ALGERIE

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L’élection d’un nouveau président de l’Assemblée populaire nationale passe mal

Engagé dans un bras de fer avec la quasi-totalité des députés de son propre parti, le Front de libération nationale (FLN), qui demandaient sa démission, Saïd Bouhadja, alors président de l’Assemblée populaire nationale (APN), a finalement perdu la partie. En tout cas, pour le moment. Mais en attendant un éventuel feuilleton politico-judiciaire qu’il pourrait enclencher, Bouhadja a été remplacé à la tête de la chambre basse du parlement, hier, mercredi 24 octobre, par Mouad Bouchareb jusque-là président du groupe parlementaire du FLN, le parti du président algérien, Abdelaziz Bouteflika. Comme il fallait s’y attendre, le désormais ex-président de l’APN, élu en mai 2017 pour un mandat constitutionnel de cinq ans, continue de ruer dans les brancards tout en dénonçant une «atteinte à l’Etat de droit, à la séparation des pouvoirs et au respect des institutions». Du reste, de mémoire d’Algérien, c’est la première fois, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, en avril 1999, que le pays est confronté à une telle crise politico-institutionnelle.

Le pays est au bord d’un tumulte politique

Ce qui donne à craindre pour l’avenir quand on sait que ce n’est pas non plus la sérénité qui prévaut au niveau de la Grande Muette qui fait l’objet d’une purge depuis un moment. En effet, après des coups de balai dans les hautes sphères de l’armée dont il faut craindre les effets domino, le pays est au bord d’un tumulte politique avec cette éviction manu militari de Saïd Bouhadja du perchoir.

Cela dit, c’est quand même curieux de voir tout ce remue-ménage à quelque six mois de la prochaine élection présidentielle qui attise toutes les attentions autour de la candidature, pour un 5e mandat, du président Bouteflika, 81 ans, affaibli par l’âge et la maladie. En tout cas, d’aucuns ne manquent pas de mettre en parallèle ce qui se passe à la chambre basse ainsi qu’au sein de la Grande muette, tout récemment, avec l’approche du scrutin présidentiel prévu pour se tenir en avril 2019. Alors, sur cette hypothèse, Bouteflika voudrait s’offrir un 5e mandat sans résistance dans son propre camp qu’il ne s’y prendrait pas autrement en expurgeant les empêcheurs de régner en rond.

Drissa TRAORE

 

 

 

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