ATTRIBUTION DES J.O 2024 A LA FRANCE : Historique !  

ATTRIBUTION DES J.O 2024 A LA FRANCE : Historique !   

 

Pour une victoire diplomatique, c’en est vraiment une. Car, après un siècle d’attente sur fond d’échecs cuisants et parfois d’humiliations, la France s’est vu enfin confier l’organisation des Jeux Olympiques (JO) de 2024. L’annonce a été officiellement faite, hier, 13 septembre 2017, au cours de la 131e session du Comité international olympique (CIO), à Lima, au Pérou. Ainsi donc, la ville où a été créé le CIO par le baron Pierre de Coubertin qui a fait naître les JO en 1894, accueillera pour la troisième fois la messe olympique après les éditions de 1900 et 1924. Certes, les dés, il faut le dire, étaient déjà pipés puisqu’en fait de suspense, il n’y en avait pas. Mais, comme on le sait, en la matière, rien n’était gagné d’avance quand on connaît souvent la pression tous azimuts que subissent généralement les 90 membres du CIO en pareille occurrence. Si fait que la France pouvait encore se retrouver groggy en se voyant de nouveau refuser l’organisation des JO. On se rappelle, en effet, la déculottée de Jacques Chirac qui, l’air impavide, tenait aux JO de 2012 avant de se voir ravir la vedette par Londres de Tony Blair. Tétanisé, le président Chirac avait fini par faire contre mauvaise fortune bon cœur.

La France doit mettre un point d’honneur à relever le défi de l’organisation

Franchement, la France méritait d’être désignée ville hôte des JO 2024. Cela dit, il convient de saluer surtout le geste ô combien chevaleresque de Los Angeles qui a renoncé à briguer 2024 pour accepter 2028 ; toute chose qui lui a valu les égards du CIO qui a rompu avec la tradition en attribuant deux éditions des JO au cours d’une même session. L’honneur revient, ici, à Los Angeles à qui la France d’Emmanuel Macron doit une fière chandelle, pour avoir accepté de reculer là où ne l’auraient certainement pas accepté certains pays. Cela dit, la France est attendue au pied du mur. Car, elle vient de gagner un combat, mais il lui faudra montrer à la face du monde qu’elle est à la hauteur de la mission qui vient de lui être confiée. Pour ce faire, elle doit mettre un point d’honneur à relever le défi de l’organisation de l’événement, surtout dans ce contexte mondial où la menace terroriste ne connaît pas de frontières. Si elle trébuche, elle donnera raison à ses contempteurs qui, à tort où à raison, n’ont de cesse de la clouer au pilori. La balle est désormais dans le camp des Français qui, passés les moments d’euphorie et de vives émotions, doivent se mettre à la tâche.

B.O

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