LES JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE POUR LA PREMIERE FOIS EN AFRIQUE

LES JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE POUR LA PREMIERE FOIS EN AFRIQUE

 L’événement est grand, le défi aussi

Le président sénégalais, Macky Sall, n’a pas voulu se faire conter l’événement. En effet, à l’occasion du 133e anniversaire du Comité international olympique (CIO), le 8 octobre dernier, les membres dudit Comité ont désigné le pays de la Téranga pour abriter les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) qui auront lieu  en mai et juin 2022. Comme l’a dit le président Sall, c’est un moment « historique pour le CIO, l’Afrique et le Sénégal ».  Pour une première sur le continent, les JOJ au Sénégal en sont une, car ils  constituent un fait rarissime, qui mérite d’être souligné. A l’instar de plusieurs pays d’autres continents, le Sénégal, à travers sa capitale Dakar et les villes de Diamniadio et Saly, vont être, en deux mois, la  vitrine de l’Afrique souvent écartée de l’organisation des grands évènements sportifs mondiaux et parfois considérée comme le terreau de toutes les calamités qu’elle traîne de façon structurelle ou conjoncturelle.

Tout naturellement, Macky Sall peut se sentir fier d’avoir permis à son pays d’arracher ce ticket pour l’organisation des JOJ. Les dieux de l’Olympe ont voulu qu’il soit là, en ce moment et au bon endroit, pour recevoir les lauriers de ce qu’on peut lui concéder comme une victoire personnelle. Pour un chef d’Etat de plus en plus contesté, malmené par certaines affaires intérieures et qui voit s’éroder, de jour en jour, la sympathie et l’aura dont il jouissait, l’on peut dire, sans risque de se tromper, que l’avènement des JOJ 2022, est une bouffée d’oxygène pour le locataire du Palais de la République.

La réussite dans l’organisation des petits évènements préfigure celle des grands

Au-delà du président, l’organisation des JOJ 2022 constitue non seulement une victoire diplomatique pour le pays de la Téranga, mais aussi une reconnaissance pour un peuple dont la conduite  impose le respect à travers le monde.

Cela dit, maintenant que les dés sont jetés, le Sénégal ne doit pas faillir car il s’agit là, à la fois d’un grand évènement  et d’un grand défi à relever. Il s’agit désormais de travailler à ne pas décevoir le CIO qui a osé le pari de confier l’organisation des JOJ au Sénégal et par ricochet, à l’Afrique. Autrement dit, le plus difficile reste à relever le défi organisationnel pour accueillir la jeunesse du monde entier. Dans cette aventure, le Sénégal ne doit pas être seul. Il a besoin d’une solidarité agissante au niveau continental car par-dessus tout, c’est toute l’Afrique qui est honorée.

Dans tous les cas, les JOJ à Dakar, à Diamniadio et à Saly, constituent un test grandeur nature pour tous les pays aspirant à organiser des évènements sportifs d’envergure mondiale. En attendant d’abriter les Jeux Olympiques, il est important de réussir ceux consacrés aux jeunes. Car, un voyage de mille kilomètres commence par un pas. C’est dire que la réussite dans l’organisation des petits évènements préfigure celle des grands.  Pour le reste, Macky Sall doit travailler à maintenir son pays stable, à l’abri de certaines monstruosités tel le terrorisme. Entre 2018 et 2022, beaucoup d’eau peut couler sous les ponts  et pour cela, Dakar doit veiller à tous les détails au niveau organisationnel. D’ici là, il faut espérer que tous les foyers du terrorisme seront éteints un peu partout en Afrique.

Michel NANA 

 

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