LIBERATION DE DJIBRILL BASSOLE : La jeunesse de la NAFA grogne à son tour

LIBERATION DE DJIBRILL BASSOLE : La jeunesse de la NAFA grogne à son tour

Face à la situation que vit Djibril Bassolé, le fondateur de leur parti, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA), la jeunesse dudit parti a décidé de monter au créneau. C’est dans ce sens qu’elle a fait une déclaration pour exiger la libération de son leader. C’était au cours d’une conférence de  presse tenue le jeudi 21 septembre 2017 à Ouagadougou.

 

« Voilà exactement deux ans que notre candidat à l’élection présidentielle de novembre 2015, le général Djibrill Bassolé, fait l’objet d’un acharnement politico- judiciaire humiliant, qui ne laisse plus le peuple burkinabè et la communauté internationale épris de justice indifférents ». Ainsi s’exprimait le conseiller municipal de l’arrondissement 7 de Ouaga, Hermann Ouilina, porte-parole du comité d’organisation de la rencontre entre la jeunesse de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) et la presse, le 21 septembre dernier à Ouaga. Une rencontre initiée pour exiger la libération de leur leader, Djibrill Bassolé, détenu au lendemain du coup d’Etat du 15 septembre 2015. Et c’est ainsi que les dames, par la voix de Fatim Bambara et celle de Robert Souly, secrétaire général de la jeunesse de la NAFA, dans un premier temps, ont dénoncé la détention arbitraire de leur candidat à l’élection présidentielle de novembre 2015, tout en exigeant sa libération. A la suite de ces derniers, la déclaration officielle a été prononcée par Hermann Ouilina qui a relevé que la section du Kadiogo du parti ne peut plus supporter et rester silencieuse face à cette situation. Selon ses dires, du spécialiste du droit à l’observateur avisé, la jeunesse de la NAFA, dit-il, est convaincue que « Djibrill Bassolé est victime d’obscures manœuvres politiciennes aux antipodes de l’éthique démocratique ». Le porte-parole de la rencontre avec la presse a rappelé le verdict du Groupe de contact des Nations unies, prononcé le 30 juin 2017 qui dit ceci :  « la privation de liberté de Djibrill Bassolé est arbitraire en ce qu’elle est contraire aux articles 10 et 11 de la déclaration universelle des droits de l’Homme et aux articles 9 et 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Par conséquent, le Groupe de travail des Nations unies exige la libération immédiate de Djibrill Bassolé tout en enjoignant au gouvernement burkinabè le droit d’obtenir réparation conformément au droit international ». Malgré cela, la NAFA fait le constat que contre l’avis des experts des Nations Unies, le gouvernement burkinabè a opposé les textes des tribunaux d’exception du Burkina. Le parti explique cela par le fait qu’à la même période, suite au verdict du Groupe de contact, il apprendra du juge d’instruction du dossier que toutes les charges d’accusation contre Djibrill Bassolé sont écartées sauf une seule, à savoir la charge de haute trahison. Face à cet état de fait, Hermann Ouilina dira que cela est sans fondement et laissé à l’appréciation souveraine des juges. C’est dans ce sens que la jeunesse de la NAFA a décidé d’appuyer l’avis des experts des Nations Unies et interpelle le président du Faso à prendre les dispositions idoines en vue de l’application de sa décision. Ce fut une opportunité pour la jeunesse de la NAFA de dénoncer également la mal gouvernance et la corruption du régime actuel tout en interpellant les autorités sur une justice équitable et la violation des droits humains. Celle-ci n’a pas manqué de dénoncer « la vie chère qui fouette toutes les couches sociales », surtout, souligne-t-elle, que la rentrée scolaire est dans quelques jours et reste un autre calvaire pour les parents d’élèves.

 

Antoine BATTIONO

 

 

Démission du président Rasmané Ouédraogo

 

Le président par intérim, Pr Hama Mamoudou Dicko, se prononce

 

« Notre camarade Rasmané Ouédraogo n’a pas fait une autocritique de sa démission. Il a tout simplement dit que c’est pour convenance personnelle et c’est un choix. Nous assurons l’intérim, surtout que la NAFA est un parti bien organisé. Tout homme est libre d’adhérer et de démissionner d’un parti. Il faut relever que Rasmané Ouédraogo a apporté sa contribution dans la construction du parti. Nous avons construit, implanté la NAFA ensemble et engrangé des résultats ensemble. Nous avons obtenu 130 mille électeurs en 2015 dont 2 députés et c’est la quatrième force politique avec en plus, plus de 450 conseillers municipaux et 5 mairies ».

 

Propos recueillis par A.B

 

 

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2 Commentaires

  1. Almami

    Les OSC et partis politiques qui revendiquent sans vergogne, la libération sans condition des généraux Diendéré et Bassolé, sont mus par des motivations alimentaires plutôt que par des causes légitimes. Ils créent des mouvements hypocrites de soutien à ces sinistres généraux pour avoir des financements auprès de leurs associés qui sont aux contrôles de leurs finances occultes. Hormis les mobiles du coup d’Etat du 16 septembre 2015, tout le monde sait que ces deux officiers sont à la base de nombreuses violences et crimes de sang contre des citoyens burkinabè. Ces deux hommes sont loin d’être des exemples de probité et de démocratie. Ils ne sont pas indispensables pour le progrès du Burkina. Les arguments selon lesquels ils pourront apporter leur contribution à la lutte contre l’insécurité sont fallacieux. Car, ce sont des gens qui faisaient du business avec les terroristes à travers les prises d’otage contre paiements de rançons. Ils sont aussi nocifs que leurs complices terroristes

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  2. Kafando

    La lutte contre le terrorisme comme le reconnait le président du Faso,Roch Kaboré, est un combat de longue haleine. C’est une guerre asymétrique et les terroristes changent constamment de modes opératoires. Ainsi, la première attaque sur l’avenue Kwamé N’Krumah le 15 janvier 2016 a été menée par des terroristes à voitures .Pour la seconde attaque le 13 Août 2017, les terroristes sont venus à 2 sur une moto. Pour la récente attaque de début septembre 2017 à Djibasso, ils sont venus à pieds pour s’enfuir après sur 3 motos arrachées à leurs propriétaires. Le ministre d’Etat en charge de la sécurité, Simon Compaoré a fourni d’énormes efforts pour l’équipement progressif des forces de sécurité (police, gendarmerie).Il a également diligenté des formations stratégiques en matière de terrorisme par la création d’unité spéciale. Cette unité a fait ses preuves le 13 Août dans l’attaque du café restaurant Aziz Istanbul en venant à bout des 2 terroristes sans intervention de forces étrangères françaises ou américaines ,à la différence de l’attaque de Cappuccino en 2016.Les menaces terroristes étant devenues un fléau mondial, il appartient à chaque pays d’adapter des méthodes à la lutte contre cette criminalité. C’est dans cet esprit qu’il faut saluer la démarche du ministre de la sécurité auprès des riverains de Kwamé N’Krumah. Les populations doivent s’efforcer de respecter les mesures sécuritaires dans cette zone afin qu’elle ne soit plus l’épicentre du terrorisme à Ouagadougou. Félicitation aux Forces de Défense et de Sécurité(FDS) pour leur actions de combat du terrorisme. Elles ont besoin de la collaboration dynamique et discrète des populations pour mieux réussir leurs opérations sécuritaires au profit de tous. Les citoyens peuvent aussi téléphoner gratuitement aux numéros suivants pour signaler tout cas suspect ou d’attaque : 17(police) ,16(gendarmerie) ,1010 (service de veille de la sécurité).

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