CONTRE LA LIQUIDATION DES ACQUIS DE L’INSURRECTION : La Coalition Zeph 2015 annonce une conférence nationale des insurgés les 29 et 30 octobre 2016

CONTRE LA LIQUIDATION DES ACQUIS DE L’INSURRECTION : La Coalition Zeph 2015 annonce une conférence nationale des insurgés les 29 et 30 octobre 2016

La Coalition Zeph 2015 a animé le 25 août 2016, une conférence de presse au siège de l’Union pour le changement (UPC) à Ouagadougou. Née sous la Transition au sein de l’ancien Chef de file de l’opposition(CFOP), la Coalition Zeph 2015, composée de 13 partis politiques d’obédiences libérale, communiste, sankariste, socio-démocrate  et centriste, a estimé que ses anciens camarades du CFOP, aujourd’hui au pouvoir, « sont en train d’échouer lamentablement ». Un  échec que la Coalition a présenté comme l’échec de tous les insurgés. Face à ce qu’elle a qualifié de « liquidation des acquis de l’insurrection », la Coalition a annoncé une conférence nationale des insurgés pour se pencher sur la situation du pays, l’état des acquis de l’insurrection populaire et les perspectives qui s’imposent.

 

« Offrir à tous ceux qui se sont battus et qui continuent de se battre  pour le vrai changement, un espace de réflexion et d’introspection sur l’état  des acquis de l’insurrection, la situation du pays et les perspectives nouvelles de lutte que celle-ci appelle ». C’est ce que la Coalition Zeph 2015, dirigée par Zéphirin Diabré lui-même, a annoncé lors de la conférence de presse le 25 août dernier, arguant que les Burkinabè voulaient, à travers l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, « d’un vrai changement, d’une manière toute nouvelle de faire la politique et de répondre à leurs attentes ». Le Mouvement du peuple pour le progrès(MPP) et ses alliés ont échoué dans leur gestion du pouvoir, 9 mois après leur installation, selon le constat de la Coalition. Pour elle, « le nouveau-ancien pouvoir a vite fait de ramener à l’ordre du jour toutes les mauvaises  pratiques politiques qui avaient nourri l’insurrection ». Selon Zéphirin Diabré et ses camarades, le pouvoir est conçu par le nouveau-ancien pouvoir,  « non  pas comme un instrument  pour faire avancer le pays, mais  comme une occasion pour promouvoir ses proches et ses alliés ». La corruption est en train de redevenir une stratégie d’Etat, la politisation de l’administration est de retour et se double d’un clanisme qui illustre l’absence de vison commune au sommet de l’Etat, a déploré la Coalition Zeph 2015. Tentatives de musellement des syndicats de l’enseignement, instrumentalisation des OSC à sa solde et achat du silence de certaines d’entre elles bien connues de la place, instrumentalisation des juges proches du pouvoir du MPP, sont les pratiques dénoncées par les conférenciers qui ont déploré l’ingérence du Législatif dans l’Exécutif, toutes choses qui mettent à mal la séparation des pouvoirs, à les entendre.

Pour la Coalition Zeph 2015, la démarche économique actuelle adoptée par le gouvernement est inadaptée. Parlant des difficultés économiques du pays, elle a signalé un manque criard de liquidités pour apurer la dette intérieure et faire respirer à nouveau la machine économique. Ce qui urge, selon la Coalition, c’est « un plan vigoureux de relance de l’économie à court terme » alors que « le pouvoir du MPP nous embarque dans un plan  de développement économique à moyen et long terme ». Le Burkina a besoin de l’argent frais pour faire face à ses multiples problèmes. Où trouver à chaud toutes ces liquidités ? Selon Zéphirin Diabré, un libéral bon teint, c’est sur les marchés financiers que l’on peut avoir les milliards dont le pays a besoin actuellement. « Il y a quelque chose de pathétique à voir des socio-démocrates qui ne ratent aucune occasion pour fustiger le libéralisme, se précipiter à Abidjan chez le patron des libéraux africains, pour demander son aide  afin de relancer notre économie », a ironisé Zéphirin Diabré. Et d’ajouter au nom de la Coalition, que « le pouvoir du MPP  a transformé le Burkina Faso en un Etat-garibou qui tend sa calebasse aux pays riches de la sous-région ou des producteurs africains de pétrole ».

 

Divergence au sommet de l’Etat

 

L’incapacité du gouvernement à gérer le pays est même dénoncée par certaines hautes personnalités de l’Etat qui fustigent son manque d’audace et d’imagination, selon les conférenciers. Une divergence au sommet de l’Etat à propos de laquelle la Coalition se demande  qui sortira vainqueur de sa clarification et de sa décantation. Elle a estimé que ses anciens camarades du CFOP, en l’occurrence le MPP et les partis alliés au pouvoir, sont en train de « verser la figure des insurgés par terre ». Elle a fait remarquer que « le pire des désaveux que l’on peut infliger à un insurgé, c’est d’entendre dans  les quartiers populaires, des citoyens  vous dire haut et fort que sous Blaise Compaoré, c’était mieux ». Un sursaut d’orgueil est nécessaire, selon la Coalition, pour, dit-elle, relancer le combat pour la défense et la sauvegarde des acquis de l’insurrection. Elle a soutenu qu’un audit du fichier électoral s’impose pour que les paramètres internes du fichier soient accessibles à toutes les tendances qui composent l’institution ainsi que ses membres.

 

Lonsani SANOGO

 

 

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3 Commentaires

  1. moumouni

    AIGRIGANG quand tu nous tient.zeph est un mauvais perdant et tu ne peut pas faire mieux que le MPP.ancien ou nouveau pouvoir ils ont été élu par le peuple souverain du Faso et ça tu ne peut rien y faire à part te rangé en attendant 2020.qu’elle qu’en sois tes manigances tu attendra.l’économie du burkina à pris un coup après les attentats et ça personne ne l’avais prévu les bailleurs on fuit et les investisseurs tardent à revenir vue le climats d’insécurité au Faso.sa te fait quoi de te mettre au service de ton pays pour aider.aidé dans la construction et non dans la division.la division c’est ton fort raison pur laquelle OUALI a claqué la porte.ne devient pas président qui veux.ou et quand le législatif s’est i mixé dans la gestion du pouvoir?SI BLAISE A FUIT C’EST GRÂCE A LA PRÉCIEUSE CONTRIBUTION DU MPP.na tu pas dis que l’objectif de la contestation n’était pas au départ de blaise mais au retrait de la loi de modification de l’article 13.si tu a oublié comment on ta recadré au Siégé du cfop, nous on a pas oublier.

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  2. Confidences

    L’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu peut être bien invoqué sur les agissements du ministre de la santé qui défrayent sans cesse la chronique. Contrairement à certains avocats du diable qui tentent vainement d’expliquer que le ministre est irréprochable, les faits sont là pour démontrer le grand malaise qu’il a crée en si peu de temps au ministère de la santé par son esprit de division ,de règlements de comptes, de course effrénée aux avantages financiers liés à certaines structures du département où sans vergogne ,il passe par tous les moyens pour nommer ses amis, promotionnaires sur des bases politiciennes et régionalistes. Les médias qui ont mis sur la place publique les gaffes du ministre dans ses tentatives d’accaparement de la direction de la CAMEG malgré le renouvellement du second et dernier contrat triennal du DG, tiennent leurs informations sur des faits avérés. Donc, il ne s’agit pas de manipulation quelconque. Ce ministre affairiste fait la honte du gouvernement au vu et au su des partenaires techniques et financiers du ministère. Il n’a aucune carrure d’homme d’Etat par manque de diplomatie et de discrétion. Tenez, le ministre se vante dans certains milieux d’avoir conçu et rédigé la politique sanitaire du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Or, il s’agit d’un document qui a fait l’objet de concertations et d’amendements entre plusieurs spécialistes de la santé dont certains sont mieux expérimentés que lui. Tous ces faits démontrent le comportement mesquin et non responsable du ministre de la santé. Plusieurs conseillers du Chef de l’Etat ont appuyé le président par des conseils, des projets pertinents en toute discrétion. Le ministre de la santé ne mérite pas la confiance des autorités ni celle du personnel du ministère. Ce coup de force à la CAMEG ne doit pas être toléré sinon cela marquera définitivement l’échec de la lutte contre la corruption et de la politisation dans l’administration publique au Burkina. Et l’histoire retiendra que c’est sous le régime du MPP que ce scandale qui a éclaté publiquement est encouragé contre toutes les règles de bonne gouvernance.

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