Algérie : Un crash, plusieurs interrogations

Algérie : Un crash, plusieurs interrogations

L’Algérie a connu, ce mercredi 11 avril 2018, la pire catastrophe aérienne de son histoire avec le crash d’un avion militaire Iliouchine Il-76 faisant 257 morts. L’on parle du quatrième crash  le plus meurtrier au monde de ces 20 dernières années. C’est dire si le pays de Abdelaziz Bouteflika qui vient de décréter trois jours de deuil national, est plongé dans une profonde tristesse. L’appareil qui s’est écrasé peu après son décollage de la base militaire de Boufarik, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Alger transportait majoritairement des militaires et des membres de leurs familles qui se rendaient  dans les villes de Tindouf et Béchar. Parmi les victimes, on fait état de 30 ressortissants sahraouis.

Quelqu’un voudrait faire mal à l’Algérie pour son soutien avéré au Front Polisario qu’il ne s’y prendrait pas autrement

Si les autorités algériennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour connaître les circonstances exactes de cette catastrophe inédite, il n’est pas exclu que cela ravive la tension entre Alger et Rabat eu égard au lieu où le crash est intervenu et la présence des Sahraouis à bord de l’appareil. Surtout en cette période de bruits de bottes entre le Maroc et le Front Polisario du Sahara occidental que le premier cité accuse, depuis courant semaine dernière, de faire des incursions itératives dans la zone tampon contrôlée par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Et depuis lors, on assiste aussi à une passe d’armes entre le Maroc et l’Algérie considéré comme étant l’instigatrice des actes de violation de cette fameuse zone. En tout cas, ce ne sont pas les soutiens aux indépendantistes sahraouis ne vont pas manquer de diriger leur regard vers le Royaume chérifien par rapport à ce crash ce d’autant plus que l’avion assurait une liaison avec des villes dont Tindouf qui située près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, et qui abrite des camps de réfugiés sahraouis ainsi que le siège d’administrations de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Alors, quelqu’un voudrait faire mal à l’Algérie pour son soutien avéré au Front Polisario qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Ce qui amène à dire que le crash d’hier va susciter plusieurs interrogations.

Drissa TRAORE

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2 Commentaires

  1. Abdou

    Ce sont les renseignements généraux d’ Algérie qui sont fort probablement derrière cette mascarade . Les raisons sont claires : détourner l’attention du peuple pour un mandat de plus pour Bouteflika et impliquer ,unifier les rangs et consolider le lien entre le peuple et le gouvernement dans une éventuelle guerre contre le maroc par polisario imposé

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