le président. Pour terminer, Ahmad Ahmad a traduit sa reconnaissance au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et à son gouvernement, pour tous les efforts qu’ils déploient pour la promotion  du football burkinabè.

Seydou TRAORE

 

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