CRISE AU SEIN DE L’UPC : La direction du parti donne des précisions

CRISE AU SEIN DE L’UPC :  La direction du parti donne des précisions

La direction politique de l'Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu le samedi 21 octobre dernier, une conférence de presse pour, selon elle, porter l'information juste aux Burkinabè quant à l'existence d'un Groupe parlementaire dénommé UPC/Renouveau démocratique (RD) et donner la position du parti sur le sujet. C'était au siège du parti à Bobo-Dioulasso.

«La création d'un Groupe parlementaire (GP) se fait suite à une rencontre de la Conférence des présidents de groupes parlementaire et à un acte du Président de l'Assemblée nationale (PAN)». C'est en substance ce que signifiait la déclaration liminaire de la conférence du jour animée par Moussa Zerbo et Amadou Sanon, tous deux membres du Bureau politique national (BPN) du parti du Lion. Précisant qu'à ce jour, aucune conférence des présidents ne s'est réunie et que le président, disent-ils, n'a signé aucun acte officiel matérialisant la création d'un GP du nom de UPC/RD, les conférenciers ont par conséquent indiqué que ceux qui se réclameraient de ce GP feraient « une usurpation de titre, car un tel groupe n'existe pas ». Pour revenir sur la question des démissionnaires du GP/UPC, Amadou Sanon et Moussa Zerbo, ont donné plus de détails. En effet, le président du parti, assisté d'un vice-président et du Secrétaire général national, ont reçu, en date du 4 octobre dernier, une délégation de 4 députés qui disaient être venus sous mandat de leurs pairs informer la direction du parti qu'avec d'autres camarades, ils avaient décidé de démissionner du GP/UPC et de déposer auprès du PAN une demande pour constituer un nouveau groupe, sans pour autant donner les mobiles d'une telle démarche. C'est alors que l'idée d'une rencontre avec la direction du parti a été suggérée ; à laquelle les démissionnaires n'ont pas honoré jusqu'à ce jour, malgré la volonté exprimée par la direction de les recevoir à travers, notamment l'envoi d'un courrier en date du vendredi 6 octobre pour une rencontre le samedi 7 octobre. Puis, à la faveur des déclarations faites de part et d'autre, la direction du parti apprenait que les motivations de cette initiative étaient, semble-t-il, liées à la publication, le 10 septembre dernier, par le bimensuel "courrier confidentiel", d'une liste de députés UPC accusés d'avoir trempé dans un complot avec les plus hauts responsables du MPP, en vue de la création d'un nouveau parti dans la perspective de l'élection présidentielle de 2020. De ce fait, les démissionnaires, d'une part, reprocheraient essentiellement à la direction du parti de n'être pas venue à leur secours, en les défendant et, d'autre part, ceux-ci tenteraient d'accréditer l'idée selon laquelle ladite direction refusera de les recevoir. Par ailleurs, poursuivent-ils, à la faveur des jugements faits de part et d'autre les démissionnaires en veulent pour preuves, outre la non- assistance de la direction, le manque de démocratie au sein du parti, l'inégalité dans le traitement des députés, la présence du parti au sein de l'Opposition, etc. Des arguments qui, de l'avis de Amadou Sanon et Moussa Zerbo du BPN, sont tous aussi ridicules qu'infondés.

La main reste tendue

En fait, pour toute information, les conférenciers ont indiqué que l'idée de ce groupe parlementaire n'a rien à voir avec les révélations de la presse. Elle remonterait, disent-ils, à la réunion du BPN de janvier 2016 qui a discuté de la position que le parti devait prendre sur l'échiquier national autour de deux questions fondamentales: fallait-il rester dans l'Opposition? Rejoindre la majorité? « Depuis cette rencontre, certains camarades qui n'ont pas pu prévaloir leurs idées, ont nourri l'idée d'un groupe parlementaire, afin de l'utiliser comme un instrument pour négocier en toute indépendance des postes avec le MPP », sources dossiers de presse. Dès lors, ces derniers n'assistaient plus aux réunions des instances du parti, évoquant toujours des prétextes et le complot continuait, disent-ils. Qu'à cela ne tiennent, du côté du parti, malgré le comportement des démissionnaires « la main reste tendue » et ces derniers sont toujours considérés comme des camarades. Ainsi, une correspondance leur sera envoyée dans l’optique de leur demander de rejoindre le bercail dans un bref délai, sous réserve de sanctions. Par ailleurs, la direction du parti en appelle à la sérénité de ses militants et réaffirme que toutes les questions liées à la vie du parti se traitent dans le cadre du parti conformément aux textes.
 LE MONARCK (Correspondant)

 

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