LUTTE CONTRE L’INSECURITE : 90% des Burkinabè approuvent les initiatives des Koglwéogo et des Dozos

LUTTE CONTRE L’INSECURITE  :  90% des Burkinabè approuvent les initiatives des Koglwéogo et des Dozos

L’association Action pour la sécurité Humaine en Afrique (ASHA) a officiellement publié, le 13 octobre 2018 à Ouagadougou, le rapport de l’étude sur les initiatives locales de sécurité communément appelées des « Koglwéogo » et « Dozos». Il est ressorti de cette enquête que 90% des personnes soumises à l’enquête sont favorables aux structures communautaires de sécurité.

Les initiatives locales de sécurité jouent un rôle important dans les villes et campagnes du Burkina. Elles permettent de lutter efficacement contre le banditisme. C’est ce qui ressort de l’enquête menée par l’association Action pour la sécurité humaine en Afrique (ASHA) auprès des Koglwéogo et des populations dont les résultats ont été rendus publics, le 12 octobre dernier à Ouagadougou. Cette enquête révèle que plus de 90% des personnes qui se sont soumises à l’enquête sont favorables aux structures communautaires de sécurité. Pour ces dernières, ces groupes jouent un rôle important dans le dispositif sécuritaire au pays des Hommes intègres. L’enquête a concerné 4 régions, à savoir le Centre, les Hauts-Bassins, le Centre-Ouest et l’Est. Elle a touché plus de 8 000 personnes et a duré 2 mois. Selon les personnes enquêtées, les forces de ces initiatives d’autodéfense, sont, entre autres, leur proximité avec les populations locales, la rapidité dans le traitement des conflits et la connaissance des cultures et des régions. A l’opposé, les faiblesses de ces mêmes structures, d’après le rapport, sont les sévices corporels, les rackets et les violations des droits humains dans leurs actions. Environ 61% de la population enquêtée affirment se sentir en insécurité avec elles. Et cette insécurité est due à la situation sécuritaire nationale, les braquages et les vols à main armée, le chômage, l’insécurité alimentaire et les violences politiques. Pour minimiser les effets pervers de ces initiatives locales, le rapport a formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement et des populations. En ce qui concerne le gouvernement, le rapport suggère d’encourager les initiatives d’autodéfense, de les répertorier et d’enregistrer toutes les structures communautaires de sécurité, verser des subventions pour le bon fonctionnement des structures, organiser des séances de travail de partage de connaissances et d’information et organiser des séminaires de restitution aux populations.

ASHA n’entend pas s’arrêter en si bon chemin

A l’endroit des populations, le rapport les invite à développer ce type de structure, s’impliquer dans l’amélioration de la sécurité en s’impliquant dans les travaux des structures, plaider pour une amélioration de la politique sécuritaire et enfin, sortir des divisions qui fragilisent l’Etat et la Nation tout entière. Malgré les difficultés rencontrées, le président de l’ASHA, Dr Zakaria Tiemtoré, et ses collaborateurs n’entendent pas s’arrêter en si bon chemin. Mieux, ils ont promis de prendre en compte les suggestions des participants à la cérémonie de présentation du premier rapport en vue d’améliorer les prochains travaux.  Notons que le rapport a été rendu public en présence des diplomates en poste au Burkina, des représentants des Forces de défense et de sécurité et ceux des groupes d’autodéfense, à l’image de Yenitiediba Timbangou, secrétaire général des Koglwéogo de la région de l’Est. Pour ce dernier, les Koglwéogo ont su lutter avec efficacité contre le banditisme dans la région de l’Est.
Signalons que l’association Action pour la sécurité humaine en Afrique est une association créée en 2016. Elle a pour but de faire de l’Afrique en général et du Burkina en particulier, un espace garantissant la sécurité humaine et favorisant un développement centré sur l’être humain.

Issa SIGUIRE

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