DISCOURS DU PREMIER MINISTRE SUR L’ETAT DE LA NATION : L’UGEB réagit

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE SUR L’ETAT DE LA NATION  :    L’UGEB réagit

 

 

Ceci est une réaction de l’Union générale des étudiants Burkinabè (UGEB) suite au discours du Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le 12 avril dernier. L’UGEB s’est surtout appesantie sur le domaine de l’Education. C’est donc un tableau sombre que l’UGEB présente aussi au niveau de l’enseignement supérieur que de l’enseignement primaire.

 

Nous avons effectivement suivi avec beaucoup d’intérêt le discours sur la situation de la Nation du Premier ministre Paul Kaba Thiéba. Ce que nous retenons dans un premier temps, c’est que jusque-là la prise en compte de l’éducation comme une priorité nationale n’est que de la poudre aux yeux. Nous disons cela parce que le point qui a été fait au cours de l’année 2017 comme réalisations dans le domaine de l’éducation ne représente qu’un grain de sable dans un désert. Le nombre de salles de classe construites, le nombre d’enseignants recrutés en 2017 n’ont amélioré en rien les conditions de travail et d’études des acteurs de l’éducation, ni la qualité de l’enseignement contrairement à ce qu’affirme le Premier ministre. C’est le cas de la construction de 767 salles de classe au primaire dont 363 pour la résorption des paillotes. Pourtant en 2016, la direction des études et de la planification du MENA dénombrait 5 331 salles sous paillotes. Il en est de même pour la construction de 59 blocs de 2 salles de classe au préscolaire.  Au supérieur, la situation n’est pas aussi rose qu’il l’a dépeinte. Comment affirmer que l’octroi de 2 300 nouvelles bourses est un acquis pour le gouvernement ? Les bourses sont de 2 300 depuis l’année 2013. Pire, c’est en 2017 que ce même gouvernement sous la direction du Pr Filiga Michel Sawadogo a tenté par des mesures dites de recadrage de réduire le maximum de bourses. Cela a été combattu par les étudiants. C’est donc curieux que le  gouvernement brandisse cela comme un acquis. Aussi, en reconnaissant que le CENOU ne sert que 32 269 plats par jour dans les restaurants universitaires, il s’agit là d’un aveu d’échec. Rien que dans les universités publiques de Ouagadougou les effectifs s’élèvent à plus de 70 000 étudiants. A l’université de Koudougou, on a plus de 20 000 étudiants. C’est donc dire que la majeure partie des étudiants n’ont pas le privilège d’avoir un plat au restaurant universitaire. Répondant aux questions des députés, le Premier ministre affirme par ailleurs que le retard est en train d’être résorbé pourtant la réalité est tout autre. Il prend l’exemple des bacheliers de 2017 qui auraient effectué selon lui leur rentrée académique à l’exception des étudiants orientés à l’UFR/SEA et SVT de l’Université Ouaga 1. Cela n’est que pure contrevérité. A l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, il n’y a que l’UFR/SDS, l’IBAM, la promotion de Géographie 1ere année dans toute l’UFR SH qui compte 5 départements, le département de la Communication et Journalisme dans toute l’UFR/LAC qui compte 8 départements. L’UFR/SEA a pourtant bel et bien effectué sa rentrée, le 3 avril 2018. La rentrée de la promotion de SVT est effective seulement depuis le 16 avril 2018. Il est donc incompréhensible que le chef du gouvernement en personne soit si mal informé sur la situation dans les universités. Cela nous amène à nous poser des questions sur la véracité des autres points qu’il a eu à faire dans les autres domaines.

TRAORE Danouma Ismaël, P

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