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APPLICATION DE L’IUTS AUX AGENTS PUBLICS

« Si le mécontentement fiscal est un sentiment bien républicain, sa forme d’expression ne l’est pas toujours », selon Bala Sakandé

La première session ordinaire de l’année 2020 de l’Assemblée nationale a ouvert ses portes, le 4 mars dernier. C’était en présence de plusieurs chefs de mission diplomatique, des membres du gouvernement, du chef de file de l’opposition politique.

Les élus nationaux ont regagné l’hémicycle, le 4 mars dernier, à la faveur de la première session ordinaire de l’année 2020. Au cours de la cérémonie d’ouverture de cette première session, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, s’est prononcé sur l’application de la mesure d’extension de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), sur les indemnités et les primes versées aux agents de l’Etat, contestée par certaines structures syndicales. « Depuis l’annonce du gouvernement de l’application de la mesure d’extension de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS), sur les indemnités et les primes versées aux agents de l’Etat, mesure, rappelons-le, inscrite depuis 2017 dans la loi de finances, oui, depuis bien cette annonce, l’actualité retentit de polémiques, d’invectives et de menaces de tous genres entre partisans et adversaires de ladite mesure.  Des organisations syndicales ont appelé leurs militants et sympathisants à des actions de protestation qui menacent la quiétude sociale et le bon fonctionnement de l’Administration publique. Certes, de tout temps et en tout lieu, la question fiscale constitue un point de discorde entre l’Etat et les contribuables. Il n’en pouvait pas être autrement, car dans aucun pays, personne ne paie l’impôt en sifflotant ou en bénissant le percepteur. Si le mécontentement fiscal est un sentiment bien républicain, sa forme d’expression ne l’est pas toujours. En effet, la violence des propos, l’irrédentisme de certains partenaires sociaux et les prédictions apocalyptiques de tous genres auxquels nous assistons aujourd’hui ne sont pas de nature à préserver la paix sociale dont le Burkina Faso et les Burkinabè ont besoin pour relever le défi sécuritaire », a-t-il relevé avant d’inviter les syndicats à se départir de toute logique de confrontation et à inscrire leurs moyens d’action dans le strict cadre républicain dans le sens de l’intérêt général. Bala Sakandé a aussi exhorté le gouvernement à créer les conditions d’une reprise du dialogue.  Signalons que de plusieurs chefs de mission diplomatique, des membres du gouvernement dont le Premier ministre, Christophe Marie Dabiré, le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, ont pris part à cette cérémonie.

Issa SIGUIRE

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