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HAMOUDOU KABORE, PRESIDENT DE LA CJMB

«  Ce qui s’est passé le 2 mai à la FAIB, était plutôt une visite et non une manifestation »

La Coordination des jeunes musulmans du Burkina (CJMB) a organisé, le 14 mai dernier, au Centre national de presse Norbert Zongo, à Ouagadougou, une conférence de presse. Ce rendez-vous avec les Hommes de médias a consisté à rappeler les démarches qu’elle a entreprises pour la réouverture des mosquées. Il a été également l’occasion, pour les animateurs de la conférence, de réagir à ce qui s’est passé le 2 mai 2020 à la Fédération des associations islamiques du Burkina, où des jeunes sont allés réclamer la réouverture des mosquées.

L’on se rappelle cette scène qui s’apparentait à une manifestation de colère de jeunes venus au siège de la Fédération des associations islamiques du Burkina, pour, disent-ils, réclamer la réouverture des mosquées au lendemain du démarrage du mois de Ramadan. Les jeunes qui sont à l’origine de cette initiative, rejettent l’idée véhiculée depuis ce jour, qui tend à montrer qu’il s’agissait d’une manifestation. C’est, du moins, ce que des membres de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso (CJMB), ont fait savoir au cours de leur point de presse du 14 mai dernier, à Ouagadougou, dans le but, disent-ils, de rétablir les faits. Pour eux, ils avaient entrepris des démarches auprès du ministère en charge des cultes, les responsables de la FAIB, afin que les mosquées soient rouvertes à cause du mois de Ramadan. «  Ce qui s’est passé le 2 mai à la FAIB, était plutôt une visite et non une manifestation », a laissé entendre Hamoudou Kaboré, président du CJMB. Pour les débordements constatés ce jour-là, ce dernier pense plutôt que certains de leurs camarades ont agi sous l’effet de la foule.

Le gouvernement doit travailler à maintenir la cohésion sociale

A cette conférence de presse, les animateurs se sont aussi prononcés sur la récente sortie du ministre de la Communication, lors du point de presse du gouvernement du 13 mai 2020, sur le non-respect des mesures-barrières dans certaines mosquées. Pour la CJMB, à travers cette sortie, le ministre Remis Dandjinou n’apaise pas le climat social. Et de demander au gouvernement de travailler à l’apaisement. « Il ne faudrait pas qu’à cause de la maladie, on tienne des propos qui vont porter atteinte à la cohésion sociale et à la bonne coexistence pacifique des religions », a ajouté Abdoul Karim Roamba, membre de la CJMB.

Boureima KINDO

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