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AN 5 DE L’INSURRECTION POPULAIRE 

L’UAP-Yatenga exige une gouvernance vertueuse

Le siège de l’Ecole démocratique et populaire (EDP) du Yatenga a abrité la commémoration de l’an 5 de l’insurrection populaire, le jeudi 31 octobre 2019. A cette occassion, un panel a été organisé autour du thème central : « Crise sécuritaire et de la gouvernance au Burkina : quelles perpectives pour les masses populaires à la lumière de l’insurrection populaire de 2014 et de la resistance victorieuse contre le putsch de septembre 2015 ?» Valentin Porgo, président du MBDHP-Yatenga, et Pissiamba Ouédraogo, SG du bureau exécutif du SYNTSHA, ont développé les deux sous-thèmes, et la modération a été assurée par Cheick Abdoul Dramane Ouédraogo, SG de l’Unité régionale CGTB-Nord. Les militants et sympathisants ont massisvement répondu à l’appel.

 

« C’est à moins d’une semaine, celle qu’on appelle aujourd’hui semaine glorieuse, que le défunt régime autocratique et réputé fort du capitaine Blaise Compaoré s’est éffrondré avec la démission et la fuite à travers son exfiltration par les forces spéciales françaises soutenues par l’ex-RSP. Pour les observateurs lointains qui n’ont pas suivi le cours du dévelopement du mouvement populaire qui durait depuis plus de quinze ans, cela était difficile à comprendre ». C’est par ces phrases que Cheick Abdoul Dramane Ouédraogo, SG de l’Unité régionale-Nord de la Confédération générale du travail du Burkina , a planté le décor. Développant le premier thème, « Crise sécuritaire au Burkina : facteurs, manifestations, leçons et perpectives pour les masses populaires », Valentin Porgo, président du MBDHP-Yatenga, a laissé entendre que le terrorisme date de l’histoire pré-coloniale de la région peule vers le 16e  et 17e siècle avec l’arrivée des « éleveurs peuls ». Poursuivant, il affrirme que Malam Ibrahim, de son vrai nom Boureima Dicko, a semé les premières graines à Djibo à travers ses prêches. A bien l’écouter, il officialise son existence avec l’attaque du détachement militaire de Nassoumbou le 16 décembre 2016. Selon lui, on enregistre 3 486 360 déplacés au niveau national dont 14 039 au Yatenga, 20 831 au Loroum et le Nord enregistre 35 100 déplacés. A l’en croire, la présence des troupes étrangères pose le problème de souveraineté. Pour lui, l’implication des civils et le dialogue inter-religieux sont nécessaires. Le deuxième thème, «Crise actuelle dans le secteur de la santé : origines, significations, leçons et perspectives pour un système sanitaire de qualité et accessible à tous », Pissiamba Ouédraogo, SG du bureau exécutif du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA), a soutenu qu’aucune œuvre humaine ne peut connaître un succès sans la santé, et la privatisation des secteurs sociaux tels que la santé et l’éducation, est un projet d’hécatombe. Pour lui, le PNDES n’a même pas accouché d’une souris. A l’entendre, la politique sanitaire de nos Etats est un champ battu par l’impérialisme et il n’y a pas d’espoir tant que nos Etats seront sous la domination coloniale. Il a dénoncé le FMI, le PAS et la Banque mondiale qui ne sont que des instruments à la solde de l’impérialisme, source d’aliénation des Etats africains.Valentin Porgo le rejoint lorsqu’il dit qu’« on ne peut dissocier l’impérialisme et le terrorisme. Le terrorisme est un fonds de commerce servant les Etats impérialistes ». Le SG du SYNTSHA a dénoncé les coupures abusives et irresponsables des  salaires des agents de santé. Il a appelé les camarades au renforcement des cadres de lutte, à défendre les acquis de l’insurrection, à s’organiser et à exiger le départ de l’armée française. « Chaque génération découvre sa mission et nous devons nous assumer », a conclu le SG de la CGTB-Nord, Cheick Abdoul Dramane Ouédraogo. Et Boureima Savadogo de préciser que seule une révolution armée peut nous libérer du joug de l’impérialisme et de ses valets locaux.

Adama OUEDRAOGO dit Senghor

 

 

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