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IMPACT DE L’ACTIVITE MINIERE AU BURKINA FASO:Députés et élus locaux outillés sur le juste partage de la rente minière

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) organise du 24 au 28 juillet 2017 à Bobo-Dioulasso, un atelier sur l’impact des activités minières au Burkina Faso. Elus locaux et nationaux vont, au cours de cet atelier, découvrir les « mécanismes  et principes de fonctionnement des industries  minières » ainsi que le « juste partage de la rente minière ». Ce qui leur permettra d’assurer au mieux leur mission dans ce domaine pour un développement plus harmonieux des populations.

« Les réflexions que nous mènerons aujourd’hui contribueront à renforcer nos connaissances sur le fonctionnement des industries minières et sur la notion du juste partage des dividendes de l’exploitation minière au Burkina Faso ».  Ce sont les mots du député Michel Badiara, à l’ouverture des travaux de l’atelier  du CGD sur l’impact des mines au Burkina. Pour le député, les mécanismes de bonne gouvernance doivent être  la chose la mieux partagée pour permettre à l’Etat et aux populations  qui subissent l’impact de l’activité minière, à son avis,  de ressentir les retombées des ressources minérales. Pour le représentant des élus locaux, Célestin Koussoubé qui préside le Conseil régional des Hauts-Bassins, cet atelier sur l’impact des mines permettra de discuter des voies et moyens pour que l’exploitation minière soit un véritable vecteur de développement durable. Les élus locaux, de son point de vue, ont le devoir de promouvoir cette forme de développement, axé, à son avis dans le cas des zones minières,  sur l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines des mines et sur le respect des droits humains. Il a indiqué que le secteur des mines est marqué par « le fantasme de l’or », raison pour laquelle le renforcement des capacités des exécutifs locaux pour leur meilleure appropriation  des enjeux  du secteur minier sur le plan économique, fiscal et environnemental n’est pas une rencontre de trop. Mieux, a-t-il confié, les communes et les régions vont les jours à venir solliciter un appui en termes de formation sur le fonds minier de développement local, le fond de réhabilitation de l’environnement, pour ne citer que ces aspects.  Cela, puisque, à l’entendre, les problèmes liés à l’activité minière sont aussi des problèmes de terrains et c’est dans les brousses qu’on sent l’impact de l’activité minière. Et de confier à cet effet, que les élus locaux  entendent de ce fait demander aux législateurs de faire en sorte qu’un apport financier soit apporté aux collectivités locales pour compenser, selon ses mots, les dégâts causés aux communes et régions du fait de l’activité minière. Selon Frédéric Nikièma du CGD, Coordonnateur du Programme d’appui au développement du secteur minier, « sans un encadrement juridique  et technique adéquat, les mines peuvent  laisser une empreinte  environnementale négative et irrémédiable ». D’où la nécessité, pour lui, que soit adressée adéquatement la gestion de l’environnement avant, pendant et après l’activité minière. C’est là tout l’intérêt pour les parlementaires et les élus locaux, foi du Coordonnateur, d’avoir une plus grande connaissance des mécanismes de fonctionnement de l’industrie minière et une maîtrise approfondie du concept de « juste partage de la rente minière ». Partage  entendu, selon lui, comme « le transfert direct des recettes  aux collectivités et la concession à elles de certaines attributions et compétences ».

Lonsani SANOGO

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