CEP 2018 : « Un voyage en avion » pour 388 897 candidats

CEP 2018   :  « Un voyage en avion » pour 388 897 candidats

L’examen du CEP a débuté hier, 19 juin 2018, sur presque toute l’étendue du territoire national burkinabè. Dans la matinée du 18 juin, le ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Pr Stanislas Ouaro, est allé avec une forte délégation, à l’école primaire publique de Saonré dans la commune rurale de Komsilga, à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou, faire le lancement officiel de l’examen du CEP. Devant les écoliers, les examinateurs et certaines autorités administratives de la province du Kadiogo et de la région du Centre, le ministre Stanislas Ouaro a ouvert l’enveloppe contenant l’épreuve d’expression écrite marquant le début des compositions.

 

Tôt ce matin, avant 6h 30 mn, à l’école primaire de Saonré, attendaient dans les classes, des écoliers candidats à l’examen du CEP, le Certificat d’études primaires, qui est le premier diplôme scolaire. Nous faisons un tour dans deux classes, pour vivre l’ambiance qui prévaut en salle. Les enfants ont bien conscience de la particularité du moment, et certains nous le disent. Cathérine Zongo, 15 ans, élève à l’école privée Wendpanga Mahanaïm du quartier « Bonheurville ». Elle fait le CEP et l’entrée en 6e pour la session de 2018. Elle dit n’avoir, ni peur ni inquiétude. Elle a appris ses leçons, nous a-t-elle confié, et pense qu’elle sera admise au CEP.  Cyrill Yanogo a 16 ans et est de l’école de Saonré où a lieu le lancement officiel de  l’examen du CEP. Il nous a dit passer le CEP seul cette année. Il s’est dit prêt pour les compositions et n’éprouve aucun sentiment de peur. « Pourquoi une telle confiance  en soi ? » Lui avons-nous demandé. « Parce que j’ai appris mes leçons », nous a-t-il répondu.  Claire Kaboré est écolière à l’école Rakiswendé. « J’ai 12 ans », nous a-t-elle confié, avant d’ajouter qu’elle s’est bien préparée et par conséquent, n’a pas peur. Elle souhaite poursuivre au post-primaire dans la filière technique. Sa voisine, Mariam Kalaga, passe l’examen du CEP pour la deuxième fois, après l’avoir raté une première fois. Elle est de l’école de Saonré et croit en ses chances, cette année. Son rêve, c’est de devenir enseignante, à l’image de ses formatrices. Quelques minutes après, sont arrivés le ministre Stanislas Ouaro et les membres de sa délégation qui ont font le tour des classes pour encourager les enfants et leur souhaiter bonne chance. Qui connaît le tonton qui vous parle, a demandé une enseignante aux candidats dans une classe ?  « Stanislas Ouaro », a répondu un candidat, provoquant éclats de rire, admiration ou étonnement chez les membres du cortège ministériel et les examinateurs. «  Je veux 100% de réussite, avec entrée en 6e », a lancé Stanislas Ouaro aux candidats, dans une des salles. Il ajoute : « On a été comme vous. Je suis venu vous encourager parce que demain, c’est vous qui allez nous remplacer et c’est vous qui allez payer nos retraites ». Aux filles, il demande de travailler à battre les garçons, sur un ton de plaisanterie. « Etes-vous prêts », a demandé le ministre aux candidats ? « Oui !!! », a répondu comme un seul homme, la classe d’élèves candidats. L’heure de vérité sonne, le ministre présente aux candidats l’enveloppe contenant la première épreuve de l’examen du CEP, à savoir celle de l’expression écrite dont le sujet, porté après au tableau, est libellé comme suit : « Tu as déjà assisté à une fête. Raconte ».

Un taux de succès reflétant le niveau réel des élèves, attendu

Le ministre a salué les enseignants qui ont travaillé d’arrache-pied pour rattraper le retard sur le calendrier scolaire afin que les élèves puissent prendre part à leur premier examen qu’est le CEP, sur toute l’étendue du territoire.  Il a rassuré les parents d’élèves que les dispositions sont prises afin que la session se déroule dans les meilleures conditions, avant de saluer les efforts de l’ensemble des acteurs impliqués dans l’organisation des examens, de même que les Forces de défense et de sécurité. Seule difficulté à la session du CEP qui s’est ouverte ce 19 juin 2018 : le fait que les élèves de la province du Soum et certains élèves de la région du Nord ne peuvent pas prendre part à la session. Une session spéciale sera organisée plus tard pour eux. Au total, 388 897 candidats sont en lice pour l’obtention du CEP 2018.  Comparé à l’effectif de 2017, ce sont 12 235 candidats de plus cette année, soit un taux de progression de 3,58%, a précisé le ministre qui a dit espérer un meilleur taux national de succès, qui reflète le niveau réel des élèves. Cela, a-t-il soutenu, afin que les candidats qui auront réussi, puissent poursuivre le cursus scolaire post-primaire sereinement, avec un bon niveau, dans l’espoir qu’ils produiront un meilleur taux de réussite plus tard, au BEPC et au baccalauréat. Pour l’organisation de l’ensemble des examens du BEPC, BEP, CAP et CEP de la session 2018, le ministre a indiqué que le budget s’élève à 14 milliards 148 millions de F CFA.

Lonsani SANOGO

 EPREUVE DE DICTEE

 

Un voyage en avion

 

Les voyageurs, tenant un léger bagage en main, se dirigent vers l’aire d’embarquement. En file indienne, ils gravissent les marches de l’escalier et entrent dans l’avion. Ils y sont accueillis par une hôtesse au sourire aimable qui invite chacun à occuper son siège. Une autre hôtesse vérifie si les ceintures de sécurité sont bien attachées pour le décollage.

Au cours du voyage, un repas copieux est servi aux passagers.

A l’annonce de l’atterrissage, des membres de l’équipage s’assurent du respect des consignes de sécurité.

 

NB : Veuillez dicter la ponctuation

 

 

EXPRESSION ECRITE

 

Tu as déjà assisté à une fête. Raconte.

 

 

 

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