ARRONDISSEMENT 3 DE OUAGADOUGOU : La population s’oppose au départ du maire

ARRONDISSEMENT 3 DE OUAGADOUGOU  :    La population s’oppose au départ du maire

 

Suite à une motion de défiance que les conseillers municipaux du parti au pouvoir (MPP) ont déposé contre Rainata Sawadogo, maire de l’arrondissement 3 de Ouagadougou, de nombreuses personnes sont sorties hier, 9 novembre, devant les locaux de la mairie, pour marquer leur soutien à la dame, la rassurer qu’elle restera maire dudit arrondissement tant qu’ils seront là.

 

 Pour Salfo Sinaré, le Conseil municipal de la mairie de l’arrondissement 3 est composé de 28 conseillers dont 12 pour le MPP, 10 pour l’UPC, 4 pour le CDP 1 pour l’UNIR/PS et 1 pour le Faso Autrement « Nous sommes sortis ce matin pour témoigner notre soutien indéfectible à Mme le maire afin qu’elle comprenne que des gens ont placé leur confiance en elle en la votant. Nous estimons que ce qui est fomenté contre elle relève purement de l’égo de certains, de leur boulimie du pouvoir. Ils ont des desseins inavoués, mais nous n’allons pas leur permettre de les assouvir. Ils veulent que la dame parte afin qu’ils puissent vendre les parcelles mais cela ne se produira pas »,  La motion qui a été déposée contre le maire est illégale parce qu’elle n’a pas suivi les règles. D’abord, quand les conseillers frondeurs, au nombre de 16 ont déposé leur motion de défiance le 31 mars dernier, elle devrait faire l’objet d’un vote. Mme le maire a convoqué une session le 5 avril, session à laquelle ils n’ont pas répondu présent. 12 conseillers ont étaient présents répondus et la session a pu se tenir. Les procès-verbaux ont été remis à qui de droit. Deux semaines plus tard, une deuxième session a été convoquée et les frondeurs n’ont toujours pas répondu. Donc, pour nous, cette histoire de motion de défiance avait été enterrée. A notre grand étonnement, le haut-commissaire est revenu là-dessus ; toute chose qui ne s’explique pas. Ensuite, à la date du 6 novembre 2017, ils ont laissé entendre qu’ils ont eu quatre conseillers municipaux, qui ont voté oui par procuration. Ce qui ramenait leur nombre à 20. Procurations que personne n’a jamais vues. Il n’y a pas de raison que personne ne puisse voir lesdites si elles sont avérées et authentique. Donc, la déclaration du haut-commissaire faisant état d’un quorum atteint, nous étonne beaucoup. Il faudrait que ce dernier comprenne qu’il est là pour la cause du peuple. Il ne doit pas prendre parti. Les charges qu’ils portent contre Mme le maire ne sont pas fondées. C’est tout simplement parce que Cheik Idriss Gnanou, de l’UPC qui voulait la mairie, n’a pas été élu maire qu’on assiste à tout cela. Sans quoi, nous sommes satisfaits du travail de la dame », a-t-il martelé. Pour Saidou Ouédraogo, ressortissant de l’arrondissement 3, les frondeurs manquent de bon sens. « Ils disent ne pas être en sécurité, raison pour laquelle ils ne sont pas venus aux différentes sessions. Toute chose qui n’est pas fondée parce que ce jour-là, les agents de sécurité étaient présents », a-t-il indiqué. Et de renchérir que depuis longtemps, la session budgétaire n’a pas pu se tenir parce que des gens travaillent en sous-main pour saboter le mandat de Mme le maire. « Le haut-commissaire doit répondre de ce qui arrive à l’arrondissement 3. Il est à l’origine du cafouillage actuel. Après les deux sessions, les procès-verbaux lui ont été transmis et il avait 45 jours pour se prononcer. Il ne l’a pas fait. Or, au-delà de ce delai, toute décision devient caduque, nul et non avenue. Cela suppose que la motion a été vidée parce que plus de 60 jours se sont écoulés. Le haut-commissaire a commis une faute lourde et il doit répondre », a-t-il estimé.

Pascal TIENDREBEOGO (Correspondant)

 

 

 

 

 

           

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