BURKINA FASO : L’insécurité persistante entrave les efforts d’aide

BURKINA FASO  : L’insécurité persistante entrave les efforts d’aide

 

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR, Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée –, lors de la conférence de presse du 12 mars 2019 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, est préoccupé par l’insécurité persistante, en particulier dans le nord du Burkina Faso, qui affecte les civils notamment les déplacés internes et les réfugiés.

Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à une insécurité croissante, ponctuée de plusieurs attaques ciblées dans la capitale Ouagadougou et marquée par une insurrection croissante au Nord et à l’Est du pays.
 
Malgré les mesures de sécurité et le déploiement de forces militaires, certaines parties du pays sont le théâtre d’une forte hausse des violences depuis 2018. Cette violence, qui vise aussi de plus en plus la communauté humanitaire, limite leur capacité à fournir une aide vitale dans les zones affectées.
 
Plus de 115 000 personnes sont maintenant déplacées internes à la suite des tout derniers incidents, et plus de 11 000 personnes ont été contraintes de fuir le Burkina Faso en quête de refuge dans les pays voisins. La violence a également significativement entravé l’accès humanitaire aux populations déplacées internes.
 
Nous craignons que davantage de civils ne soient affectés par de nouvelles violences. Le HCR se joint à d’autres partenaires humanitaires pour plaider en faveur de la sécurité des civils et du respect de la neutralité des travailleurs humanitaires, afin d’assurer un appui continu aux personnes ayant besoin de protection et d’assistance. Plus de 90% des déplacés internes vivent dans des communautés d’accueil. Environ 70% d’entre eux se trouvent dans la région du Sahel, dont 30% dans la seule ville de Djibo. Le HCR compte deux bureaux dans la région du Sahel, à Djibo et à Dori.
Le Burkina Faso accueille actuellement 25 000 réfugiés maliens qui sont également touchés par le conflit. La violence a limité notre accès à des milliers de réfugiés installés en périphérie des camps dans les provinces du Soum et de l’Oudalan au Sahel, près de la frontière malienne. Nous exhortons les réfugiés se trouvant dans ces localités à se rendre dans des camps où le HCR et ses partenaires pourront assurer leur protection et leur accès aux services sociaux de base. A l’intérieur du Burkina Faso, le HCR soutient l’appel lancé par le gouvernement pour venir en aide aux déplacés internes. Nous avons mis à leur disposition des abris et des articles de secours provenant de nos stocks. Le HCR assure également le suivi en matière de protection des déplacés internes et renforce sa présence dans le pays pour répondre aux besoins humanitaires croissants. Toutefois, nous recherchons d’urgence des fonds supplémentaires. Nos besoins financiers pour le Burkina Faso en 2019 s’élèvent à 27,3 millions de dollars et ne sont financés qu’à hauteur de 26%. Sur les 11 000 Burkinabè qui ont fui vers le Mali, 8 500 résident aujourd’hui à Gossi, Tombouctou, N’Tillit et Gao, des villes qui sont également affectées par l’insécurité. Depuis début 2019, 3 000 réfugiés seraient déjà entrés au Mali. Actuellement, le HCR enregistre et vient en aide à ces nouveaux arrivants.
 
Environ 300 personnes ont également passé la frontière vers le Ghana après avoir été forcées de fuir le nord du Burkina Faso à la suite du conflit résultant d’une lutte de chefs de clans à Zoaga.

Source : HCR

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