ANNEE SCOLAIRE 2017-2018 : L’UNAPESB appelle à un « dialogue constructif »

ANNEE SCOLAIRE 2017-2018 :     L’UNAPESB appelle à un « dialogue constructif »

 

 

 

Ceci est une déclaration du président du Bureau national de l’Union nationale des associations des parents d’élèves du secondaire et du supérieur à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2017-2018.

 

A tous les acteurs du système éducatif du Burkina Faso : aux décideurs politiques, aux fondateurs d’établissements, aux enseignants, aux parents d’élèves, aux étudiants et aux élèves ;

L’année scolaire 2016-2017 s’en est allée, cédant la place à celle 2017-2018. C’est avec un réel plaisir que le Bureau national de l’Union nationale des Associations des Parents d’élèves du secondaire et du supérieur du Burkina Faso  (UNAPESB) adresse, à cette occasion, à l’ensemble des acteurs du système éducatif, ses vœux de bonne année scolaire et universitaire. Cette opportunité nous offre également l’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée et de dégager des perspectives.

A l’issue de notre dernière assemblée générale tenue en août 2016, le Bureau national de l’UNAPESB a tenu à rencontrer dès les premiers moments de hautes personnalités de l’éducation dans notre pays que sont le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et le Ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation. De nombreuses rencontres ont été tenues avec ces Ministres et elles ont permis à votre Union nationale d’être plus visible auprès des nouvelles autorités. Ces rencontres ont permis de résoudre de nombreuses crises au sein de nos écoles pour le bien-être de nos enfants au service desquels nous avons été mandatés. Les médiations dans ces différentes crises nous ont conduits à effectuer des déplacements dans certaines communes comme Gounghin dans la province du Kouritenga, Sapouy dans le Ziro et Niangoloko dans la Comoé.

Toujours dans la recherche de solutions idoines aux graves difficultés que connaît le système éducatif dans ses différents cycles, nous avons sollicité et obtenu une audience auprès de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, et la dernière auprès de son Excellence Monsieur le  Président du Faso, Monsieur Roch Marc Christian KABORE.  Les échanges cordiaux et surtout très fructueux avec le Président KABORE nous ont permis de lui soumettre nos préoccupations relatives au chevauchement des années universitaires, à la faible efficacité interne du système attestée par les mauvais résultats aux examens scolaires et universitaires, à la recrudescence de la violence en milieu scolaire liée aux épineuses questions de vacation, de classes aux effectifs pléthoriques et à la motivation des enseignants lors des examens blancs. A Son Excellence Monsieur le Président du Faso, nous avons présenté nos préoccupations propres en tant qu’union des parents d’élèves désireuse de rompre avec l’amateurisme et le tâtonnement. Les préoccupations de l’UNAPESB, pour les trois prochaines années, lui ont été soumises et Son Excellence a pris l’engagement de nous aider à la mise en œuvre d’un programme de développement triennal que nous lui soumettrons bientôt.

A l’occasion de cette nouvelle année, nous formulons d’abord pour nos enfants, des vœux de réussite scolaire et académique, fruit d’un travail personnel et collectif. Le travail personnel attendu de vous, nos chers enfants, c’est l’assiduité à l’école, la discipline, le respect des consignes données par vos enseignants, l’étude personnelle à la maison. Quelles que soient les difficultés sur le terrain, nous vous invitons à la sérénité, au dialogue constructif et à la tolérance vis-à-vis de vos formateurs et de vos parents.

Aux enseignants et formateurs, nous formulons des vœux de santé et de succès. Nous sommes conscients des conditions difficiles dans lesquelles vous dispensez vos enseignements. Pour notre part, nous vous assurons de notre disponibilité à vous accompagner dans la mesure de nos possibilités aussi bien dans les établissements que dans nos coordinations provinciales, régionales et au niveau national.

A tous les parents d’élèves, nous demandons un suivi régulier du travail de nos enfants. Chaque parent devrait s’assurer que son enfant va régulièrement en classe, suit les cours et apprend ses leçons à la maison. Nous pensons que si l’enseignant a le devoir d’enseigner, il ne peut pas obliger l’enfant à apprendre. C’est à nous qu’incombe le devoir de conseiller et sensibiliser l’enfant pour qu’il aime le travail et le travail bien fait.

Au plan associatif, nous invitons les différents bureaux des APE des établissements post-primaire et secondaire à entretenir des relations fructueuses avec les communautés éducatives afin de développer avec elles, une synergie d’action. La communication permanente et la transparence dans la gestion constituent des conditions du succès.

Nous espérons que nos autorités ouvriront un œil avisé sur certaines réalités de notre système éducatif qui ne nous font pas honneur. Les établissements d’enseignement privés ouverts sans autorisation abusent de la naïveté des parents et portent gravement atteinte à l’avenir des enfants. Ouverts en violation des dispositions réglementaires, parfois avec des non professionnels, ils arrêtent les cours avant la fin de l’année et dispensent un enseignement au rabais pour des raisons purement mercantiles. Une action énergique de nos autorités permettra à l’école burkinabè de rayonner en assurant une formation de qualité.

Notre pays est en quête depuis l’insurrection, de nouvelles valeurs qui respectent la dignité et l’intégrité de l’homme burkinabè, qui lui redonnent l’espoir et la fierté d’être Burkinabè.  Ces nouvelles valeurs ne seront pas enseignées en dehors de l’école. C’est pourquoi, nous appelons à l’union sacrée de toutes les filles et de tous les fils de ce pays autour des valeurs cardinales qui fondent le mieux vivre en démocratie. Nos leaders politiques, nos notabilités coutumières et religieuses, nos organisations de la société civile, nos personnalités et toutes les personnes de bonne volonté sont invités à nous aider à restaurer les valeurs à l’école.

Dans ces moments difficiles pour nos compatriotes d’une partie du Burkina qui vivent sous la hantise de la menace terroriste, nous réitérons notre soutien. Notre solidarité va droit aux acteurs de l’éducation dans les zones qui ont connu des attaques. Nous renouvelons notre confiance en l’avenir qui ne sera pas terroriste mais pacifique, tolérant et démocratique.

Bonne rentrée scolaire et académique à toutes et à tous !

Bonne année scolaire et académique à toutes et à tous !

Que Dieu bénisse vos efforts à tous et à chacun !

                                                                                               Le Président

                                                                                    Hector Ardent Raphaël G.

                                                                              Chevalier de l’Ordre National

                                                               Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques

 

 

 

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