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CAN GABON 2017 : Les indomptables Lions sacrés rois du continent

CAN GABON 2017 : Les indomptables Lions sacrés rois du continent

La 31e édition de la CAN Gabon 2017 a livré son verdict dans la soirée du dimanche 5 février 2017 au stade de l’Amitié d’Angondjé de Libreville dans une finale entre deux grandes nations du football africain. C’est à l’issue d’une partie disputée jusqu’au bout que les Lions indomptables ont pris le dessus sur les Pharaons par le score de 2 buts à 1.

 

De véritables indomptables Lions venus du Cameroun qui ont tout dévasté dans la forêt africaine pour refaire surface sur le football continental. C’était le 5 février dernier au stade de l’Amitié d’Angondjé de Libreville où ils sont venus à bout de l’Egypte par 2 buts à 1, remportant du coup leur cinquième titre continental. Depuis leur dernier sacre au Mali en 2002, soit quinze ans de disette les Camerounais n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, participant aux différentes éditions de la CAN de façon transparente comme des novices jusqu’à ce que le titre de favoris leur échappe. Et les revoilà comme des revenants qui apparaissent pour dire que les Lions restent indomptables. Pour réussir ce coup parfait, ils avaient en face, un autre revenant que sont les Pharaons qui, depuis leur dernier sacre en 2010 en Angola, n’ont plus jamais été des rendez-vous du football continental en 2012, 2013 et 2015. De retour sur la scène, ils brisent le rêve de bon nombre de pays et se retrouvent pour l’apothéose de cette 31e édition de la biennale du sport roi que le Gabon vient d’accueillir. Que dire de ces deux pays dont les noms seuls de leurs équipes nationales suffisent à mettre d’accord plus d’un observateur, que ce sont des nations de football. A elles seules, c’était bien avant cette finale, onze trophées de CAN dont sept pour l’Egypte et quatre pour le Cameroun (il est désormais à cinq étoiles). Favoris ou pas dans une compétition de CAN, on tient toujours compte d’eux dans les pronostics puisqu’ils sont capables du meilleur tout comme du pire. C’est ainsi que quinze ans après pour les Lions indomptables et sept ans pour les Pharaons comme si leur époque était définitivement enterrée, ils refont surface et prennent rendez-vous pour la fin du film, prouvant qu’ils appartiennent à la famille des éternels dont les places sont au sommet. Jamais dans ce tournoi et particulièrement lors des deux premiers matchs de poules, ils n’ont montré un visage d’une équipe à mesure de remporter la CAN puis ont commencé à gagner en confiance et à monter en puissance.

 

Le coaching gagnant de Hugo Broos

 

Une CAN ne se gagne pas aussi facilement qu’on le croit même si on a avec soit le beau jeu mais, il faut aussi et surtout du réalisme, de l’efficacité, du métier. Et les Lions indomptables, de même que les Pharaons ont confirmé qu’ils sont des compétiteurs nés qui pouvaient s’imposer à tout moment. Ils l’ont prouvé une fois de plus alors qu’ils n’étaient pas nombreux à les attendre à ce niveau de la compétition. Dans cette partie, les Pharaons ont réalisé une première période pratiquement parfaite en jouant plus haut que lors de leurs précédentes rencontres et cela leur a permis d’ouvrir la marque. C’est ainsi que les Lions indomptables avaient des difficultés à poser leur jeu à cause des erreurs de placements par moments en perdant en plus la bataille du milieu de terrain et ont dû céder à la 21e mn en encaissant un but du milieu de terrain Mohamed Elneny. Mais de retour des vestiaires, les Egyptiens ont reculé leur bloc équipe et sombré devant des Camerounais bien repositionnés et qui ont su mettre en avant leur impact physique où ils ont été finalement supérieurs avec un « fithing spirit » dont ils ont l’habitude lorsqu’il s’agit de relever ce genre de défis. Et le pressing camerounais a été plus haut au cours de la deuxième partie avec l’entrée à la place de Robert Ndip També à la 46e mn de l’attaquant Aboubakar Vincent d’ailleurs auteur d’un but sublime à la 88e mn qui a mis fin aux espoirs égyptiens. En effet, au but égyptien, Nicolas Nkoulou, entré en lieu et place de Adolphe Teikeu blessé à la 31e mn, a répondu à la 58e mn sur un coup de tête avant le deuxième but signé Aboubakar Vincent. Un coaching gagnant du technicien belge des Lions indomptables, Hugo Broos. Ainsi, les Lions indomptables inscrivent pour la cinquième fois (1984, 1988, 2000, 2002 et 2017) leur nom en lettres d’or sur le socle du trophée de la CAN.

 

Antoine BATTIONO (Envoyé spécial)

 

 

 

Les entraîneurs s’expriment

 

Hugo Broos, sélectionneur national des Lions indomptables

 

« J’avais demandé de la patience »

 

« Lorsque je suis arrivé au Cameroun il y a à peu près une année, j’ai trouvé des joueurs au bout du rouleau dont certains n’étaient pas du tout motivé et ne venaient pas avec enthousiasme en équipe nationale. Ils jouaient parce que le coach leur demandait de jouer. C’est alors que j’ai introduit de jeunes joueurs et nous nous sommes mis au travail. Je pense que nous avons fait un bon travail et la récompense est là aujourd’hui même si je peux affirmer que nous ne constituons pas un groupe très futé tout en sachant que nous pouvons faire mieux. Ce n’est pas seulement une équipe de football mais vingt-trois amis, puisque ceux qui sont sur le banc ont la même motivation que les onze entrants car ce sont eux qui ont souvent fait la différence. Je travaille pour faire des résultats et suis très content d’avoir gagné la CAN. Par rapport à la presse camerounaise, j’avais demandé de la patience et nous nous sommes bien compris. En dehors de cela, j’accepte les critiques sur mes différents choix ».

 

Hector Cuper, sélectionneur national des Pharaons

 

« Le Cameroun mérite sa victoire »

 

« L’équipe du Cameroun a mérité sa victoire et je suis très déçu aujourd’hui d’avoir perdu une autre finale. Je suis beaucoup plus triste pour le peuple égyptien à qui j’aurais bien voulu donner de la joie et du bonheur. Mes joueurs ont tout donné et je sais combien ils en voulaient. Mais, il faut relever qu’ils ne se sont pas économisés pendant toute la partie en ayant en face d’eux un jeu très physique et n’ont pas pu tenir».

 

Propos recueillis par A.B

  

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