LIGUE DES CHAMPIONS DE LA CAF : Le RCK rate le coche face à l’USMA

LIGUE DES CHAMPIONS DE LA CAF : Le RCK rate le coche face à l’USMA

Le représentant burkinabè en ligue africaine des champions, le Rail club du Kadiogo (RCK), n’a pas réussi à renverser la situation à Ouagadougou lors des 16e de finale retour. En effet, battus par 2 buts à 0 à Alger par l’USMA, les Faucons n’ont pas fait mieux que gagner par 1 à 0 le samedi 18 mars 2017, au stade du 4-Août. Un score insuffisant pour obtenir le ticket qualificatif en phase de poules de cette compétition des clubs champions.

 

Le Rail club du Kadiogo (RCK) ne jouera pas la phase de poules de la ligue des champions de la CAF pour cette saison 2016-2017. Et pourtant, le club burkinabè n’était pas loin de réaliser son objectif le 18 mars dernier, au stade du 4-Août. En effet, les Faucons du RCK avaient deux buts à remonter suite à leur défaite par 2 buts à 0 à Alger devant l’USMA, et ils n’ont inscrit qu’un seul but synonyme d’élimination dès les 16e de finale. L’entame de cette partie n’a pas été ce que bon nombre d’observateurs attendaient du RCK qui semblait être dominé par la pression ou c’est l’enjeu qui avait pris le dessus. Et en plus, Sidney Mohamed Sylla, qui devait donner un coup d’accélérateur au jeu de son équipe, n’était pas dans le coup tout comme le milieu de terrain Elisée To, qui manquait de baraka avec un attaquant Alex Asamoah qui ne parvenait pas à déstabiliser le bastion défensif adverse. Le club algérois de l’USMA n’en demandait pas mieux et ne pouvait que se contenter de gérer la partie à son rythme. Ce qui a conduit les deux formations à la pause sur un score de 0 but partout. Une période d’oxygénation qui va permettre au coach du RCK, Kamou Malo, de secouer quelque peu ses poulains tout en procédant coup sur coup à deux changements avec les entrées de Aboubacar Sidiki Traoré et Mohamed Kahan en lieu et place de Elisée To et Alex Asamoah. Un coaching payant pour le technicien Kamou Malo puisque dès lors, ses poulains haussent le rythme de leur jeu en acculant régulièrement l’USMA. Ainsi, Aboubacar Sidiki Traoré, à la récupération de nombreux ballons depuis pratiquement la ligne médiane, accélère le jeu, ouvre des brèches tout en étant à la base de fautes commises par l’adversaire. C’est d’ailleurs sur une des offensives menées avec à la manœuvre Aboubacar Sidiki Traoré à la 53e minute, suivie de sa passe lumineuse que Mohamed Kahan reprend le cuir dans la lucarne du gardien de l’USMA, Mohamed Lamine Zemmamouche, pour le 1 but à 0.

 

Une autre chance pour le RCK

 

L’espoir renaît du côté des Faucons qui, par la suite, font preuve de maladresse et parfois d’un manque de lucidité devant les buts adverses, à l’image de Mohamed Kahan, lent dans les combinaisons ou encore Aboubacar Sidiki Traoré qui rate de justesse de corser l’addition à la 66e minute. Au-delà de certaines actions vendangées, les Faucons ont été victimes, par moments, de l’arbitrage nigérien dont on aurait dû ne pas parler parce qu’il n’est pas souvent bon de les stigmatiser. Mais, cet arbitrage a aussi manqué de lucidité et de réalisme par rapport à de flagrantes fautes commises sur des joueurs du RCK, soit à l’entrée de la surface de réparation ou à l’intérieur de celle-ci. Mais, le Nigérien Abdoulaye Rhissa Almustapha est resté impassible, froid dans ses réactions. Il s’est même permis de donner un carton jaune à l’attaquant du RCK, Michaël Ibeh, pour simulation, sifflant une faute contre lui, alors que l’action était toujours en faveur du RCK.

Malgré tout, le coach Kamou Malo a salué la mobilisation du public et l’union sacrée autour du représentant burkinabè dans cette campagne africaine, même si, dit-il, il y a eu une insuffisance quelque part. Au-delà de l’émotion de l’élimination que les Faucons ont vécue, il faut relever que rien n’est encore perdu. En effet, le RCK est reversé pour les matchs de barrage de la Coupe de la Confédération. A ce niveau, il est prévu un tirage au sort entre les seize clubs vainqueurs de cette compétition et les seize vaincus de la Ligue des champions pour une confrontation en aller et retour. Les vainqueurs de cette double confrontation  où les clubs issus de la même compétition ne se croiseront pas, se retrouveront pour une phase de poules comme en Ligue des champions.

 

Antoine BATTIONO

 

 

Des journalistes gazés

 

Au coup de sifflet final de l’arbitre nigérien, Abdoulaye Rhissa Almustapha, des spectateurs se sont rués dans la main courante pour s’en prendre aux arbitres et aux joueurs de l’USMA. Ce fut par la suite une bagarre généralisée, dans une confusion totale. Les forces de sécurité s’en sont mêlées, mais elles n’ont pas su gérer la situation. Imaginez que des journalistes, qui cherchaient à descendre de la tribune de presse et qu’on reconnaissait à leurs badges, ont été gazés par ces forces de sécurité. Et pratiquement quarante-huit heures après, des confrères dont les reporters du quotidien « Le Pays », de la « RTB/Télé », de « Wat FM » et bien d’autres portent encore les séquelles des gaz lacrymogènes. Aussi incompréhensible que cela puisse paraître, ce sont des journalistes, à la recherche de l’information pour comprendre ce qui se passait, qui ont été les victimes des forces de sécurité. En suivant quelque peu les spectateurs, la révolte est intervenue parce que tout simplement, les autorités burkinabè de façon générale et sportives en particulier, n’ont pas su anticiper. Tout le monde a encore en mémoire ce que la délégation burkinabè a vécu à Blida en Algérie, lors du match comptant pour les barrages des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Et récemment, le refus inexplicable et incompréhensible d’octroyer le visa à des journalistes sportifs burkinabè pour le match aller entre l’USMA et le RCK. Alors que les autorités burkinabè ont facilité l’entrée de quatre confrères algériens au Burkina Faso. Ce fut certainement l’acte de trop pour le public sportif burkinabè. Que ces responsables, qui tiennent à accuser l’AJSB à travers sa déclaration, d’avoir une part de responsabilité, s’accuse eux-mêmes pour n’avoir pas su anticiper. Les journalistes sportifs n’ont eu, à aucun moment, un quelconque comportement mais, ils ont tout simplement dénoncé une attitude. Les Burkinabè en ont gros sur le cœur. 

 

A.B

 

 

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1 Commentaire

  1. Made

    Dommage, palabre c’est pas bon! Mais bravo aux Burkinabé, pour une fois, je suis fier d’être Burkinabè. Les Algériens doivent comprendre qu’ils ne sont pas les seuls à avoir des biceps! Les Burkinabé n’aiment pas ces genres de choses; mais si cela se fait face aux Algériens, c’est qu’ils le méritent. Prochainement, l’ambassade prendre les dispositions pour ne pas fabriqué des « frustrés ». Pour une fois, les burkinabé refusent de se faire enculer!!

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