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LEVEE DU COUVRE-FEU : C’est bien mais…  

LEVEE DU COUVRE-FEU : C’est bien mais…   

 

Le 25 janvier dernier, le Burkina Faso, pays des Hommes intègres, a rendu hommage aux victimes des attaques terroristes perpétrées contre un hôtel et un bar à Ouagadougou. L’émotion était très forte ce jour-là puisque, les visages serrés, les Burkinabè avaient toujours du mal à comprendre ce qui leur était arrivé le 15 janvier dernier. J’ai personnellement pris part à cette cérémonie d’hommage qui s’est déroulée à la Place de la Nation. Et comme tous mes compatriotes, j’ai observé une minute de silence en mémoire de tous les innocents qui ont été tués par ceux-là qui se font appeler des djihadistes. A l’occasion, le chef de l’Etat a de nouveau rassuré les Burkinabè, tout en les appelant à l’union et au discernement afin de barrer la route aux forces du mal, d’où qu’elles viennent. En tout cas, les nouvelles autorités  semblent avoir pris la mesure du péril et n’entendent pas lésiner sur les moyens pour mettre notre pays à l’abri des attaques terroristes. Laissez-moi vous dire, chers amis, que je suis burkinabè et je suis fier de l’être, n’en déplaise aux fous d’Allah qui, comme l’a dit le chef de l’Etat, se méprennent beaucoup sur les capacités de notre peuple qui a su braver les chars et canons de Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré. A bon chat bon rat, ai-je envie de dire aux djihadistes. C’est en cela que je félicite les autorités burkinabè qui, refusant de céder à la peur, ont décidé de lever le couvre-feu en vigueur depuis le coup d’Etat manqué du 16 septembre dernier, perpétré par l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP). C’est une très bonne chose. Car faut-il le rappeler, l’instauration de ce couvre-feu a affecté considérablement les affaires des uns et des autres. Puisqu’ils sont nombreux qui faisaient du petit commerce la nuit et qui, du fait du couvre-feu, ont dû fermer très tôt leur boutique. Il en est de même pour les tenanciers des boîtes de nuit dont le chiffre d’affaires a pris un sérieux coup depuis près de quatre mois.

L’ennemi ne manquera pas d’exploiter la moindre faille pour frapper

Je n’oublie pas le cas des compagnies de transport terrestres et aériennes qui ont dû revoir leur programme avec toutes les conséquences que cela comporte. Et que dire du babyboom qui, ici comme ailleurs, survient après les périodes de couvre-feu ? Et ceux qui en doutent peuvent prendre date. Je parie que d’ici la fin de l’année en cours, le Burkina Faso enregistrera beaucoup de naissances du fait du couvre-feu. Pour toutes ces raisons, je pense que ce n’est pas mauvais d’avoir levé une telle mesure. Car quoi que l’on dise, on ne peut pas vivre en permanence sous couvre-feu. Peut-être même que c’est pour des questions de stratégie que l’autorité a décidé finalement de lever cette mesure de restriction des libertés. Pourvu que, on l’espère, toutes les dispositions soient prises pour parer à toute éventualité. Car une chose est de lever le couvre-feu, une autre est de ne pas baisser la garde. En effet, il faut s’assurer que toutes les frontières sont désormais bien surveillées et que n’importe qui ne peut pas se lever comme il veut pour venir massacrer des innocents chez nous au Burkina. Je ne tolérerai plus cela. C’est pourquoi je partage les appréhensions de ceux-là qui pensent que la levée du couvre-feu a été trop précipitée et qu’il aurait fallu attendre encore un peu. Surtout avec ces incendies tous azimuts de marchés et yaars que l’on constate un peu partout à travers le pays. Donc, c’est bien d’avoir levé le couvre-feu, mais il faut redoubler de vigilance. Car l’ennemi ne manquera pas d’exploiter la moindre faille pour frapper là où on l’attend le moins.

« Le Fou»                                                                                                        

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