LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE : « Nous doutons de la volonté du ministre de l’Urbanisme et de l’habitat »

LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE   :  « Nous doutons de la volonté du ministre de l’Urbanisme et de l’habitat »

Dans la présente correspondance adressée au Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les auteurs qui ne sont autres que les souscripteurs de SATMO, demandent son implication pour que soient résolus leurs problèmes. Lisez !

 

Monsieur le Premier ministre,

 

Nous venons par la présente, vous exposer la situation que nous vivons avec la Société d’aménagement de terrains et de maîtrise d’Ouvrage Déléguée (SATMO) et solliciter votre implication personnelle pour sa résolution.Nous avons adressé une lettre ouverte à Monsieur le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat le 6 novembre 2017 en lui exposant la situation que vivent les souscripteurs de terrains auprès de la SATMO. Dans cette lettre, nous faisions savoir à M. le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat que certains souscripteurs ont fini de payer le montant dû et sont en possession de leur attestation d’attribution, d’autres ont même déjà fait la mutation. Mais ces personnes n’ont toujours pas accès à leur terrain et, par conséquent, ne sont pas en mesure d’investir. Cette situation perdure depuis plus de cinq ans. Nous rappelions que le dialogue a toujours été une valeur au Burkina Faso et nous sommes convaincus que la voie du dialogue permettra de trouver une solution adéquate à cette situation. Nous avons encore pris le soin de préciser dans notre lettre que nous tiendrons informés régulièrement, par voie de presse, tous les souscripteurs de l’avancée de la résolution de la situation que nous vivons.

  1. le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat a effectivement donné une suite à notre lettre et nous avons été contactés par son Chargé de mission en vue de trouver une solution entre la SATMO et les souscripteurs que nous sommes.

Ce dialogue que nous avons souhaité entre la SATMO et nous souscripteurs, sous l’égide du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat était la bienvenue, surtout après le rapport de la commission d’enquête parlementaire qui faisait cas d’occupation illégale de 8 000 terrains de la SONATUR par la SATMO et recommandait leur retrait au profit de la SONATUR (procès-verbal de la séance plénière du jeudi 13 octobre 2016 de la Restitution des travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur le foncier urbain au Burkina Faso) Nous avons effectivement tenu plusieurs rencontres avec les responsables de la SATMO et le ministère, représenté par son chargé de mission. Le Directeur général (DG) de la SATMO a expliqué, avec des documents justificatifs à l'appui, que le blocage actuel, c’est au niveau du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat. En effet, à la suite de l’enquête parlementaire, le ministre a pris un arrêté (n°2017-003/MUH/CAB) le 16 janvier 2017, portant retrait de l’agrément de la SATMO. Suite à cette décision, SATMO a attaqué l'arrêté devant le tribunal administratif de Ouagadougou. Le tribunal, en son audience du 15 mars 2017, a ordonné la suspension de l’exécution de l’arrêté. Après ce jugement du tribunal administratif, alors que SATMO s’apprêtait à reprendre les travaux, selon son DG, le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat lui adresse une lettre lui interdisant la vente de parcelles sur son site de Ouaga 2000. Une lettre qui outre-passe le jugement du tribunal administratif. Voici en substance, les difficultés exposées par la SATMO.  Le ministère a reconnu que cette lettre n’avait pas de sens surtout que la SATMO n’était pas en train d’aménager un nouveau site en vue de le parceller pour vendre. Il s’agit d’un vieux site qui a connu un retard d’aménagement. Le ministère a donc pris l’engagement, depuis le mois de mars 2018, de lever la suspension afin de permettre à la SATMO de reprendre les travaux sur le site.Jusqu’à ce jour, nous attendons toujours la levée de la suspension par le ministère de l’Urbanisme et de l’habitat. Nous avons cherché à comprendre pourquoi l’engagement de lever la suspension est resté sans suite. Nous avons adressé en mai 2018 une correspondance à M. le ministre qui est restée sans suite. Nous avons demandé une audience deux fois dans le mois de juillet et cela est resté également sans suite.     Aujourd’hui, nous doutons de la volonté du ministre de l’Urbanisme et de l’habitat de résoudre cette situation dans la mesure où c’est son ministère qui constitue le blocage principal. C’est pourquoi, nous vous interpellons M. le Premier ministre. Nous sommes disposés à vous rencontrer pour expliquer davantage nos préoccupations. Nous formulerons dans les prochains jours une demande d’audience.

Le collectif de souscripteurs

 

Souleymane YAGO 70 62 21 08   

 

Issouf OUEDRAOGO 55 25 40 04

 

Mahama NANA 79 21 91 82       

 

Mahamadi  OUEDRAOGO

71 22 33 00

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