CRISE A L’UPC « Nous n’avons pas peur de radier quelqu’un », dixit Adama Sosso

CRISE A L’UPC  « Nous n’avons pas peur de radier quelqu’un », dixit Adama Sosso

La crise persiste au sein de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), et cela suite à la fronde de 13 députés. Le dimanche 22 octobre dernier, le bureau politique national de l’UPC a animé une conférence de presse  dans la salle polyvalente  MGR Jude Bicaba de Dédougou avec au présidium, le secrétaire général du BPN, le député  Adama Sosso, accompagné de Kassoum Traoré, député  des Balé, et Tini Bonzi, député du Mouhoun. 

 

La crise qui sévit au sein du « parti du lion », opposant les députés frondeurs à leurs anciens camarades est loin de prendre fin. Cela au vu  des sorties médiatiques  depuis le début de cette crise qui se poursuit. C’est ce contexte qui justifie la tenue de cette conférence de presse à Dédougou, selon les animateurs qui disent être venus également échanger  avec les membres à la base.

Le deputé Adama Sosso, à la suite de la lecture de sa déclaration liminaire, a indiqué que  concernant les incriminations faites à l’endroit  de leurs camarades, des approches ont été menées auprès des frondeurs afin de leur dire qu’ils ne pensent pas qu’ils soient coupables. « Pour la direction du parti, nous pensons qu’ils ne sont pas coupables et que c’est un montage », a-t-il laissé entendre.  Avant de poursuivre que la question était véritablement que leurs camarades eux-mêmes devaient se blanchir.

« Nous sommes prêts à les accepter s’ils décident de revenir et de respecter les principes du parti »

Par rapport aux arguments qui sous-entendaient que  certains députés  auraient été touchés pour faire partie du gouvernement, M. Sosso a indiqué que, selon les textes du parti, personne ne peut occuper un poste de ministre tant qu’il n’a pas l’onction et la décision du bureau politique national.  Selon ses dires, un vote avait  été fait bien avant à ce sujet et la majorité était opposée à l’entrée dans le gouvernement.

A ce stade de la crise, le deputé Sosso estime qu’ils sont  dans une logique d’apaisement et que dans la vie, tout le monde peut trébucher, tout le monde peut se tromper en fonction des informations données et « nous pensons qu’aujourd’hui, nos camarades se sont trompés », a-t-il laissé entendre.

« Si aujourd’hui ils décidaient d’arrêter leur processus et de regagner le groupe parlementaire UPC, nous n’aurons rien à dire, c’est leur famille, c’est leur parti politique. Maintenant, on va analyser les textes du parti ; s’il est nécessaire de donner un avertissement même verbal (parce que le parti a pris un coup) pour qu’ils ne fassent plus la même chose, on le fera ; si le bureau politique dit d’aller dans le sens de l’apaisement, nous le ferons également ; nous restons ouverts à tous ceux qui  veulent revenir. Nous, nous sommes prêts à les accepter s’ils décident de revenir et de respecter les principes du parti », a martelé le secrétaire général du bureau politique national. Et d’ajouter que si malgré tout, le groupe est créé, c’est aux  militants et au bureau politique de décider en fonction des éléments qu’ils  auront.

Pour Adama Sosso, il est du droit des militants à la base de rappeler tout député pour lui  dire que pour être député,  

il n’a pas eu à faire un concours. Car, selon lui, personne ne fait un concours pour être député et que  ce sont des gens qui mettent les bulletins  un à un dans les urnes pour qu’un candidat soit élu  député et à cela s’ajoute le budget mis à la disposition de chacun par le parti pour battre sa campagne. Concernant les présumés cas de violence sur certains  députés frondeurs, Sosso a laissé  entendre qu’il  n’a incité personne à des violences, et qu’au contraire le parti a condamné et a appelé les gens à la retenue.

En clair, « nous pensons que nous n’avons pas peur de radier quelqu’un  ou peur de perdre personne,  mais nous souhaitons que la famille soit soudée », a conclu le député Sosso.

 

Arnaud Lassina LOUGUE

(Correspondant)

 

 

Alors que la conférence de presse a débuté il y a à peine une dizaine de minutes, elle a été interrompue par un incident dans la salle. En effet, un homme s’est brusquement levé et  a lancé à l’endroit du présidium ceci : « Vous avez envoyé des gens pour brûler les maisons des députés à Ouaga non ? Mais pourquoi aujourd’hui vous leur dites  de venir vous allez discuter ? Vous n’avez pas fait ça ? En vertu de quoi ? Il n’ira pas plus loin puisqu’il a été expulsé de la salle par la sécurité ».

 

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