INJUSTICE JUDICIAIRE AU BURKINA FASO : Le MVIJ s’érige contre

INJUSTICE JUDICIAIRE AU BURKINA FASO : Le MVIJ s’érige contre

Le Mouvement des victimes d’injustice-judiciaire (MVIJ), une association de la société civile, a effectué sa rentrée solennelle. Placée sous la présidence du ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des sceaux et le parrainage de l’ancien président, président de la Transition, Michel Kafando, la cérémonie a eu lieu le 25 février 2017 à Ouagadougou, dans la salle de conférences des Archives nationales à Ouagadougou.

 

Désormais, les victimes d’injustice-judiciaire ne seront plus seules dans la quête de la justice. Elles ont un mouvement sur lequel s’appuyer. Il s’agit du Mouvement des victimes d’injustice-judiciaire (MVIJ). Ce mouvement a effectué sa rentrée solennelle sous le thème : « Injustice judiciaire et indépendance de la Justice au Burkina Faso : mythe ou réalité ? ». Selon le Coordonnateur national du MVIJ, Moïse Sawadogo, « cette rentrée est le lancement officiel des activités à travers tout le pays ». Selon lui, la création de ce mouvement répond à un besoin de « desserrer  l’étau des méchants, des barbares, des gens véreux qui sont sans foi ni loi ». A entendre Moïse Sawadogo, la création de ce mouvement découle  «d’un constat amère », à savoir « le règne de l’injustice au Burkina Faso ». « L’injustice est le réel mal de la Nation et est de différentes formes », martèle-t-il. Alors pour booter ce mal hors du Burkina Faso, le coordonnateur du MVIJ a invité toutes les couches sociales à faire sien le combat de ce mouvement. L’injustice judiciaire étant relative, selon le coordonnateur national, « à tous ces dossiers emblématiques qui dorment dans les tiroirs des juges ».  Le parrain de la cérémonie, Michel Kafando, a félicité les membres du MVIJ pour leur initiative et les a « encouragés à atteindre la gageure dans un domaine aussi délicat que complexe qu’est la justice des hommes ». Le président de la Transition, Michel Kafando, a souhaité que « des solutions appropriées soient trouvées pour que les injustices judiciaires soient à jamais proscrites du Burkina Faso ».

Le président de la cérémonie représenté par Germain Zong-naba Pimé, conseiller technique du ministre en charge de la Justice, quant à lui, a salué l’engagement du MVIJ qui apporte une nouvelle dynamique dans la défense des droits des citoyens, notamment la réalisation du droit d’accès à  la Justice, dans toutes ses dimensions. « Dans votre combat, il arrivera des moments de doute, de désillusion, mais persévérez. Au moment où vous sentirez vos forces faiblir, rappelez-vous cette maxime « le soir arrivent les pleurs, mais le matin vient l’allégresse ». Ne vous laissez jamais abattre, car l’histoire retiendra qu’un groupe d’hommes et de femmes, épris de juste a fait un travail remarquable et  contribué à ce que l’appareil judiciaire se réconcilie davantage avec les justiciables », a-t-il relevé. Le représentant du ministre a invité les personnes éprises de justice et soucieuses de l’effectivité des droits humains, à apporter leur contribution au mouvement afin qu’il se bonifie et puisse apporter sa pierre  à la construction de la nouvelle justice fondée sur les droits fondamentaux.

 

Françoise DEMBELE

 

 

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