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CFOP : Quatre partis politiques quittent le navire

CFOP : Quatre partis politiques quittent  le navire

Evrard Sorgho,  président du Parti écologiste pour un développement nouveau (PEDN), Inoussa Ouédraogo du Parti centriste pour la démocratie et le progrès (PCDP), Gilbert Bouda du Parti fasocrate (PF) et Diallo Abdoul Salam, président du PDF/Laffi, ont organisé une conférence de presse à l’espace culturel Gambidi, pour expliquer à la population les raisons de leur démission du Cadre de concertation du CFOP et ce qu’ils entendent faire dans les jours à venir.

 

Selon Evrard Sorgho du PEDN qui a lu  la déclaration liminaire, « le CFOP, sous la direction de Zéphirin Diabré, n’a proposé aucun plan d’actions de solidarité à l’égard des familles des victimes de l’insurrection et du putsch de septembre 2015 et pire, le chef de file de l’opposition compose de nouveau avec les membres du régime déchu qui, à leur sens, devraient répondre devant les  juridictions du pays. Cela, à notre entendement, pose un problème d’éthique politique qui est une  œuvre d’une politique politicienne. C’est ce qui, du reste, a permis à ces acteurs du régime déchu de prôner la réconciliation nationale. Le meeting du 29 avril dernier vient à point nommé confirmer ce jeu politique entre le chef de file de l’opposition, le CDP, l’ADF/RDA et la NAFA. Nous comprenons même par le fil des évènements, que la prochaine source de financement de la CODER et du CFOP viendra de Blaise Compaoré, lui qui se charge de la déstabilisation de notre pays. En témoignent la visite de la CODER et le meeting du 29 avril dernier. Meeting au cour duquel le chef de file n’encourage en rien les actions du PNDES, censées booster le développement du Burkina Faso et mener une lutte contre le chômage.  C’est fort de cela que nous avons pris la décision de dire non aux manœuvres politiciennes du CFOP. Nous procéderons, a-t-il poursuivi, pour la suite, à une vaste tournée dans les 12 arrondissements de Ouagadougou et ensuite dans les provinces, pour nous faire comprendre par les militants. Nous lançons par là un appel à tous les partis qui épousent notre vision, à se rallier au mouvement pour que les aspirations du peuple soient portées haut ». A la question de savoir s’ils entendent rallier le parti au pouvoir, M. Sorgho a indiqué que l’heure n’est pas à cela d’abord, mais que l’avenir nous le dira.

Les différents présidents se sont tour à tour expliqués avant de se prêter aux questions des journalistes.

Quant à Pierre Ouédraogo, militant du PEDN, ceux qui disent que « l’argent ne circule plus, sont des bandits à col blanc qui ne savaient faire que de la politique et vivre des biens de l’Etat. C’étaient des individus qui avaient des salaires fictifs injustifiés. Ils volaient le peuple. Moi qui suis ouvrier, je ne perçois pas ce changement comme eux, parce que je vis toujours des fruits de ma sueur ».

 

Pascal TIENDREBEOGO (Correspondant)

 

 

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