A la uneLe fait du jour

BOULANGERIES ET PATISSERIES DU BURKINA : La FNBPB appelle à 72 heures de grève

MAQUETTE JPZ 31/01/2012 1Le bureau syndical de la Fédération  nationale  des boulangers  et pâtissiers  du Burkina (FNBP-B) a  animé une conférence de presse le  5 juin dernier au centre   d’éducation ouvrière de Ouagadougou.  Au centre des échanges avec les Hommes de médias, il y a les raisons de la grève prévue  du 9 au 12 juin  2016.

 

Le ton semble monter  d’un cran entre  les travailleurs   des boulangeries   et leurs employeurs. Et cette fois, l’on semble avoir  atteint le point de non-retour. C’est du moins ce  qu’on pourrait croire   au regard de la fermeté avec laquelle le conférencier  a dénoncé les injustices dont ils sont victimes au quotidien de la part de leurs employeurs. En effet,  selon  le secrétaire général  de la Fédération des boulangers et pâtissiers du Burkina Faso, Konomba Traoré, qui était entouré  pour la circonstance de  tous ses camarades  réunis au sein de la FNBPB,  les boulangers  et  pâtissiers   se sentent  abandonnés  dans leur lutte pour  l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.  C’est ainsi qu’il a  fustigé  la nonchalance des autorités qui semblent sourdes à leur cri de détresse. Alors que, selon  Konomba Traoré,  le bureau syndical de la FNBPB a  soumis aux  autorités  de notre pays, successivement  en 1981, 1997 et 2011, un projet  de convention  collective sectorielle  des boulangeries et  pâtisseries du Burkina Faso comprenant l’ensemble de leurs préoccupations. «Fort malheureusement, sa signature est actuellement  objet de tergiversation, de la part  des patrons des boulangeries et pâtisseries  », a pesté  Konomba Traoré. Le porte-parole de la FNBPB a également dénoncé le musèlement dont est victime le monde  des boulangeries et pâtisseries  où ceux qui  osent s’organiser  dans leur syndicat connaissent  des intimidations, des menaces  et même  de licenciements.  C’est au regard de toutes ces injustices que le bureau  de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Burkina Faso, à l’appel de la FNBPB, a décidé de manifester  sur toute l’étendue du territoire national par les actions suivantes : une grève de 72  heures allant du jeudi 9 juin à  6 heures au dimanche 12 juin  à 6 heures sur toute l’étendue du territoire,  suivie d’une marche à Ouagadougou le vendredi 10 juin  à 9 heures en direction du ministère de la Fonction publique, du travail  et de la protection sociale pour exiger, entre autres, le respect de la liberté syndicale  et particulièrement, la reprise des boulangers licenciés à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso  pour fait de grève, le respect de tous les protocoles d’accords signés  par les employeurs  des boulangeries, le respect des procédures  en matière de règlement des  conflits dans les boulangeries  et dans les sociétés  de production de farine pour le pain, l’exécution de toutes les décisions  de justice concernant  des conflits. « A ce titre, nous exigeons notamment la réintégration des délégués  de GMF et du camarade Maxime Kam des boulangeries  « au Four mixte » dans leurs emplois, la signature de la convention collective  des boulangers  et des pâtissiers  du Burkina par tous les patrons de boulangeries, etc. A l’issue de ces actions, si nos revendications  ne sont pas satisfaites, la FNBPB se réserve le  droit d’entreprendre  toute autre  action  visant  l’atteinte  de ses préoccupations  qui sont justes et légitimes », a menacé Konomba Traoré.

 

Seydou TRAORE

 

 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer