CARDINAL PHILIPPE OUEDRAOGO AUX DETENUS DE LA MACO : « Prenons conscience de la dignité de toute personne humaine »

CARDINAL PHILIPPE OUEDRAOGO AUX DETENUS DE LA MACO :  « Prenons conscience de la dignité de toute personne humaine »

 

Le Cardinal Philippe Ouédraogo a présidé la célébration eucharistique au sein de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), le 25 décembre 2017. Une manière de manifester sa solidarité aux pensionnaires de ce milieu carcéral. Le pardon, l’amour du prochain, bref, la vie en Christ, tel est le message qu’il a livré à ses fidèles du jour.  Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2017, il avait livré le  même message aux fidèles chrétiens à la cathédrale de Ouagadougou.

A l’instar de tous   les fidèles chrétiens  du monde entier, ceux du Burkina Faso se sont retrouvés à divers lieux de culte pour célébrer la naissance du Christ. C’est la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) que le  Cardinal Philippe Ouédraogo a  choisie pour dire la messe, le 25 décembre 2017.   Et les bénéficiaires de cette messe spéciale, c'est-à-dire les pensionnaires de ce lieu carcéral,  ne se sont pas faits prier pour exprimer leur soutien à cette initiative de l’Eglise catholique. Ils y ont massivement pris part pour témoigner leur foi en Jésus- Christ.  C’est un jour spécial que l’on constate. Parés de leurs plus beaux vêtements,  les pensionnaires ont religieusement suivi la messe de ce jour spécial.   « Nous avons voulu célébrer Noël avec les pensionnaires de  la MACO, pour leur manifester aussi la présence de Dieu au cœur de leur vie et aussi leur traduire les encouragements de l’Eglise catholique auprès de tous ces détenus, toutes  religions confondues », a expliqué le Cardinal Philippe Ouédraogo. Dans son message, le Cardinal a insisté sur la vie qui est un don de Dieu qu’il faut accueillir et protéger. Dans son évangile, il a  invité les Burkinabè en général, et les chrétiens  en particulier,  à plus d’amour pour leur  prochain. C’est pourquoi il a déploré la montée des actes terroristes et d’incivisme qui occasionnent des dégâts au pays des Hommes intègres.

«  Chrétiens, prenons conscience de la dignité de toute personne humaine créée à l’image et à la ressemblance  de Dieu. A Noël,  il n’y avait pas de place dans la salle  commune pour Joseph et Marie pour la naissance de cet enfant pauvre, faible  et sans défense. C’est une réalité et c’est un symbole.  Souvent, il n’y a pas de place dans la société pour ceux qui sont faibles, pauvres, handicapés, sans défense. Ils ressemblent tous à l’enfant de la crèche de Bethléem, tous  ceux qui souffrent.  Les réfugiés, les étrangers éloignés de leurs terres,  les chômeurs, les opprimés, les veuves et les orphelins,  les prisonniers, mêmes ceux de notre MACO », a conseillé le Cardinal Philippe Ouédraogo.  Pour le représentant des pensionnaires de la MACO, « malgré notre conduite inappropriée, vous êtes toujours à nos côtés ». Il a demandé à leurs proches de continuer dans la même lancée, car cela les réconforte et les aide à aller vers un changement parfait. A l’endroit du Cardinal Philippe Ouédraogo, il a demandé pardon pour toutes les erreurs commises à l’égard de leurs frères et sœurs. Ils a également prié l’évêque de Ouagadougou de continuer à prier pour eux afin qu’ils acceptent le changement dans leur vie.  En plus de cela, les pensionnaires ont également sollicité le Cardinal de transmettre leurs vives salutations au pape François et lui dire qu’ils ont soif de sa visite. A l’issue de la messe, un repas communautaire  a été offert aux pensionnaires de la MACO. Signalons qu’un peu plus tôt,  dans la nuit du 24 au 25  décembre 2017,   le Cardinal Philippe Ouédraogo avait célébré la messe de minuit à la cathédrale de Ouagadougou. Ce qui a permis aux fidèles chrétiens d’accueillir  « Le Nouveau-né ».  Une messe au cours de laquelle il  a rappelé le sens de Noël. Pour lui, Noël n’est pas seulement  une occasion de festivité ou encore de ripaille, mais une occasion de s’apprêter pour bien  accueillir le fils de Dieu.   «  Jésus est né il y a deux mille ans.  Il est né aujourd’hui, il naîtra demain pour toute l’humanité, de génération en génération », a-t-il rappelé.

Issa SIGUIRE

 

 

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