ELLEN JOHNSON SIRLEAF LAUREATE DU PRIX MO IBRAHIM : C’est tout mérité !

ELLEN JOHNSON SIRLEAF LAUREATE DU PRIX MO IBRAHIM  :   C’est tout mérité !

Des lauriers pour Ellen Johnson Sirleaf. C’est le moins que l’on puisse dire. Car, déjà détentrice du prix Nobel de la paix en 2011, l’ex-présidente du Liberia vient de se voir octroyer la prestigieuse récompense de la Fondation Mo Ibrahim. Elle rejoint ainsi le hit-parade des chefs d’Etat africains qui se sont distingués par leur « gouvernance exceptionnelle ». Ils étaient jusque-là quatre : le Mozambicain Joaquim Chissano (2007), le Botswanais Festus Gontebanye Mogae (2008), le Capverdien Pedro de Veroua Rodrigues Pires (2011) et le Namibien Hifikepinye Pohamba (2014). Quant à l’icône de la lutte contre l’apartheid, Nelson Mandela, il a été fait lauréat honoraire du Prix Mo Ibrahim en 2007. Les critères de désignation étant ultra sélectifs, 2015 et 2016 n’ont pas eu de candidat qui répondait aux qualités exigées. Que voulez-vous ? Ce n’est pas Blaise Compaoré du Burkina encore moins Yahya Jammeh de la Gambie et Robert Mugabe du Zimbabwe qui ont quitté leurs pays respectifs dans les circonstances que l’on sait, qui pouvaient prétendre à cette distinction dont l’objectif essentiel est d’encourager l’alternance, surtout démocratique, au sommet des Etats africains. Tout au plus pouvaient être éligibles Boni Yayi du Bénin et John Dramani Mahama du Ghana qui, quoi que l’on puisse en dire, ont au moins eu l’élégance de quitter le pouvoir.

 

Ellen Johnson Sirleaf a réussi là où beaucoup d’hommes ont lamentablement échoué

 

 

Mais le jury du Prix Mo Ibrahim étant souverain, il sait ce qu’il fait. C’est à lui que revenait le dernier mot de  désigner l’ancien chef d’Etat qui répond le plus à ses critères. Quand on sait que le Liberia revient de loin, Ellen Johnson Sirleaf méritait bien aussi cette récompense ; elle qui, en deux mandats, a posé les bases d’un pays qui peut désormais se construire. Et le président du Comité d’attribution du prix Mo Ibrahim ne dit pas autre chose quand, au terme des travaux, il déclare ceci dans un communiqué. « Ellen Johnson Sirleaf a pris la tête du Liberia quand il était complètement détruit par la guerre civile et a mené  un processus de réconciliation centré sur la construction d’une nation et ses institutions démocratiques ». Qui a dit donc qu’il n’y a pas une autre vie en dehors du pouvoir, pour peu que l’on se montre vertueux en matière de gouvernance ? Voilà, en effet, qu’en plus des avantages et autres privilèges liés à son statut d’ancien chef d’Etat, Ellen Johnson Sirleaf percevra sur 10 ans, la bagatelle de 5 millions de dollars, assortie d’une allocation annuelle de 200 000 dollars à vie. Courage à vous madame ! Car, vous avez réussi là où beaucoup d’hommes ont lamentablement échoué. Et c’est peu dire !

B.O

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