LUTTE CONTRE BOKO HARAM : Il y a urgence à aider Biya

LUTTE CONTRE BOKO HARAM  : Il y a urgence à aider Biya

Ragaillardie par la couardise des militaires nigérians  aussi bien que par l’attitude irresponsable des autorités de ce pays qui semblent finalement avoir concédé de façon tacite le Nord du pays à Boko Haram, la secte islamiste semble désormais avoir jeté son dévolu sur la partie Nord du Cameroun. En effet, le 12 janvier dernier, elle a tenté de s’emparer d’une base camerounaise dans cette zone, mais une fois de plus, les soldats camerounais ont fait parler le feu, obligeant les insurgés  à battre en retraite, laissant sur le carreau plus de 130 combattants, ainsi que du matériel militaire. Sans doute dépité par cet énième échec face à l’armée camerounaise, le chef de Boko Haram ne s’est pas gêné de s’en prendre directement au Président Paul Biya, menaçant de le tuer. Si cette menace peut ressembler à un règlement de comptes entre Abubakar Shekau et Paul Biya, elle n’a pourtant rien de personnel, car son but n’est ni plus ni moins que d’écarter de son chemin un obstacle majeur à son projet d’instaurer un califat dans cette partie du pays. En attendant, cette menace est prise avec tout le sérieux qu’elle requiert et le président Paul Biya n’a pas hésité à appeler la communauté internationale au secours. Vaincre Boko Haram est devenu un impératif autant pour la patrie de Ruben que pour l’ensemble des pays de la région ouest-africaine.  Mais jusque-là, l’appel du pied du maître de Yaoundé n’a enregistré aucun écho favorable. On imagine bien que le comportement discourtois et quelquefois même hautain de l’homme envers ses pairs du continent n’est pas étranger à cette attitude des autres chefs d’Etat africains. Et pourtant, la question essentielle que doivent se poser en ce moment tous ces chefs d’Etats  est incontestablement  la même : faut-il aider Paul Biya ? Faut-il aider ce président qui gouverne son pays depuis son luxueux hôtel de Paris, et dont chacune des escales au pays constitue toujours un évènement qui alimente les débats de rue ? Certains Chefs d’Etats sont même contents de savoir qu’il appelle à la « solidarité » africaine pour vaincre cette pieuvre, lui qui préférait boire tranquillement son Champagne à Paris, pendant que les mêmes à qui il fait appel aujourd’hui étaient réunis à Addis-Abeba pour chercher des solutions aux problèmes du continent.

La communauté internationale se doit de porter secours à Paul Biya

Bref, les raisons ne manquent pas pour fermer ses oreilles aux cris de détresse de Paul Biya. Et pourtant, l’urgence de la situation n’autorise pas d’autres choix que de voler à son secours. Il serait même plus juste de dire qu’au-delà des chefs d’Etat des pays voisins du Cameroun, c’est la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et dans une large mesure l’Union africaine (UA), qui devraient organiser la riposte contre le projet d’instauration d’un Califat par Boko Haram. Il y a urgence à aider Paul Biya pour la bonne raison que, Goodluck Jonathan ayant baissé la culotte face aux coups de boutoir meurtriers de Boko Haram, son pays se trouve désormais dans le collimateur des islamistes. Si le Cameroun tombe, Boko Haram occupera une zone stratégique à partir de laquelle il pourra faire tomber l’une après l’autre, les parties Nord du Niger, du Tchad et même du Bénin.

Cela dit, la communauté internationale, l’Occident en tête, doit comprendre qu’on ne viendra jamais à bout du terrorisme en traitant avec complaisance une secte comme Boko Haram. Espérer vaincre le terrorisme à Paris avec uniquement des alertes vigi pirate, c’est se fourrer le doigt dans l’œil. Le programme Barkhane dont la mission essentielle est de combattre le terrorisme, doit donc inscrire l’éradication de Boko Haram en tête de ses priorités en Afrique. Et Paul Biya ayant fait montre de courage et de détermination dans cette lutte, la communauté internationale se doit de lui porter secours et assistance. Refuser de le faire, c’est tomber pieds joints dans le piège de Boko Haram.

Dieudonné MAKIENI

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1 Commentaire

  1. Doogo de Valeur

    Si les Bocoup Harem n’ etaient pas si cruels contre la population civile, moi j’ alais prier Allah pour eux afin qu’ ils foncent jusqu
    a Yaounde ou ils ne vont meme pas trouver l’ absenteiste de President. Les camerounais sont fatigues de leur fetcihe de Etopundi, etourdi, facon faconla. Lwes camerounais meme non pas couilles quoi. Chez nous en VCI Bya ne peut pas chier sur nous come ca.

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