DISPARITION DE FLORIBERT CHEBEYA : Saura-t-on jamais la vérité ?

DISPARITION DE FLORIBERT CHEBEYA : Saura-t-on jamais la vérité ?

 

Cela fait 7 ans, jour pour jour, que l’activiste des droits de l’Homme, Floribert Chebeya, et son chauffeur, Fidèle Bazarra, trouvaient la mort dans des circonstances pour le moins troubles. C’était le 1er juin 2010. Or, alors que Floribert Chebeya était convoqué au siège de l’inspection générale de la police pour y rencontrer le Général John Numbi qui en était alors le chef, ce n’est que le lendemain que son corps sans vie a été retrouvé dans une voiture abandonnée, le pantalon baissé sans doute par ses bourreaux pour laisser croire à une affaire de mœurs. Quant à son chauffeur Fidèle Bazarra, son corps n’a jusque-là pas été retrouvé. Si fait que sept ans après, le mystère reste entier sur ce qui ressemble à une affaire d’Etat. A l’issue d’une enquête très critiquée par les défenseurs des droits de l’Homme, quatre policiers ont été jugés en 2011 ; un a été condamné à la perpétuité, mais les trois autres ont été acquittés. Mais quant au général Numbi, il n’a jamais été inquiété puisqu’il n’a jamais daigné répondre aux convocations de la Justice.

Tôt ou tard, le Général Numbi devra répondre des faits qui lui sont reprochés

Libre de ses mouvements, il a toujours nié les faits, affirmant qu’il n’avait jamais donné rendez-vous à Floribert Chebeya. Dont acte ! Mais une chose est sûre, « le mensonge a beau courir, la vérité finira toujours par le rattraper ». C’est une loi implacable de la nature. Et tôt ou tard, le Général Numbi devra répondre des faits qui lui sont reprochés. Certes, Chebeya est mort, mais son fantôme continue de hanter ses bourreaux qui croyaient vivre tranquilles, en envoyant ad patres un homme qui dérangeait. Mais la réalité est tout autre. A preuve, hier encore, 1er juin 2017, les proches des victimes et tous les Congolais épris de paix et de justice ont encore battu le pavé pour exiger des autorités que justice soit rendue à Chebeya et à son chauffeur. Et c’est peu dire que de telles actions dérangent le pouvoir kinois qui croyait avoir sauvé les meubles à travers un simulacre de procès qui n’a d’ailleurs abouti qu’à la condamnation des exécutants et non des commanditaires.

B.O

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1 Commentaire

  1. konan koffi

    Déclaration du Front populaire ivoirien sur la fin du procès contre le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé à la Cpi

    Le lundi 29 mai 2017, le professeur ATE KLOUSTERMAN, 45ème témoin de l’accusation, spécialiste en ADN à l’institut médico légal des Pays-Bas était à la barre à la CPI.
    Lors de son interrogatoire et contre interrogatoire sur le rapport de son institut, relativement à la prétendue tuerie des femmes d’Abobo, le professeur KLOUSTERMAN a révélé: « Je vais m’expliquer un peu : nous avons fait les tests pour déterminer s’il y avait des traces de sang. Nous avons vu des tâches suspicieuses sur les tee-shirts. Nous avons fait des tests pour déterminer si c’était du sang et tous les tests étaient négatifs …Sur quinze (15) victimes, les ADN de douze (12) ne concordaient pas avec celui des familles supposées. Et les effets vestimentaires étaient trop neufs pour des corps supposés dater de 2010».
    Le FPI rappelle qu’hier comme aujourd’hui, c’est sur la base de mensonges d’Etat que certains chefs d’Etat, parrains de monsieur Alassane OUATTARA, lui-même dans le moule du mensonge permanent, ont manipulé l’opinion internationale afin de perpétrer le coup d’Etat contre le Président Laurent GBAGBO pour le déporter à la prison de la CPI.
    Le FPI constate que dans ce complot impérialiste, monsieur Alassane OUATTARA, ses parrains et le bureau du procureur de la CPI ont fabriqué des faits de toutes pièces et manipulé des personnes physiques et morales pour les accompagner dans leur plan « commun» machiavélique.
    Le FPI fait observer que le prétendu massacre des femmes à Abobo est l’un de ces faits fabriqués qui vient d’être mis à nu aux yeux du monde entier par l’expert en ADN lors de son audition.
    Le FPI constate encore qu’aucun témoin à charge n’a jusqu’à présent apporté la moindre preuve tangible de la culpabilité des accusés. Les témoins ont au contraire relevé pour certains, l’innocence des accusés et dévoilé pour d’autres le montage et les mensonges grossiers de l’accusation ; ils ont établi pour d’autres enfin, la culpabilité de la France, de l’ONUCI et de monsieur Alassane Dramane OUATTARA et son camp.
    Le FPI relève que c’est sur la base de ces mêmes faits fabriqués que la Première Dame Simone EHIVET GBAGBO a été jugée et acquittée par la Cour d’Assise d’Abidjan. Cependant, elle est toujours illégalement détenue.
    Le FPI demande en conséquence au juge président de la CPI et sa cour de prendre leurs responsabilités devant l’histoire pour mettre fin à cette parodie de justice et libérer maintenant le Président Laurent GBAGBO et le Ministre Charles BLE GOUDE.
    Le FPI invite dès lors le Conseil de Sécurité de l’ONU à tout mettre en œuvre promptement pour que la libération du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles BLE GOUDE soit effective.

    Pour le Front Populaire Ivoirien

    Le Secrétaire Général par Intérim et Porte parole du Parti KONE Boubakar

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