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CAMEROUN : Le cyclone Boko Haram a encore frappé

Elle est désormais devenue une sanglante ritournelle, la complainte des populations du Nord Cameroun qui ont le malheur de partager leur frontière avec le Nigeria, ce géant aux pieds d’argile.  La soldatesque de Boko Haram a pris l’habitude d’enjamber allègrement la rivière asséchée du village de Ashigaskia, faisant office de ligne de démarcation entre les deux pays, pour semer la mort dans cette localité.  Mais l’attaque du dimanche 28 décembre se singularise par son ampleur, sa rapidité et par les signaux qu’elle envoie aux autorités camerounaises. Sitôt le village mis sous coupe réglée,  la secte islamiste a hissé son drapeau. Un geste qui en dit long sur les  motivations, la détermination et la volonté hégémonique de Boko Haram. Il aura fallu la mobilisation de l’aviation camerounaise pour repousser les envahisseurs qui ont eu le temps de se servir en armements et munitions et de créer l’apocalypse, aussi bien dans le camp militaire que dans le village.

Paul Biya a du souci à se faire

Dans la fuite, ces tarés islamistes ont enjambé des cadavres de soldats camerounais qui avaient essayé de résister. L’effet de surprise a assurément servi les soldats de Boko Haram qui ont eu le temps de décamper avant l’intervention des chasseurs bombardiers de l’armée camerounaise. Il faut dire que Paul Biya a du souci à se faire. Il serait dangereux pour son règne, de snober Boko Haram dont la puissance de feu est sans commune mesure avec celle des garnisons de cette zone frontalière.  Mais plus que l’aspect militaire, c’est la graine idéologique que la secte est en train de semer en terre camerounaise, que le  chef de l’Etat doit redouter.  Car, comme on le sait, Boko Haram sait très bien pêcher en eau trouble. Et l’eau trouble du Cameroun, ce sont le chômage des jeunes, l’ignorance, la misère et un certain mécontentement politique généré par l’extrême longévité au pouvoir  de Biya qui ne laisse entrevoir aucune possibilité d’alternance.  En tout cas, un fait est là : Boko Haram dicte sa loi dans le Nord Cameroun, face à l’impuissance des soldats camerounais moins équipés et toujours prêts à prendre leurs jambes à leur cou quand surgit Abubacar Shekau, le prophète des ténèbres et de l’horreur.

« Le Pays »

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2 commentaires

  1. Les soldats camerounais défendent couragemment le territoire camerounais; si tel n’avait pas été le cas, la situation dans cette région serait déjà dramatique. Arreter de diffuser des mensonges

  2. les soldats camerounais sont vaillants et defendent leur territoire quel que soit le prix a payer… si vous etes incapables d’évaluer la force de frappe de l’armée camerounaise taisez vous… et cessez de raconter des inepties

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