CONFLITS COMMUNAUTAIRES AU BURKINA : Le Tocsin sonne le tocsin

CONFLITS COMMUNAUTAIRES AU BURKINA  : Le Tocsin sonne le tocsin

 

Le Tocsin, à travers la déclaration ci-dessous, s’indigne du fait de la répétition de massacres communautaires au Burkina. Il en appelle à la responsabilité de tous pour que prenne fin cette violence inutile qui détruit notre vivre-ensemble. Lisez plutôt pour en savoir davantage !

Après Yirgou, voici Aribinda, le Tocsin sonne à nouveau pour exprimer l'indignation générale des Burkinabè. Dans les deux cas, les massacres intercommunautaires font suite à des crimes odieux commis par des individus non identifiés, probablement, des terroristes aux visages hideux. Ils ont massacré des leaders d'opinion et des membres de leurs familles, d'un côté, un chef coutumier, de l'autre, un guide religieux musulman. Même, leurs âges avancés, donc leur statut de grand-père ou de père, n'ont pas dissuadé leurs bourreaux.
La réplique des populations locales, s'est traduite par des tentatives malheureuses et inacceptables de se rendre justice. Pire, leur furie mortifère a conduit à la mort de paisibles citoyens dont le seul « tort» a été d'appartenir au groupe ethnique des agresseurs présumés. Ainsi, à un mal innommable, s'est superposé un mal plus immonde; comme si « pendant que la pluie nous bat, nous adoptons la
faucheuse attitude de nous battre entre nous ».
Par ces réactions morbides, à Yirgou hier, comme à Aribinda aujourd'hui, le pseudo remède a aggravé le mal. Le jeu des terroristes a été accompli. Les ennemis communs, que sont les terroristes, en plus d'avoir ôté des vies de leurs propres mains, sont arrivés à nous manipuler afin que nous nous exterminions et fragilisions notre vivre-ensemble séculaire.
Le Tocsin sonne pour condamner une fois de plus le terrorisme et rappeler les grands principes moraux, gages de paix, qui ont toujours sous-tendu notre Etat nation en continuelle construction. Ne nous trompons pas d'ennemis ou d'adversaires. Refusons l'auto flagellation, les tueries fratricides. Arrêtons le cycle de violences intercommunautaires.
Renforçons notre appropriation de la laïcité. Soutenons le fait que la diversité culturelle et religieuse soit une grande richesse.
Prônons la cohésion nationale et le brassage des communautés de toutes natures. Ayons pour
boussole, les grandes valeurs traditionnelles et religieuses de fraternité, d'unité, de tolérance et de solidarité. N'oublions pas que «la valeur humaine est la plus précieuse des richesses» et que le droit à la vie est le premier des droits.
Soutenons les actions hautement patriotiques et républicaines des Forces de défense et de sécurité visant à nous débarrasser de l'ogre terroriste.
Vive l'harmonie entre les communautés burkinabè. Vive notre chère patrie.

Tocsin : Tous pour le Combat de la Solidarité et de l'Intégration.

Ouagadougou, le 5 avril 2019

Pour le bureau exécutif, le président
Et P/D le vice-président

Pr Moussa Willy BANTENGA
Chevalier de l’Ordre des Palmes Académiques

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Google+