JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE 2018 : Le Mogho Naaba désormais président d’honneur du Conseil national de la jeunesse du Burkina

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE 2018  :   Le Mogho Naaba désormais président d’honneur du Conseil national de la jeunesse du Burkina

A l’instar de tous les jeunes du monde entier, ceux du Burkina ont commémoré, le 12 août 2018, la Journée internationale de la jeunesse (JIJ), sous le thème : «L’employabilité des jeunes : quelles captures de dividende démographique ?».  Sur initiative du Conseil national de la jeunesse (CNJ), 1210 jeunes venus des 13 régions du pays et de la Cote d’Ivoire se sont retrouvés à Ouagadougou pour mener plusieurs activités.  Il s’agit d’un cross populaire, d’une séance don de sang, d’une conférence publique, du lancement d’une campagne de reboisement   et d’une séance de nettoyage. Mais avant, ils ont remis une attestation au Mogho Naaba, dans la matinée du 11 août   au palais royal à Ouagadougou. Ce qui fait de l’empereur des mossé, le président d’honneur du Conseil national de la jeunesse burkinabè.  

 

Le Mogho Naaba est désormais le président d’honneur du Conseil national de la jeunesse burkinabè !  Il a reçu son attestation, dans la cadre des activités de la Journée internationale de jeunesse, le   11 août 2018 au Palais royal à Ouagadougou. Pour l’occasion, 1 210 jeunes  représentants des structures associatives de jeunes, sont venus des 13 régions du Burkina et de la Côte d’Ivoire pour être témoins de la cérémonie. Aussitôt investi dans sa nouvelle mission de président d’honneur des jeunes du Burkina, Sa Majesté le Mogho Naaba s’est mise au travail. Celui de guider les pas des jeunes qui ont besoin de ses conseils pour aller de l’avant. Respecter l’aîné, être discipliné, avoir le travail bien fait, l’ardeur au travail, bref tout ce qu’il faut pour faire de la jeunesse burkinabè une jeunesse responsable, tels ont été les conseils prodigués par l’empereur des mossé à ses filleuls du jour. Quant aux jeunes, ils ont exprimé leur joie et leur fierté d’avoir désormais à leurs côtés, celui qui est considéré comme l’un des hommes les plus influents du pays des Hommes intègres.  « Un pays ne peut se développer sans une jeunesse responsable capable d’assurer la relève de demain. Conscient de cela, le Conseil national de la jeunesse, pour réussir sa mission, a décidé de s’entourer les conseils d’une personne qui a mené de multiples actions pour la stabilité du Burkina et surtout pour l’épanouissement de la jeunesse. Le Mogho Naaba est la personne qui incarne toutes ces valeurs ». C’est pour cela, dit-il, que « nous avons décidé de lui remettre une distinction et profiter lui demander son accompagnement, son soutien total durant notre mandat afin que la jeunesse puisse prendre le droit chemin dans la construction du Burkina », a relevé le président du CNJ, Moumini Dialla.

 

Cette jeunesse a besoin d’être encouragé

 

 Signalons qu’après la distinction du Mogho Naaba Baongho, les jeunes se sont retrouvés à la Place de la Nation pour   un cross populaire. Ce fut l’occasion pour le président du CNJ, Moumine Dialla, de livrer son message à la jeunesse burkinabè.  « A l’horizon, je vois déjà par mes yeux cette jeunesse tracer les empreintes des lendemains meilleurs pour la patrie des Hommes intègres. Plus qu’un simple espoir que je nourris, c’est une conviction que je partage avec vous. C’est la conviction d’un jeune qui n’est que votre porte-voix, vous étant le porte-flambeau », s’est-il réjoui avant de dénoncer quelques maux qui minent la jeunesse burkinabè.  Pour lui, certains jeunes « nagent à l’aveuglette et s’aveuglent même à la navette dans des partis politiques où ils ignorent l’idéologie, encore moins la vision, tandis que d’autres se laissent embarquer dans des navires d’Organisations de la société civile dont eux-mêmes ignorent la destination finale.  Certains jeunes, a déploré Moumine Dialla, se laissent gagner par le découragement dû aux conditions difficiles de vie au Burkina et tentent de traverser la Méditerranée à la recherche de l’eldorado ou le paradis terrestre en ignorant que la réalité est un mirage. « Ils ignorent surtout que là-bas aussi les hommes gagnent leur pitance quotidienne à la sueur de leurs fronts », a-t-il relevé avant d’inviter les uns et les autres à plus d’égards à l’endroit des jeunes burkinabè. « Avant tout, sachez une chose : désormais la jeunesse burkinabè ne se laissera plus instrumentalisée ni endoctrinée. Maintenant, cette jeunesse a besoin d’être encouragé à construire un Faso de prospérité, d’espoir et surtout d’avenir. Elle a tout le potentiel pour réussir ce pari. Elle a juste besoin que de manière responsable et honnêtes vous soyez une boussole qui guidera ses pas et un miroir sur lequel elle corrigera ses failles toutes les fois qu’elle trébuchera dans sa marche. Elle a aussi besoin que vous appuyiez ses initiatives et par ricochet que vous travailliez à améliorer le taux d’employabilité ».  Après le cross, les jeunes se sont retrouvés dans la soirée pour une conférence publique. Co-animée par des experts du ministère en charges de la sécurité, cette conférence avait pour thème : « Quelle contribution de la jeunesse dans la lutte contre l’insécurité au Burkina ? ».  Le 12 août, les 1 200 jeunes venus des 13 régions et de la Côte d’Ivoire ont lancé un concept : chaque jeune doit planter et entretenir un arbre à l’issue de cette saison pluvieuse. Une opération de don de sang a permis également de recueillir 200 poches de sang au profit du Centre national de transfusion sanguine.

 

Issa SIGUIRE

 

 

 

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