ATTAQUES TERRORISTES REPETEES AU NORD DU BURKINA : Les organisations syndicales de l’éducation du Boulkièmdé remontées contre l’inaction de l’Etat

ATTAQUES TERRORISTES REPETEES AU NORD  DU BURKINA : Les organisations syndicales de l’éducation  du Boulkièmdé  remontées  contre l’inaction de l’Etat

A  l’instar de leurs collègues des autres localités, les enseignants du Boulkièmdé ont observé un sit-in, le 10 mars dernier au haut-commissariat.  Objectif : répondre à un mot d’ordre général,  lancé  par les organisations syndicales de l’éducation  pour rendre hommage à leur défunt collègue, Salifou Badini, froidement abattu  par des terroristes, d’une part et, d’autres  part,  interpeller  les autorités sur  la défaillance  du système  sécuritaire  du pays.

Dès 7h, en cette matinée du 10 mars 2017, les premiers enseignants faisaient déjà  leur entrée dans la cours du haut-commissariat de la province du Boulkièmdé, lieu retenu pour abriter le sit-in , lancé au plan national par les syndicats de l’éducation  pour rendre hommage à leur défunt  collègue, Salifou Badini, froidement abattu par des terroristes pendant qu’il était en activité, devant ses élèves, le 3 mars dernier.  Ainsi, la mobilisation des enseignants dans la province du Boulkièmdé jusqu’à 12h 30 dans cette cours montre visiblement l’inquiétude des uns et des autres face  à la tournure que prend actuellement  les  agissements des terroristes en s’attaquant à l’éducation, pourtant véritable levier du fondement de toutes sociétés. Ceux-ci n’arrivent pas à comprendre tout comme la majorité des Burkinabè, l’inaction des autorités  face à ces attaques répétées dans la même zone, qui a endeuillé déjà beaucoup de familles. Pour le représentant des organisations syndicales de l’éducation section Boulkièmdé, Koffi J. F. Ramdé du SYNATEB, cette énième attaque  traduit clairement la faillite  de notre  Etat et l’incapacité du parti au pouvoir à assurer  la sécurité  des populations et la défense du territoire  national. En tous cas, au-delà de la compassion, les enseignants du Boulkièmdé ont signifié clairement leurs attentes aux autorités locales, dans une note reçue par le secrétaire général de la province à 11h. Tout en condamnant la banalisation de la fonction  enseignante, la légèreté dans l’organisation des obsèques du collègue Badini, la passivité et l’inactivité  des autorités  devant les attaques  djihadistes, ils exigent que les autorités prennent leur responsabilité, afin de corriger la défaillance du système sécuritaire  pour défendre loyalement  tous les Burkinabè sur l’ensemble du territoire national.

Modeste BATIONO

 

 

 

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