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EDDIE KOMBOIGO, PRESIDENT DU CDP A PROPOS DE LA PRESIDENTIELLE 2020:« Tous les partis vont se casser pour rejoindre le CDP »

Le bureau politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a tenu, le 1er septembre 2019 à Ouagadougou, sa 65e session ordinaire. Au menu des débats, la validation de tous les actes pris par le Bureau politique national après le   7e  congrès ordinaire, la question de la tenue du congrès extraordinaire, les orientations à donner au Bureau exécutif national pour l’élaboration de la directive portant désignation du candidat du parti à l’élection présidentielle de 2020, une communication du Haut conseil sur la discipline au sein du parti. C’était en présence de plusieurs membres de cette instance du parti, y compris certains qui avaient esté le parti en justice.

Les membres du bureau politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) étaient en conclave hier, 1er septembre 2019, au stade du 4-Août à Ouagadougou. Il s’est agi pour eux de se pencher sur les préoccupations du moment. Il s’agit de la validation de tous les actes pris par le Bureau politique national après le   7e  congrès ordinaire, de la tenue du congrès extraordinaire, des orientations à donner au Bureau exécutif national pour l’élaboration des critères et les conditionnalités pour la candidature à la candidature de l’ancien parti au pouvoir à l’élection présidentielle de 2020, et de questions diverses. Une communication du Haut conseil sur la discipline au sein du parti a été également faite.

Ce fut l’occasion pour le président du parti de l’épi et de la daba, Eddie Komboïgo, d’inviter ses camarades qui contestent les décisions du parti, à regagner les rangs. Pour lui, un parti politique ne fonctionne pas dans les instances judiciaires, mais dans ses différentes instances.  Se présenter en justice, a expliqué Eddie Komboïgo, donne l’impression qu’on a envie de retarder le parti dans son fonctionnement, parce que la Justice prend du temps pour résoudre les problèmes. Mais qu’à cela ne tienne, le président du CDP promet à ses militants que le parti redeviendra ce qu’il a toujours été.  « Nous louons tous ceux qui ont fait ce pas du retour. Même tous ceux qui sont sortis et qui étaient au MPP, sont en train de revenir. Il n’y a pas de raison que de petits et derniers frondeurs ne reviennent pas.  Vous allez connaître le CDP d’ici décembre. Il sera plus grand que ce que vous croyez, parce que tous les partis vont se casser pour rejoindre le  CDP. J’en ai la conviction», a-t-il dit avant de poursuivre : « Je lance un appel, du haut de cette tribune, à l’ensemble de ces camarades qui insistent à ester en justice contre notre parti, le CDP, de savoir raison garder et de retirer leur plainte en cours d’instruction. Le parti a des instances où toutes les divergences doivent pouvoir être aplanies démocratiquement. En outre, au 7e  congrès ordinaire, nous avons désigné   le président Blaise Compaoré comme président d’honneur, à qui nous avons donné un certain nombre d’attributions. Pour parler en expert-comptable, c’est un chèque en blanc puisqu’il peut, à lui seul, faire réunir toutes les instances pour délibérer sur toute question de son choix si nécessaire. Je vous recommande vivement de vous y conformer.  Tout acte contraire sera considéré comme un acte d’indiscipline et sera traité comme tel ».

Congrès extraordinaire le  22 septembre prochain

En rappel, certains membres du bureau politique avaient, suite à des divergences portant sur le nombre des membres du BPN, porté plainte contre le parti en justice. Ces derniers ont eu gain de cause en obtenant la suspension du congrès extraordinaire qui était prévu le 16 juin 2019, dont l’objectif était de régulariser le Bureau politique national et désigner le  candidat du parti à la présidentielle de 2020.  Une décision de justice que le président dit accepter à sa juste valeur. « La direction du parti a déjà condamné ces actes, mais a pris acte de la décision judiciaire pour se conformer à moins de 600 membres ou 600 membres au plus », a rappelé Eddie Komboïgo à la cérémonie d’ouverture.   Et de saluer les membres du BPN ressortissants des zones en proie à  l’insécurité. Sur ce point, le président du CDP s’insurge contre le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses alliés qui ont conduit le pays des Hommes intègres dans l’instabilité.  « L’heure n’est pas à la polémique. Mais nous constatons, à notre corps défendant, que depuis l’arrivée du MPP au pouvoir, le pays sombre chaque jour.  (…)  Nul ne peut contester aujourd’hui que la situation dans notre pays   est la pire de notre histoire », a-t-il dit.

Signalons que la rencontre a connu la participation de plusieurs figures politiques parmi lesquelles, l’ancien Premier ministre Paramanga Ernest Yonli, l’ancien président de l’Assemblée nationale et ancien ministre des Réformes Dr Arsène Bongnessan Yé, l’ancien président de l’Assemblée nationale Mélégué Traoré, l’ancien maire de la commune de Bobo-Dioulasso Salia Sanou, l’actuel vice-président du CDP Boureima Badini, le député Yayha Zoungrana,  Gnama Paco Drabo,  pour ne citer que ceux-là. Au moment où nous bouclions  le journal, il nous est revenu que la session avait pris d’importantes décisions.  Il s’agit, entre autres,  de l’organisation d’un congrès extraordinaire le  22 septembre prochain. Ledit congrès aura pour objectif d’adopter les critères et les conditionnalités pour la candidature à la candidature du parti à l’élection présidentielle de 2020, élaborés  par une commission mise en place à cet effet. Un autre congrès extraordinaire sera organisé courant octobre 2019 pour désigner et investir le candidat de l’ancien parti au pouvoir,  le CDP.

 

Issa SIGUIRE

 

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