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CRISE A L’UNPCB : Les détracteurs de Karim Traoré installent leur bureau et exigent l’accompagnement des autorités

CRISE A L’UNPCB : Les détracteurs de Karim Traoré installent leur bureau et exigent l’accompagnement des autorités

La branche  dissidente de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) a officiellement installé son bureau de transition de 11 membres, dirigé par Casimir Gnoumou, le 16 décembre 2016 au Centre Rosario Saint Vincent de Paul de Bobo-Dioulasso. Le lendemain 17 décembre, les frondeurs  ont eu une rencontre au gouvernorat avec le gouverneur des Hauts-Bassins et une délégation du ministère en charge de l’agriculture. « Les dénonciateurs », comme ils se sont définis, ont présenté leur bureau aux autorités en face et exigé qu’il soit validé et reconnu désormais comme équipe dirigeante de l’UNPCB.

 

Ambiance très tendue ! Les « dénonciateurs » étaient vivement remontés contre le camp Karim Traoré, et l’ont fait savoir en des termes « durs » et « fermes » devant le gouverneur et la délégation ministérielle dirigée par Pierre Emmanuel Ouédraogo, directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture. Ils ont à peine ménagé les autorités dans l’expression de leurs préoccupations, sur un ton de colère et de révolte.  Casimir Gnoumou, Abou Ouattara, Kani Bicaba, François Traoré, François Tanou, Djakaria Ouattara, Boubié Naon,  Hubert Soulama, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas mâché les mots devant les autorités. « Quel lien existe-t-il entre Karim Traoré et le ministère de l’Agriculture ? », « Pourquoi un silence sur une gestion opaque de l’UNPCB ? », ont questionné certains d’entre eux ? « On ne peut plus attendre ; il faut que le problème soit tranché », a clamé une voix révoltée. Les « dénonciateurs » ne sont pas prêts à attendre une prochaine élection qui sera organisée par le camp Karim Traoré. Et ils l’ont signifié dans la salle. « Nous voulons une transition sans Karim Traoré pour aller aux élections en 2017 », a lancé une autre voix. Les « dénonciateurs » ont dit avec fermeté que le ministère a désormais le choix entre le camp de Karim Traoré ou le leur.  « Si le gouvernement veut une feuille de route, c’est avec ce nouveau bureau  de transition », a-t-on renchéri dans la salle.  Le gouverneur Antoine Atiou qui a écouté les récriminations des « dénonciateurs » dirigé par Casimir Gnoumou, a dit saluer « la sagesse des responsables et membres du groupe ». Après avoir présenté le bureau de transition aux autorités en face, le Secrétaire général dudit bureau, Issiaka Ouattara, a dit ceci : « Nous prenons nos responsabilités en mettant en place notre bureau qui va travailler pour les pauvres paysans », espérant instamment une sorte de reconnaissance du bureau présenté. « Nous n’avons pas vocation à vous installer, vous avez été installés officiellement par vous-mêmes », a souligné le gouverneur qui a fait comprendre aux « dénonciateurs » qu’il transmettra leurs préoccupations aux plus hautes autorités. Pierre Emmanuel Ouédraogo a félicité les « dénonciateurs » pour leur implication pour le conformisme du Burkina Faso à l’Acte uniforme de l’OHADA. Il les a rassurés que la crise à l’UNPCB est très suivie à un très haut niveau et tout sera mis en œuvre pour trouver une solution pour le bonheur de la filière coton.

 

« Le mandat du bureau de Karim Traoré a expiré »

 

« Le mandat du bureau de Karim Traoré a expiré depuis mars 2016 », selon les dénonciateurs. Après l’installation des membres du bureau de transition le 16 décembre, Casimir Gnoumou a confié que l’élan des « dénonciateurs » est d’amener une cohésion sociale et fraternelle au sein de la filière coton. « Il a été très  judicieux, très sage pour nous de prendre cette salle illustre pour signifier l’évènement », a–t-il précisé, puisque, explique-t-il, le cadre de l’UNPCB  paraît réduit pour l’évènement. Vous n’auriez pas cultivé du coton cette année, selon le camp Karim Traoré, le confirmez-vous ? « Je ne suis pas un producteur de basse classe », a rétorqué Casimir Gnoumou qui a estimé que les agents techniques de la Sofitex sur le terrain peuvent certifier sa production cotonnière de la saison 2015-2016. Il a confié avoir évacué une caisse de coton le 14 novembre 2016,  soit 8,4 tonnes de coton. Le bureau des « dénonciateurs » a dit espérer le soutien des autorités nationales et des populations pour « relever le challenge ». Un chronogramme sera défini avec le ministère, selon Casimir Gnoumou, en vue de travailler à ramener la sérénité dans le monde des cotonculteurs.

 

Lonsani SANOGO

 

 

 

 

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