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CONTROLE D’AUTHENTICITE DES DIPLOMES DES FONCTIONNAIRES DE L’ETAT« Si tu as fraudé sur un diplôme et tu prétends venir nous donner des leçons, cela va se savoir », dixit El Hadj Omar Tapsoba

Au Conseil des ministres tenu le 12 avril 2019, le ministère de la Fonction publique a fait part au conseil d’une opération de contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité, qui sera lancée courant mai 2019. Cette décision défraie la chronique actuellement au pays des Hommes intègres.  Au cours d’une cérémonie de démission de femmes de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), pour le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) survenue le 14 avril dernier, le secrétaire général de la mairie de l’arrondissement 7 qui a présidé ladite cérémonie a donné son avis sur cette décision. Il s’est également prononcé sur les propos du président par intérim du MPP sur les ONG. 

Le décret pris en Conseil des ministres du 12 avril sur le contrôle de l’authenticité des diplômes des fonctionnaires en activité est sans doute, le sujet qui, en ce moment, est sur les lèvres de tous les Burkinabè. En effet, cette décision vise à vérifier l’authenticité des diplômes des agents de la Fonction publique. Lors d’une cérémonie tenue le 14 avril dernier, El Hadj Omar Tapsoba a tenu à donner son opinion sur cette décision. Pour lui, cette décision du gouvernement concerne tous les fonctionnaires de l’Etat. «Tout le monde est inclus, tous les fonctionnaires de l’Etat verront leurs diplômes vérifiés», a-t-il fait savoir.  Selon lui, cette décision va situer le rang de tout un chacun dans ce pays et surtout, « ceux-là qui prétendent être des leaders et donneurs de leçons ». «Si vous êtes vraiment des leaders ou des responsables et que vous avez des diplômes falsifiés, eh bien, la justice fera son boulot», a-t-il dit. Aussi, a-t-il poursuivi, « si tu as fraudé sur ton diplôme et tu viens prétendre nous donner des leçons, ça va se savoir ».  Un autre point abordé lors de cette cérémonie était les propos tenus par le président par intérim du MPP au cours d’une conférence de presse sur la situation sécuritaire précaire qu’a dépeinte certaines ONG au Burkina. Selon El Hadj Omar Tapsoba, le président Simon Compaoré n’a rien dit de mal. « Il a tout simplement voulu dire de ne pas aggraver la situation car, ce sont des publicités négatives pour notre pays ». « Ce qu’il a voulu dire, c’est que si des ONG ont jugé qu’il y a l’insécurité, il fallait juste qu’elles saisissent les autorités compétentes pour qu’elles puissent les accompagner à aller où elles veulent, c’est tout ce qu’il a dit et je ne vois pas de mal en cela», a-t-il laissé entendre.

343 femmes de Boassa et Wapassi quittent l’UPC et déclarent leur amour au MPP de Roch Marc Christian Kaboré

Les femmes de la Coordination des associations de l’arrondissement 32 de Ouagadougou, composées d’environ 5 associations membres dans les quartiers de Boassa et de Wapassi, ont claqué la porte au parti du Lion pour celui du président Roch Marc Christian Kaboré. Les raisons, selon Alima Bagayan, sont que le parti du Lion n’arrive pas à résoudre les problèmes de Boassa et de Wapassi, notamment les problèmes liés à l’eau, la voirie, la santé, etc. «Nous avions voté pour l’UPC lors des élections passées, c’était une erreur que nous n’allons plus commettre. Car, notre quartier n’est pas bien entretenu, personne ne vient écouter nos problèmes. Il n’y a pas un seul bon hôpital ici. Lorsque quelqu’un est malade ici, pour qu’une ambulance puisse venir, c’est tout un problème car les voies sont impraticables. Il y a également le problème de l’eau », a-t-elle indiqué, avant d’ajouter que « c’est pour tout cela que nous avons décidé d’aller au MPP, afin que les autorités puissent nous venir en aide. Nous sommes persuadées qu’avec le MPP, nos problèmes seront résolus ». Le secrétaire général de l’arrondissement 7 a déclaré être ému par cette décision des femmes de Boassa. « C’est un sentiment de joie qui nous ; anime en ces temps-ci. Car, de plus en plus, des gens adhèrent à notre parti. C’est une satisfaction morale pour nous ; et à nous de travailler toujours pour que 2020 soit vraiment un coup K.-O., pour que le président puisse dérouler correctement ses engagements et son programme », a-t-il dit. En ce qui concerne les problèmes évoqués par les femmes de Boassa et Wapassi, El Hadj Omar Tapsoba a promis d’y apporter des solutions très prochainement. Il a, par ailleurs, fait don de la somme de 100 000 F CFA aux femmes de la Coordination des associations de Boassa et Wapassi.

Frédéric TIANHOUN
(Collaborateur)

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