HomeA la uneASSOCIATION DES BLESSES DE L’INSURRECTION : Le torchon brûle entre les membres  

ASSOCIATION DES BLESSES DE L’INSURRECTION : Le torchon brûle entre les membres  


 

Une conférence de presse, c’est le moyen par lequel des membres de l’Association des blessés de l’insurrection  populaire au Burkina Faso (ABIP) ont décidé d’informer l’opinion publique de la situation qui prévaut au sein de leur bureau. Apparemment, rien ne va et l’association souffre actuellement d’une « tentative de liquidation orchestrée par les membres de l’ancien bureau », ont fait savoir les membres du « nouveau bureau », le 2 septembre 2016 à Ouagadougou, face aux Hommes de médias.

Face à la presse le 2 septembre dernier, ils étaient une dizaine, avec à leur tête, Constant Bassolé, le président du « nouveau bureau » de l’Association des blessés de l’insurrection populaire au Burkina Faso (ABIP). Leur objectif, présenter le « nouveau bureau » et dénoncer les agissements des membres de « l’ancien bureau ». Mais d’abord, pourquoi les appellations « nouveau bureau » et « ancien bureau » ? De l’avis de Constant Bassolé, le 1er bureau mis en place depuis 2015 avec à sa tête Dramane Ouédraogo, devait exercer un mandat d’un an renouvelable. Mais, avant d’être reconduit pour un 2e mandat, ce bureau avait l’obligation de convoquer une assemblée générale pour faire le bilan de sa gestion. C’est, a indiqué Constant Bassolé, suite à cela que les membres décideront si l’équipe sortante mérite d’être reconduite ou pas. « Mais, rien n’y fit », a-t-il déploré. Après l’échéance du mandat du bureau sortant, a-t-il ajouté, « c’est en vain que nous avons tenté d’entrer en contact avec son président pour qu’il organise une assemblée générale ». Ce sont, pour Constant Bassolé, ces vaines tentatives qui les ont finalement poussés à convoquer une AG et à mettre en place un autre bureau ; le « nouveau bureau » reléguant ainsi le 1er bureau au rang d’« ancien bureau ». « Car, ces personnes ne sont ni dans la légitimité au regard de nos membres ni dans la légalité au regard des textes pour agir », a martelé Constant Bassolé. C’est d’ailleurs pourquoi, lui et ses camarades, déplorent le fait que le président de l’ « ancien bureau » avec quelques membres continuent d’agir au nom de l’ABIP. Cette attitude, pour lui, n’est rien d’autre qu’une « tentative de liquidation de l’ABIP » et ce, malgré que certains membres de l’ « ancien bureau » aient eu une gestion peu transparente de l’association. « Dans le compte, il y avait plus de 8 millions de F CFA. Mais actuellement, il ne reste que 8 000 F CFA.  L’argent n’a pas été géré de manière rationnelle car, le président a eu a donné des prêts à ses amis qui sont dans le bureau. Sans consulter la base, il a prêté 500 000 F CFA pour son propre compte et a prêté, 250 000 F CFA  à Nacanabo, 500 000 F CFA au trésorier et 500 000 F CFA au Secrétaire général », a confié Hermann Bazié, membre du nouveau bureau, avant d’ajouter que « pendant ce temps, Moïse, un blessé, avait besoin de 5 000 F CFA comme frais de transport pour aller à l’hôpital ». Au regard de ces fait, le « nouveau bureau »  entend prendre l’opinion publique à témoin et invite le président de l’« ancien bureau » à rencontrer la base pour rendre compte de sa gestion et accepter le renouvellement du bureau.

Adama SIGUE


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