CONFERENCE SUR LE SYSTEME DE REMUNERATION DES AGENTS PUBLICS : L’appel de Paul Kaba Thiéba aux forces vives de la Nation

CONFERENCE SUR LE SYSTEME DE REMUNERATION DES AGENTS PUBLICS   :  L’appel de Paul Kaba Thiéba aux forces vives de la Nation

 

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a animé hier 11 juin 2018 à la primature, un point de presse en prélude à la rencontre des forces vives de la Nation, ce 12 juin, sur la rationalisation du système de rémunération des agents de la Fonction publique. Dans ses échanges avec la presse, le chef du gouvernement  a fait le point de la préparation de la rencontre consacrée au système de rémunération des agents publics de l’Etat et s’est prononcé sur l’opération caisses vides lancée par le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA).

 

« Pour la première fois dans l’histoire, les hautes autorités ont décidé de faire un arrêt pour faire une introspection poussée sur l’avenir de notre Fonction publique ». C’est en ces mots que Paul Kaba Thiéba a résumé la rencontre d’aujourd’hui, que les Forces vives de la Nation font sur la nécessité de rationaliser le système de rémunération des agents publics de l’Etat. Une rencontre qui traduit, a-t-il dit, la volonté du chef de l’Etat de trouver une réponse définitive et durable aux revendications sociales des travailleurs qui, à son avis, « sont en train de saper les fondamentaux de notre Etat et de notre vivre-ensemble au fil des mois ». L’objectif recherché à travers la rencontre du jour, à l’entendre, c’est d’aboutir à une refondation du contrat social avec le travailleur de la Fonction publique. Une refondation fondée sur les principes d’équité, de solidarité nationale et de soutenabilité budgétaire. Ce qui devrait permettre de maîtriser la masse salariale, en cohérence avec les objectifs d’investissement du référentiel économique qu’est le PNDES. Sont aussi concernées, les rémunérations du chef de l’Etat, du Premier ministre et des autres membres du gouvernement qui seront versées au dossier de cette assise nationale, a assuré Paul Kaba Thiéba. S’il s’est dit satisfait du niveau de participation des forces vives de la Nation à l’ouverture des travaux de la rencontre en fin février 2018, lesquels travaux ont abouti à l’adoption d’un document consensuel qui servira de document de base pour la rencontre de ce 12 juin,  il a dit déplorer le fait que certaines organisations syndicales auraient déjà annoncé leur refus de participer aux échanges de ce jour sur la même préoccupation nationale.

Des débats sans idées préconçues

 

Lorsque l’avenir de la patrie est en jeu, quand  l’intérêt général est en jeu, il est important que nous soyons  tous ensemble, pour dialoguer, a-t-il souligné. Il a, par conséquent, indiqué que les portes du dialogue restent ouvertes à ces « partenaires sociaux » qui refusent de prendre part à la rencontre, quand ils auront changé d’opinion. Pour lui, ce n’est pas dans la rue ou par les grèves que l’on règle les problèmes, d’autant plus que ce qui est au cœur des débats, c’est le fait que certains veulent avoir les meilleurs avantages le plus rapidement possible. Il a lancé un appel aux Burkinabè sincères à qui il a demandé « une participation active » aux débats, sans idées préconçues, dans la sérénité, pour, a-t-il précisé, poser les bases d’une pérennité de notre Fonction publique. A ceux qui souhaitent que les débats portent aussi sur les richesses du pays, le Premier ministre a laissé entendre que pour l’instant, il n’y a pas de richesses à partager et le vrai problème du pays, c’est de créer des emplois. Quid de l’opération « caisses vides » lancée par le SYNTSHA ? Pour le Premier ministre,  aucun élément objectif ne justifie ce mouvement du syndicat. Son opération est illégale et punie par la loi. Certains points de ses revendications constituent même un défi à la raison, au bon sens.

Lonsani SANOGO

 

 

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