CONFERENCE SUR LE SYSTEME DE REMUNERATION DES AGENTS PUBLICS : « C’est du n’importe quoi », selon Marcel Tankoano

CONFERENCE SUR LE SYSTEME DE REMUNERATION DES AGENTS PUBLICS   :  « C’est du n’importe quoi », selon Marcel Tankoano

Le mouvement M21, par la voix de son président, Marcel Tankoano, était face à la presse le 13 juin 2018, au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ) à Ouagadougou. Il s’est prononcé sur la situation nationale et surtout sur le train de vie de l’Etat, objectif de cette rencontre avec la presse.

 

« On ne doit pas passer par quatre chemins pour dire que le Burkina va mal. Depuis un certain temps, rien ne va ; de la gouvernance à la sécurité nationale en passant par la gestion des différents secteurs d’activités, plus rien ne va. Et ce qui nous intrigue, c’est le désintéressement total du gouvernement face à cette situation. Il est plutôt préoccupé par le calendrier électoral. Non content de cette mal gouvernance, l’Etat organise une conférence sur la rémunération des agents publics, mais laissez-moi vous dire que je n’attends rien de cette conférence qui est du n’importe quoi. Parce qu’il n’est pas opportun de tenir une conférence pour parler de salaire des agents publics, qui n’existe même pas d’ailleurs». Ces mots sont du président du M21, Marcel Tankoano, au cours d’une conférence de presse tenue le 13 juin 2018. Faisant un bref aperçu de la situation nationale, le président du M21 s’est interrogé sur l’avenir du Burkina. « Pendant que les écoles sont fermées dans le Sahel et que la famine frappe quelques régions du pays, le gouvernement reste indifférent à ces situations. Pire, il ne fait que se tailler de grosses "caisses" en arguant que ce n’est pas un luxe, mais une nécessité. En quoi les infrastructures sont-elles plus nécessaires que la lutte contre la faim ? », a-t-il déploré en s’interrogeant. Avant de souligner qu’il ne regrette pas l’insurrection populaire, mais a des larmes aux yeux en voyant comment ceux avec qui ils ont lutté pour sauver le pays, se livrent à des comportements  malsains qui déshonorent le pays. Aujourd’hui, a-t-il dénoncé, le Burkina souffre d’une mal gouvernance politique, économique et sociale, se manifestant par des turbulences au ministère en charge des finances et un regain de la fronde syndicale engageant l’avenir même des institutions. « Nous en appelons  au sens du scrupule du président Roch Marc Christian Kaboré, au respect de ses engagements électoraux, notamment sur le sujet du vote des Burkinabè de l’étranger, la question de l’employabilité des jeunes et la sécurité de tous les Burkinabè », a-t-il conclu.

Valérie TIANHOUN

 

 

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