François Compaoré remis en liberté à Paris : Des tractations souterraines ont-elles influencé la justice française ?

François Compaoré remis en liberté à Paris : Des tractations souterraines ont-elles influencé la justice française ?

Interpellé par la police des frontières à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et mis en détention le dimanche 29 octobre dans le cadre du mandat international émis par la justice burkinabè contre lui, François Compaoré a été remis en liberté par la justice française, hier lundi 30 octobre 2017. La Cour d’appel de Paris a ainsi ordonné sa libération en l’espace de 24h alors que de nombreux Burkinabè s’attendaient à son extradition dans son pays où il est poursuivi dans l’affaire de l’assassinat du célèbre journaliste d’investigation Norbert Zongo. Le moins que l’on puisse dire, et malgré les assurances données par les juges français c’est que cette remise en liberté donne un arrière-goût amer à tous ceux qui ont fondé l’espoir que l’arrestation de celui-là même qui est considéré comme le principal suspect dans l’autodafé de Sapouy, le 13 décembre 1998, va donner un bond spectaculaire vers la reddition des comptes. Et ce, parce que plus d’un redoutait des tractations souterraines entre Paris et Abidjan où François Compaoré et son frère ex-président du Faso, Blaise Compaoré sont considérés comme les ‘’protégés’’ du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

Pays des « droits de l’Homme », l’on sait la France respectueuse des procédures judiciaires que l’on ose croire que même si des câbles diplomatiques ont été déroulés ou du moins des tentatives de négociations ont été menées par Abidjan pour sauver le soldat François, elles n’auraient, en aucun cas, influencé la justice française. Dans cette lancée, il y a lieu d’espérer que la France coopère en toute franchise avec la justice burkinabè afin qu’elle puisse instruire sereinement ce dossier d’assassinat à charge émotionnelle très élevée en arrivant à entendre, sans pression, François Compaoré qui par le passé a eu à bénéficier de la tendresse d’une justice aux ordres qui avait fini par aboutir à un ‘’non-lieu’’ le 19 juillet 2006 dans cette affaire d’assassinat.

« Le Pays »

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