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FONCTION PUBLIQUE : Des GRH exigent le départ du ministre Seyni Ouédraogo

Des gestionnaires des ressources humaines (GRH), sous la houlette du Syndicat national des gestionnaires des ressources humaines (SYNAGRH), ont manifesté devant le  ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale MFPTPS, hier mardi 27 août 2019. Ils dénoncent une lenteur dans l’exécution du protocole d’accord signé le 4 août 2017 entre le syndicat et leur ministère de tutelle. Au passage, les GRH réclament la démission du ministre Seyni Ouédraogo.

 Ils étaient des dizaines à manifester devant le  ministère  de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale (MFPTP) à Ouagadougou ce mardi 27 août 2019, pour dénoncer une lenteur dans la mise en œuvre du protocole d’accord signé avec le gouvernement et exiger le départ du ministre Seyni Ouédraogo. Munis de siflets, de vuvuzela, de pancartes où on pouvait lire « Seni dégage », « tu as échoué Seni », ces agents des ressources humaines ont dénoncé également des injustices que subirait leur corps.

Les GRH, dans une déclaration,  accusent leur ministre « qui refuse  l’application  du protocole d’accord portant  sur la motivation des agents signé le 4 août 2017 entre leur syndicat et le ministère ». Selon eux, ledit protocole  devrait contribuer à améliorer les conditions de vie et de travail des agents.  Mais plus de deux ans après, font-ils remarquer, le protocole tarde à être mis en œuvre. Les GRH accusent le ministre d’en être le principal responsable. Ils s’insurgent contre son « mépris » vis-à-vis de leurs revendications mais aussi d’avoir interrompu le dialogue avec le syndicat. Ici, les GRH  évoquent, dans leur déclaration, la non disponibilité du ministre et son refus de renouer le dialogue comme l’a instruit sa hiérarchie depuis le 10 juillet 2019.

Le SNNAGRH menace : « Qu’il sache que depuis cet instant jusqu’à ce qu’il mette en œuvre les instructions de sa hiérarchie, aucun GRH digne n’obéira à ses instructions. » Le syndicat appelle à une désobéissance aux instructions du ministre. Pour Ousmane Zougmoré, porte-parole des agents, cette manifestation est un avertissement. Pour lui, le ministre doit accélérer la mise en œuvre du protocole, sinon des mesures plus fortes seront prises. En attendant ces mesures fortes, le syndicat menace de dénoncer les irrégularités et fraudes dans l’organisation des concours directs et de tenir une grève de 120 heures dans les jours à venir.

M.N

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