A la uneSports

ELECTIONS A LA FBF

D’anciens joueurs appellent à la candidature du colonel Sita Sangaré

Le renouvellement de l’instance de la Fédération burkinabè de football (FBF) est en principe prévu pour le mois de juin prochain. C’est à ce sujet que d’anciens footballeurs burkinabè sollicitent le colonel Sita Sangaré, président sortant de la FBF, à se présenter pour un autre mandat. C’était lors d’une rencontre tenue avec la presse, le lundi 24 février 2020 à Ouagadougou.

« Nous souhaitons que vous acceptiez de faire acte de candidature à la présidence de la Fédération burkinabè de football (FBF), pour un nouveau bail de quatre ans ». Ainsi s’adressaient des anciens joueurs de football, par la voix de leur porte-parole, Moustapha Semdé, au colonel Sita Sangaré, président sortant de la FBF. C’était face aux hommes de médias, le 25 février dernier à Ouagadougou. Il faut relever que 2020 est une année électorale au niveau des instances sportives. Et la fédération de football en fait partie, avec une élection prévue, en principe, au mois de juin. Ces anciens joueurs affirment qu’ils ne parlent pas au nom de tous les anciens footballeurs mais à travers un cadre de concertation et que leur choix est motivé par le bilan positif du colonel Sita Sangaré. Et Moustapha Semdé de citer une liste de faits attribués au président sortant de la FBF, qui vont de la subvention allouée aux clubs de première division à ceux de la deuxième division ou encore les primes des arbitres qui ont enregistré une augmentation. Il n’a pas manqué d’évoquer, entre autres, l’augmentation de l’enveloppe accordée au champion national, les performances des Etalons aux différentes CAN et au CHAN, la victoire des Etalons juniors aux jeux africains 2019 au Maroc. Ces anciens joueurs motivent également leur choix par le fait que leur candidat est présent au sein des instances internationales comme le comité exécutif de la CAF ou encore l’acquisition de 10 bus dans le cadre du projet de la FIFA. L’entraîneur Drissa Malo Traoré s’est fendu d’un cours d’histoire de l’instance fédérale de même qu’en tant que joueur, entraîneur, en faisant l’éloge du colonel Sita Sangaré comme étant son candidat à l’élection prochaine du président de la FBF. Des éloges, il y en a eu de la part de Joseph Kaboré « Sap » pour qui, le président sortant doit rebeloter pour un troisième mandat au sortir de ce qu’il a fait. Et à la question de savoir pourquoi susciter cette candidature alors qu’en écoutant la déclaration de ces anciens joueurs, on a l’impression que Sita Sangaré est un candidat naturel, Moustapha Semdé a déclaré que ses camarades et lui sont convaincus qu’il ne va pas refuser. Il faut souligner qu’à cette rencontre, on enregistrait la présence de l’international et actuel sociétaire du club guinéen de Horoya AC, Aristide Bancé ou encore de certains responsables de clubs.

Antoine BATTIONO

 

Articles similaires

7 commentaires

  1. Une manipulation de l’opinion initiée par le colonel Sita Sangaré et compagnie pour un troisième mandat qui n’est pas nécessaire et pour le football burkinabè. Avec des anciens joueurs qui, non seulement, ne sont pas électeurs mais en plus, en manque de véritable crédibilité au vu de leurs comportements qu’on observe au quotidien, on peut s’interroger sur leurs capacités à mobiliser ou influencer les vrais électeurs. Un vrai folklore et une manipulation de l’opinion mal ficelés. Cela ressemble à un candidat aux abois. Le président sortant de la fédération burkinabè de football n’a pas besoin de procéder ainsi mais plutôt de déclarer officiellement sa candidature que de passer par des subterfuges inutiles.

  2. Nous devons nous poser des questions sur la présence à cette mise en scène humoristique du footballeur toujours en activité sur les terrains qu’est Aristide Bancé. Le seul international qui fait fausse route. Cela peut-être interprété sous divers angles. On peut considérer que Aristide Bancé est un vrai lèche-botte pour mériter sa sélection régulière en équipe nationale des Etalons. Une grosse déception pour un joueur qui semble en manque d’intelligence. Il n’a pas besoin de cela pour qu’on l’appelle chez les Etalons. Il n’est pas électeur et que fera-t-il si son mentor n’est pas candidat ou n’est pas élu. Dommage pour ce garçon qui a été embarqué dans aventure très risquée.

  3. La présence de Saboteur à cette rencontre d’anciens joueurs est plus qu’interrogative. Certes, c’est un ancien joueur mais, il est entraineur toujours en activité puisqu’il exerce au RCK et en plus, n’est électeur. Un vrai humoriste qui ne perd jamais le temps de ne parler que de lui. Il va jusqu’à qu’à qualifier son mentor, Sita Sangaré comme étant le meilleur président de la fédération burkinabè de football de tous les temps depuis l’indépendance à nos jours. On ne sait avec quel critère, il se donne le droit d’établir un classement sans faire référence à des époques, l’environnement et comment les uns et les autres ont travaillé pour amener le football burkinabè au niveau actuel. Grâce aux journalistes, nous avons pu vivre le plus grand cirque du football burkinabè.

  4. Liberté d’expression et de penser d’accord, mais honnêteté d’abord! Le colonel Sita Sangaré est -il le seul Burkinabè capable de diriger la faîtière du football Burkinabè? Surement pas. Autres burkinabè peuvent apporter du sang neuf au football au pays des Hommes intègres. Il est d’ailleirs temps qu’en ces moments difficiles, tous les militaires rentres dans les casernes pour faire face à l’insécurité.

  5. Ce n’est pas sous la présidence de ce même Colonel Sita Sangaré que le Burkina Faso est resté à la maison pendant que les autres pays étaient en Egypte pour une CAN à 24?

  6. Cette stratégie mise en place par le colonel Sita Sangaré doit nous interpeller tous. Pourquoi tient-il tant à se représenter à la présidence de la fédération de football même si les textes le lui autorisent ? Pendant que nous y sommes, pourquoi ne se bât-il pas pour être aux côtés de nos Forces de défense et de sécurité pour faire face au phénomène du terrorisme. C’est à ce niveau que nous avons plus besoin dans la situation difficile que notre Faso vit actuellement.
    D’ailleurs en ces moments très difficiles, les autorités du pays doivent interpeller ces officiers afin qu’ils mettent fin à leurs ambitions de gérer des structures ou organisations sportives et retourner dans les casernes pour qu’ensemble, ils puissent trouver des stratégies pour venir à bout des djihadistes. On a l’impression qu’ils ne veulent plus entendre parler des casernes alors que c’est maintenant que nous avons besoin d’eux.
    Après, lorsque notre pays retrouvera sa tranquillité, ils peuvent revenir dans la danse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page
Google+
Fermer