ATTENTATS DE OUAGADOUGOU : « Ni la vengeance, ni aucune valeur… », dit le président du Faso

ATTENTATS DE OUAGADOUGOU    : « Ni la vengeance, ni aucune valeur… », dit le président du Faso

 

Le samedi 3 mars 2018, au lendemain des attaques terroristes de l’état-major général des Armées et de l’ambassade de France au Burkina, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est adressé à la Nation. Il a appelé le peuple à l’union sacrée pour combattre ces forces du mal, tout en condamnant ces attaques.

 

« Peuple du Burkina Faso,
Chers Compatriotes »

 

Ce vendredi 2 mars aux environs de 10h, le peuple burkinabè a été victime d’une attaque barbare, en plein cœur de sa capitale, à l’état-major général des Armées et à l’Ambassade de France.

Une fois encore, les forces du mal, les ennemis de la liberté, de la démocratie, de la justice et de la prospérité ont tenté de semer la désolation dans notre pays en tuant et en blessant dans la cruauté absolue, des Burkinabè qui font quotidiennement la fierté de notre Nation.

Au nom du Peuple burkinabè, du Gouvernement et à mon nom personnel, je rends hommage à toutes les victimes et à tous les blessés de cette attaque inhumaine. Aux familles éplorées, j’adresse les condoléances de la Nation et j’exprime toute ma solidarité.

A tous les blessés admis dans les centres de soins, je formule mes vœux de prompt rétablissement.

C’est le lieu pour moi d’adresser mes encouragements à nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui ont mis hors d’état de nuire les ennemis de la Nation.
Je réitère mes encouragements au personnel médical et à toutes les bonnes volontés pour leur mobilisation exemplaire.

Je voudrais inviter les populations à renforcer la collaboration avec nos Forces de défense et de sécurité dans notre lutte commune contre le terrorisme.

Peuple du Burkina Faso
Chers Compatriotes,

Rien, absolument rien, ne peut justifier un tel acharnement aveugle contre l’Etat burkinabè, ses institutions et les valeureuses populations éprises de paix, de démocratie, de justice et de progrès. Ni la quête du pouvoir, ni la cupidité, ni la vengeance, ni aucune valeur philosophique ou spirituelle, autant que la recherche effrénée de la gloire et des honneurs, ne peuvent justifier de telles forfaitures contre un peuple paisible qui n’aspire qu’à la prospérité.

En ces moments d’épreuves, je voudrais réaffirmer à l’Afrique et au monde entier ma foi inébranlable en la capacité du Peuple burkinabè à préserver sa dignité et à opposer une résistance farouche à ses ennemis tant intérieurs qu’extérieurs.
C’est pourquoi, face à l’adversité, nous devons rester mobilisés comme un seul homme, tout en restant intransigeants pour défendre notre vivre-ensemble.
Chacune et chacun de nous doit assumer son rôle et son passé, dans l’humilité, pour continuer à mériter la reconnaissance des générations présentes et futures.
Cela nous impose un engagement collectif sans faille et des sacrifices à consentir à tous les niveaux pour notre devenir commun.

Pour ma part, je réaffirme mon attachement à la démocratie, à la justice et au progrès. Je veillerai à ce qu’il en soit ainsi.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !»

 

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3 Commentaires

  1. Made

    Monsieur le Président, Bon courage nous sommes avec vous. Mais je pense que le seul regret chacun a est d’avoir arrêté les leaders du Putsch manqué. Il aurait fallu faire tout ce qu’on fait d’un putsch manqué.
    Dans la gestion d’un pays il ne faut pas toujours avoir des états d’âmes envers les gens.Vous savez très bien que y a des gens qui en rient dans leur ventre.

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  2. Writer

    Spoilers Spoilers Spoilers The Man, Death Wish took in only $13 million in the US for its opening weekend ( data here ). Big bomb territory. Re his skills. I thought Bruce Willis » skills were minimal. Shooting at the car was insane. He survived the shoot-outs at the street ice cream stand and in the store due to plot armor. His tactical skills were near zero. Also, he left boatloads of forensic evidence. The police were sure to get him. The ending was goofy. The police don »t let nice guys go after they vengeance murder people. Bronson picked situations in which he would have the advantage of surprise. Also, the film established a practical reason for the police to let him go. Killing predators is different than vengeance murder, and made him a public hero. « New York City in the 70s was almost character in itself in those movies, Perhaps they thought the current crime rates are too low to make the Bronson-type vigilante plausible, and changed the plot from killing predators to personal vengeance.

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