DEMANTELEMENT D’UNE CELLULE TERRORISTE A RAYONGO : Une trentaine de personnes interpellées

DEMANTELEMENT D’UNE CELLULE TERRORISTE A RAYONGO   :  Une trentaine de personnes interpellées

 

Le ministre de la Sécurité a organisé un point de presse le mardi 22 mai au sein dudit ministère, en vue d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’opération de sécurisation de la ville de Ouagadougou. Cette opération qui a consisté au démantèlement d’un groupe de terroristes  dans la nuit du 21 au 22 mai  au quartier Rayongo, dans l’arrondissement 11 de la ville de Ouagadougou, a provoqué des échanges de tirs entre  les Forces de défense et de sécurité (FDS) et des terroristes ; le bilan fait état de 3 terroristes tués, 1 capturé, 6 blessés dont 4 FDS et 2 civils, 1 élément des FDS qui a succombé à ses blessures et une trentaine d’interpellations.

 

Une opération de sécurisation de la ville de Ouagadougou effectuée par les FDS, a conduit à des échanges de tirs entre des terroristes et les FDS à Rayongo, un quartier périphérique de l’arrondissement 11 de la ville de Ouagadougou, dans la nuit du 21 au 22 mai 2018. Selon Clément P. Sawadogo,  c’est aux environs de 1h 30 du matin que les tirs ont commencé et ont pris fin aux environs de 8h. 3 assaillants tués, 1 capturé, 6 blessés dont 4 FDS et 2 civils ; 1 élément des FDS a succombé à ses blessures et une trentaine d’interpellations ; c’est le bilan qu’a communiqué le ministre de la Sécurité aux journalistes, lors de la conférence de presse qu’il a tenue dans l’après-midi du 22 mai, dans l’enceinte  de son ministère. Le ministre de la Sécurité était accompagné du directeur de la Police nationale, du chef d’État-major Général de la Gendarmerie et de ses proches collaborateurs. Il a, dans sa déclaration liminaire, précisé que : «  le ministère de la Sécurité a jugé nécessaire de porter des informations importantes à votre connaissance. Depuis les attentats du 2 mars dernier contre l’État-major général des armées et contre l’ambassade de France à Ouagadougou, les services de police judiciaire, les services de renseignement de la Police et de la Gendarmerie nationale, l’Agence nationale de renseignement (ANR), toutes ces structures travaillent sans relâche pour démanteler les réseaux de présumés terroristes et djihadistes. Avec la poursuite des renseignements et des enquêtes, cela nous a conduits à la détection d’un groupe à Ouagadougou, précisément dans l’arrondissement 11, à  proximité du quartier Rayongo. Une opération de traque a donc eu lieu dans la nuit du 21 au 22 mai aux environs de 1h 30mn du matin pour mettre hors d’état de nuire ces présumés terroristes, et en lien avec les attentats du 2 mars 2018. L’ANR, qui a travaillé particulièrement sur ce groupe, a eu des informations nécessaires et c’est l’unité d’intervention de la gendarmerie qui a mené l’opération. Les intéressés habitaient un célibatérium et la présence des autres habitants était de nature à compliquer le déroulement de l’opération. Nous ne devons même plus parler de terroristes présumés car les intéressés avaient un arsenal qu’ils ont utilisé pour riposter contre nos hommes, preuves qu’ils sont des terroristes équipés et formés pour exécuter des missions. Un des assaillants a été capturé et pourra servir  les besoins de l’enquête. Dans cette opération à grand risque,  nous avons perdu un de nos vaillants combattants qui a succombé à ses blessures. 4 FDS blessés sont pris en charge présentement, ainsi que 2 civils blessés qui sont ceux qui habitaient le même célibatérium ; ils sont aussi pris en charge actuellement. Il y a aussi une trentaine d’interpellations pour les besoins de l’enquête. Cela ne fait pas d’eux des complices forcément, mais cette situation nécessite que toute personne susceptible de nous donner des informations puisse être entendue, et c’est généralement des personnes qui sont dans les alentours ; il ne faut tout de même pas exclure que certaines personnes, dans le lot des 30, soient déclarées des complices après l’enquête. L’enquête permettra donc de faire la part des choses et de libérer rapidement ceux qui n’ont rien à voir dans cette situation. Le procureur du Faso a été saisi et a été sur les lieux ; il  poursuivra donc l’enquête. Le Génie militaire a été mis à contribution pour les opérations de déminage éventuelles car, dans le cas d’espèce, une investigation est faite pour s’assurer qu’il n’y a pas une charge explosive  quelque part, qui ait été laissée par les terroristes ». Le ministre de la Sécurité a invité les populations à signaler tous faits suspects, si minimes soient-ils, car cela pourra permettre à l’enquête d’avancer rapidement. Quant aux images de l’attaque qui se sont retrouvées très rapidement sur les réseaux sociaux sans que les journalistes aient eu accès au lieu, le ministre rappelle que cela est strictement interdit et rassure que des enquêtes seront menées et tout FDS qui serait à l’origine de tels actes, répondra devant le conseil de discipline, avant de rappeler que les nouvelles technologies sont difficiles à maîtriser et qu’une tierce personne peut aussi être à l’origine de la diffusion des images de l’attaque. Concernant la nationalité des terroristes, le ministre a précisé que l’enquête permettra de les identifier et d’en savoir plus, car les assaillants n’ont généralement pas de pièces fiables sur eux. En réponse à un journaliste, le ministre a rappelé que depuis les attaques du 2 mars 2018, des opérations de ratissage sont organisées et cela avait permis de repérer un premier groupe de suspects dans la même zone, qui ont été arrêtés. Selon Clément Sawadogo, le présent groupe avait un lien avec les attentats du 2 mars et les dispositifs qu’ils avaient, peuvent laisser penser qu’ils préparaient une attaque.  Il précise que les terroristes disposaient d’une Kalachnikov (AK 47), d’1 PKMS qui est une arme collective, de grenades, d’éléments qu’ils pouvaient assembler pour en faire des explosifs et peut-être d’autres choses que l’enquête permettra de découvrir. « Les terroristes se préparaient sans doute à agir mais nous ne savons pas pour le moment le lieu », a-t-il ajouté. Ils étaient tous de sexe masculin et pour le moment,  nous ne sommes pas en mesure de vous dire depuis quand ils occupaient la maison. Mais l’enquête permettra de le savoir dans les jours à venir. Les terroristes étaient en possession de tenues militaires de l’armée française et de l’armée burkinabè, selon le ministre de la Sécurité. Un grand travail de sécurisation est fait actuellement par les FDS, mais les terroristes trouvent toujours des voies pour déjouer les contrôles. Le ministre de la Sécurité a, à la fin du point de presse, exprimé sa compassion à la famille du gendarme décédé et a souhaité prompt rétablissement aux blessés.

Jonas B. SALOU (Collaborateur)

 

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