DESIRE COMBOÏGO, VICE-PRESIDENT ASSURANT L’INTERIM DU CSC : « Le vide juridique a plongé le CSC dans la tourmente »

DESIRE COMBOÏGO, VICE-PRESIDENT ASSURANT L’INTERIM DU CSC   :  « Le vide juridique a plongé le CSC dans la tourmente »

 

 

Les responsables du Conseil supérieur de la communication ont animé un point de presse le 28 mars 2018 au siège de l’institution pour, ont-ils dit, « livrer des informations bien précises ».  Le principal orateur qui a animé la conférence de presse, Désiré Comboïgo, vice-président du CSC, a estimé que la modification de la loi organique n°015 du 13 mai 2013 par l’Assemblée nationale le 22 mars 2018  est pertinente et opportune, dans la mesure où l’article 37 de ladite loi organique a été déclaré anti-constitutionnel, selon lui.

 Le CSC fonctionne, mais pas à plein régime parce qu’amputé d’un certain nombre d’acteurs indispensables à son bon fonctionnement. C’est la conviction de Désiré Comboïgo, vice-président de l’institution, qui a fait savoir que les organes nécessaires au bon fonctionnement ne fonctionnent pas depuis au moins 6 mois. L’absence de la présidente (à la tête de l’institution) qui était incarcérée, le directeur de l’administration et des finances sous tôle, et bien des appareillages de monitoring du CSC dans des localités régionales qui ne fonctionnent pas normalement, sont autant de difficultés que connaît l’institution, selon Désiré Comboïgo. Devant les journalistes, sa communication a fait la part belle à des rappels ou des redites, avec des détails là où il lui a semblé nécessaire de le faire. Pas grand-chose de nouveau à mettre sous presse, sinon faire observer, par exemple, que les dysfonctionnements de l’institution, nés de la crise que celle-ci a connue, ont conduit parfois à des décisions illégales de son administration. La loi organique 015-2013 a été promulguée à l’exception de son article 37 qui est « le siège du principe et de l’exception d’irrévocabilité du mandat des conseillers et du président de l’institution », selon le conférencier.  Pour lui, « aucune disposition de ladite loi ne prévoyait un régime disciplinaire applicable aux conseillers et au président ». Une situation exceptionnelle, de son point de vue, qui est à l’origine du vide juridique qui a plongé le CSC dans la tourmente. La modification de la loi organique 015 de 2013 par l’Assemblée nationale, le 22 mars 2018, va combler ce que Désiré Comboïgo a appelé « une insuffisance congénitale » et permettre d’introduire, à son avis, « la disposition manquante ». C’est en cela, a-t-il signifié, que la modification de la loi organique était pertinente et opportune. La personne de Désiré Comboïgo qui assure l’intérim de la présidence du CSC fait-elle l’unanimité, a voulu savoir un journaliste ? En réaction, le conférencier a demandé de désigner sur cette terre une seule personne qui fait l’unanimité, avant de préciser que le vice-président est élu et exerce ses fonctions selon la loi. Sur les coupures de salaires ayant visé certains travailleurs au CSC, le conférencier a indiqué que le tribunal a estimé que les retenues sur salaire opérées sont illégales. Il a ordonné leur restitution et la situation est en passe d’être réglée à son avis, car des coupures de salaire ont déjà  été restituées.  A quand le retour à la normale au CSC ?  « Je ne suis pas au début et à la fin des solutions », a dit en réaction le conférencier, avant de préciser que les agents du CSC sont tenus par les réglementations de la cité.

Lonsani SANOGO

 

 

 

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