CONGRES POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES : « Eddie Komboïgo a  les atouts pour conduire le CDP à la victoire »

CONGRES POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES  : « Eddie Komboïgo a  les atouts pour conduire le CDP à la victoire »

Pour l’auteur du point de vue ci-dessous, Eddie Komboïgo est « l’homme capable d’incarner le nouveau CDP » parce que, dit-il, « il a la carrure, les moyens et les capacités, au regard surtout du réseau et vaste carnet d’adresses dont il dispose ». « C’est un jeune loup aux dents acérées », ajoute l’auteur qui pense que l’ancien parti au pouvoir gagnerait à miser sur ce natif de Yako lors de son prochain congrès. Lisez plutôt pour en savoir davantage !

Pour les uns, le château du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) s’est effondré avec la chute du régime de Blaise Compaoré en octobre 2014. Depuis cette date, l’ancien parti au pouvoir a traversé et traverse encore des épreuves sous plusieurs formes : ennuis judiciaires de plusieurs cadres (insurrection populaire, coup d’Etat manqué, dossiers de gouvernance économique), exil de militants majeurs, problème de financement des activités politiques, hantise de la loi d’exclusion, problèmes de mobilisation des militants du fait de l’exode de plusieurs d’entre eux en lien avec la recomposition du paysage politique. Pour les autres, l’empire CDP n’a perdu qu’une bataille car il a toujours des ressorts socio-politiques et économiques qui lui permettront de reprendre le pouvoir dans les prochaines années. Et le concerné lui-même ? Il est convaincu d’un retour gagnant dès les élections de 2020. Dans la réalité, pour y arriver, l’ancien parti au pouvoir doit d’abord dompter les facteurs endogènes et exogènes qui lui sont préjudiciables et ensuite ou en même temps, se trouver un leader capable de mobiliser au-delà de ce qui lui reste comme militants et sympathisants.  Justement, pour ce  qui concerne le choix de « l’homme qu’il faut », l’horizon reste nuageux alors que le parti se prépare pour un congrès crucial au cours de cette année 2018. La date dudit congrès  n’est pas encore connue, mais les tractations en vue de la mise en place des instances du parti déjà font rage, en coulisses. Il est évident que dans le sillage de la réorganisation du parti et la définition de sa ligne politique et idéologique pour, non seulement le mettre en phase avec les nouvelles aspirations du peuple, mais aussi répondre au nouveau paysage politique instauré à partir de 2014, il sera question, pour le CDP, de se trouver un leader capable de le ramener sur le siège du pouvoir suprême. Bien entendu, le comité ad hoc qui réfléchit aux conditions organisationnelles, politiques, idéologiques et programmatiques en prélude au futur congrès, va poser les règles et les critères auxquels devraient souscrire tous ceux qui ont l’ambition de postuler à la présidence du parti ; une présidence qui ouvre la voie à une candidature à la prochaine élection présidentielle. Des prétendants sérieux au poste, il y a de fortes personnalités, qu’elles soient au devant de la scène ou dans l’ombre, qu’elles soient des caciques ou de la nouvelle génération.  Parmi elles, il y a évidemment Eddie Constance Hyacinthe  W. Komboïgo.

Pour la petite histoire, c’est à la faveur du 6e congrès ordinaire du CDP, en mai 2015, qu’il avait pris les rênes du parti en remplacement de Assimi Kouanda.  Ce congrès s’était tenu sous le thème : « Face aux défis actuels et futurs, bâtissons un CDP en phase avec notre temps ». Eddie Komboïgo avait annoncé, à l’époque, le « grand retour » de son parti : « CDP is back ! CDP is back ! Yes, We are back ! (…). « Il nous faut, dans un contexte national où le paysage politique est plus qu’inquiétant, faire un retour gagnant. Notre parti avait besoin d’une véritable révolution pour se donner une nouvelle image et demeurer le parti leader au Burkina Faso. Au CDP, plus rien n’entravera la marche républicaine et démocratique de notre parti », avait-il indiqué. Mais comme on le sait, le remplaçant de Assimi Kouanda n’a pas eu l’opportunité de réaliser le rêve de son parti. La loi d’exclusion ayant fait son œuvre. Par la suite, le coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015 a aggravé ses déboires avec les poursuites judiciaires dont il faisait l’objet. Ces déboires judiciaires l’avaient même éloigné, jusqu’à une période récente, des activités politiques. Maintenant qu’il est totalement blanchi de toute implication liée au coup d’Etat, Eddie Komboïgo peut rêver de reprendre la place qui est la sienne au sein des instances du CDP. Et il a les atouts pour conduire un CDP réorganisé à la victoire, à la prochaine élection présidentielle.

Faut-il le rappeler, la situation qui a conduit à l’élection de l’homme à la tête du CDP en 2015, reste inchangée. Eddie Komboïgo avait été décrit comme un bon choix et il le demeure. Car il est une personnalité qui fait la synthèse entre la vieille garde et les jeunes chargés de prendre la relève.  Il est décrit comme un novice en politique, mais Eddie Komboïgo qui milite au CDP depuis plusieurs années, est un jeune loup aux dents acérées. A l’instar d’un certain Patrice Talon au Bénin, ce cadre du CDP, prospère dans les affaires, a su se faire une place dans le milieu politique en se faisant d’abord élire député à l’Assemblée nationale en 2012. Au regard de l’exigence de renouvellement et du rajeunissement de la classe politique, Komboïgo semble répondre aux critères de l’homme capable d’incarner le nouveau CDP. Un CDP qui, pour réaliser ses ambitions futures, se doit de tenir compte des désidérata d’une jeunesse plus que jamais exigeante, qui a besoin de se bonifier en surfant sur l’expérience des anciens. Justement, comment réinventer le CDP, lui donner un nouveau souffle débarrassé des démons du passé, quand la vieille garde continue de tirer les ficelles ? Car Eddie, comme d’autres jeunes cadres du CDP d’ailleurs, a sur sa route des vieux briscards politiques qui, au lieu de mettre leurs expériences politiques au service de la jeunesse du parti, engagée et déterminée, combative et combattante, se battent uniquement pour des « honneurs » dans un pays qui doit travailler dur pour rattraper les ratés du passé.

Bref, pour espérer être le porte-étendard du CDP, Eddie a besoin de consolider ses acquis politiques depuis quelques années. Déjà connu et respecté, reconnu pour sa pondération et son sens du travail bien fait, cet  Etalon est déjà sur la bonne route menant à Kosyam. Arrivera-t-il à destination ? « Ça dépendra », comme dirait l’autre. On sait seulement qu’il en a la carrure, les moyens et les capacités, au regard surtout du réseau et   vaste carnet d’adresses dont il dispose.

Mahama Tiraogo KABORE

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